Le Télévitueur !

Le Télévitueur !

C'est horrible de voir vieillir nos séries tant chéries. Des personnages incroyables aux acteurs qui finissent souvent dans l'oubli. Les séries fondent notre jeunesse, leur fin entraîne notre tristesse. La tristesse de ne plus pouvoir connaître la suite de nos séries si chéries.

"Reprenez Parker Lewis ne perds jamais, cette série au goût de Tex Avery en compagnie de Mademoiselle Musso, Mikey et Jerry. Sortez ces personnages de l'ombre, on a besoin d'eux pour embellir notre monde.
Remettez Code Lisa. Retrouvez pour nous Gary, Chett et Wyatt. Sortez cette série de la poussière pour rendre notre vie bien plus belle.
Redessinez Daria. Continuez à faire vivre les Morgendorffer. Montrez-nous de nouveaux épisodes, qui sauront réchauffer nos c½urs.
La société de consommation nous crée l'illusion d'un monde meilleur, nous rendant accroc à des séries durant d'innombrables heures. Cette société nous permet ainsi de nous évader de sa réalité. Alors continuez chères séries... Vivez ! Vivez ! Faites-nous sortir de ce monde injuste d'un incroyable ennui. Recréez notre rêve infantile rempli de magie. Coupez notre contact avec la réalité. Interdisez nos relations avec autrui. Détruisez notre réflexion. Annihilez notre liberté d'expression. On veut vivre dans la matrice !
Cessez de créer des centaines de séries, poursuivez celles de notre jeunesse et ce, tout au long de notre vie. Ne nous faites pas croire que les acteurs peuvent mourir, ce ne sont pas des acteurs, ce sont des personnages au grand c½ur ! Ils sont là pour nous faire pleurer, attendrir, et hurler de rire ! Ils existent dans une dimension convoitée par ce que la société nomme : notre délire. Ne nous laissez pas languir par votre découpage de série en plusieurs saisons, on veut connaître la suite des aventures et mésaventures de nos personnages adorés au jour le jour, en n'importe quelle saison. N'essayez pas de nous convaincre que les acteurs font des grèves, qu'ils veulent de l'argent. Y'a pas d'acteurs, y'a pas de trêves, y'a des personnages vivants, bon sang ! Pourquoi nous dites-vous qu'ils n'existent pas réellement ? Bien sûr que si ! Bien sûr qu'il existe un jeune homme à la réplique éternelle "Aucun problème !" vivant près de Santo Domingo ; bien sûr qu'il existe un petit génie sexy sorti tout droit d'un Windows 95 pour exaucer les souhaits de deux lycéens boutonneux ; même les dessins de Daria existent, d'abord ! Ça se voit d'ailleurs car ils font trop vrais pour n'être que papier !
Non, je ne délire pas ! Non, je ne suis pas malade ! Vous non plus, ami(e)s fans ! Quand vous pleurez devant la télé, ce n'est pas du fictif ! Quand vous riez aux éclats, ce n'est pas irréel ! Tout est vrai ! J'en suis sûr ! Tout existe ! C'est notre Eden télévisuel !"


Et pourtant, ce n'est pas le cas. C'est terrible... C'est horrible de voir vieillir nos séries tant chéries.

"Ce n'est pas possible. Ne me dites pas que ce n'est pas vrai. Ce serait terrible. Ne me dites pas cela, j'en mourrai. Ne me dites pas que tout ça n'existe pas, si ce n'est sur un support matériel nommé DVD... Comment ? Cela n'existe même pas en DVD ? C'est horrible. C'est horrible... Vous osez me dire que mon enfance, bercée par la boîte à image pour que je reste sage, repose sur de l'imaginaire ? Vous osez me faire croire que tout n'est qu'illusion ? Fabulation ? Irréel ? Mais pourquoi ? Pourquoi avoir voulu me faire croire en ces choses ? Pourquoi n'avoir pas fait dès le départ de la télé-réalité, et rien d'autres ? Pourquoi vouloir m'ouvrir l'esprit sur de l'inexistant ? Vous me faites rêver et vous voulez, par ailleurs, que je vive dans ce monde agaçant ? Vous me donnez un morceau de sucre sans vous souciez de savoir si je suis ou non diabétique ? Pourquoi ? Répondez bande de machiavélique ! POURQUOI ?
Tout repose donc sur cette dimension inexistante, ce monde idéal. Vous donnez implicitement à la société une image dégradante par votre machination commerciale. Ces séries vont vieillir, devenir inintéressantes pour la majorité. Les acteurs vont donc aussi mourir, si ce n'est pas oublié ? Les acteurs sont donc mortels, comme nous ? Les acteurs ne nous font croire à leur bonheur qu'une fois devant à la caméra ? Pauvre de nous ! C'est donc ça le jeu d'acteur ? Et les dessins animés, par ailleurs ? Ne seraient-ce donc que des centaines de milliards de papiers qui défilent rapidement, comme ce sentiment d'éloignement de l'univers magique que je ressens actuellement ?
Vous jouez de notre naïveté, sans vous en soucier, pour vous faire de l'argent ? Ne vous rendez-vous pas compte de l'impact que cela a sur l'esprit d'un être vivant ? Vous créez tout un univers, parfois même dans un détail hallucinant, et ensuite vous claquez des doigts, pour fermer cet imaginaire, disant que c'est inhérent ? Vous vous octroyez le droit de créer un nouveau monde ficelé, happant de nouvelles proies dans votre sournoiserie exacerbée ? Puis soudain, votre sourire exécrable se dessine sur votre visage à l'apparence aimable pour nous proposer de revivre un de vos anciens mondes, le redécouvrir par le biais de la rediffusion ? Vous me donnez envie de vomir ! C'est donc ça la télévision ? Le commercial ? Le matérialisme ? On s'accroche à quelque chose en espérant atteindre notre bonheur le plus profond mais on se rend compte que tout ceci n'est qu'objet, qu'éphémère, qu'illusion ? Vous me faites rejetez ma vie ; vous m'éloignez des véritables valeurs qui se trouvent dans la nature et auprès d'autrui ; vous me laissez baigner dans votre monde façonné et, lorsque que je commence à dormir, apaisé, au pied de la porte qui me sépare de la réalité, vous me jetez comme un chien pour me désillusionner ? Je veux vivre dans cet idéalisme ! Vous m'avez fait croire à la matrice, alors assumez ! Il est trop tard pour reculer, regretter ! Je ne veux pas de cette société ingrate, individualiste, matérialiste et capitaliste ! Je veux vivre avec Daria, Lisa et Parker Lewis ! Je veux vivre dans un monde meilleur, remplie de bonheur ; un monde où tout serait possible ; un monde à l'antonyme de pénible ; un monde où n'existerait pas l'injustice ; un monde où on ne voudrait pas perdre prise ; un monde où les méchants perdraient toujours ; un monde où règnerait l'amitié et l'amour ; un monde où frôlerait un sentiment d'éternel ; un monde où on me pincerait pour me prouver que c'est bien réel ; un monde auprès des personnages qu'on a appris à connaître... A respecter... A aimer... A envier..."


Oh... C'est pénible... C'est terrible... C'est horrible de voir vieillir nos séries tant chéries...


# Posté le samedi 12 avril 2008 13:29
Modifié le samedi 12 avril 2008 17:21

La soumission au temps

La soumission au temps

Nouveau délire n'est pas forcément synonyme de délirant, vous allez vite comprendre...

Sommes-nous réellement conscients de la notion du temps ? Pas vraiment, je pense. Nous vivons un train-train quotidien parfois lassant, une routine écrasante. Certains convoitent le week-end pour le temps libre qui leur est accordé, d'autres sont pressés de reprendre la semaine pour des raisons personnelles. Mais cet empressement que nous vivons au jour le jour nous fait oublier que chaque seconde que nous sommes si friands de voir s'écouler ne se renouvellera jamais.
Bien sûr, les saisons forment une boucle continuelle, les opportunités sont multiples, les semaines se renouvellent incessamment tous les sept jours, mais nous ne profitons jamais réellement du temps.
Certains parlent de "prendre son temps", "d'avoir le temps", "de perdre du temps", mais c'est une pensée permettant de ne pas faire face à cette réalité : on subit le temps !
Pourquoi se cacher cette vérité ? Car, à mon sens, l'être humain essaye de tout contrôler, d'avoir toujours plus de libertés, et le temps est une véritable variable frustrante car incontrôlable. Tout bouge, tout se transforme, tout évolue autour de nous. Nous sommes régis par cette réalité et nous ne pouvons rien y changer.
Bien sûr, l'Homme a essayé d'être au-dessus de cette soumission en hiérarchisant le temps (des années, des saisons, des mois, des semaines, des jours, des heures, des minutes, des secondes...) mais c'est bien là la seule chose qu'il lui a été possible de faire.
Salvador Dali montre en 1931, à travers un tableau, la complexité de notre conception du temps et de son "élasticité", qui change selon notre subjectivité et nos humeurs (La persistance de la mémoire => cf. photo ci-jointe). Et si, en plus de ce caractère symbolique, il avait voulu montrer par la mollesse de ces montres que le temps était insaisissable ?


Revenons à l'être humain et prenons un exemple que l'on vit individuellement : l'enfance. Quelque soit la valeur que chacun d'entre-nous attache à ses souvenirs (qu'ils soient douloureux ou heureux), on ne peut pas réfuter l'ignorance dans laquelle on vivait lorsque nous étions jeunes. Pas ou peu de responsabilités, aucune inquiétude concernant notre avenir, l'unique véritable préoccupation étant de voir nos amis, de regarder notre série télé, de pratiquer tel ou tel sport, de jouer à tel ou tel jeu, etc.
Les années passent, le regret se fait de plus en plus grand, et on devient nostalgique. Pourquoi ? Parce que les responsabilités que l'on nous imposent une fois notre majorité passée ne sont pas toutes agréables, les droits et les devoirs qui font de nous des citoyens sont souvent insuffisants ou parfois même frustrants, et les problèmes de la société et/ou familiales et/ou amicales que nous rencontrons font très vite partie intégrante de notre vie. On n'est plus spectateur mais acteur de la société !


On finit donc par être pressé de tout et de rien (du week-end, d'un jour-J, d'un événement particulier) et on regrette cette ignorance infantile, ce monde immature et féerique dans lequel on baignait comparé à la dure réalité du monde extérieur. Et passée la nostalgie, c'est la notion du temps qui nous apparaît.
On prend en effet conscience de ce qu'on a vécu et qu'on ne vivra plus (tout événement, même si la nature de l'un peut ressembler à celle d'un autre, est indéniablement vécu et perçu différemment pour l'individu concerné). On ne revit jamais une expérience de manière similaire ! Alors apparaît dans notre conscience cette réflexion du temps.


Parlons donc de cette réflexion du temps et, pour appuyer mes propos, utilisons un exemple concret comme la lecture même de cet article. Combien de temps vous a-t-il fallu pour lire jusqu'ici ? Combien de secondes, de minutes se sont écoulées et s'écoulent encore derrière vous sans que vous n'y prêtiez attention, et que vous ne vivrez plus ? Ce dimanche 30 Mars 2008 que nous vivons actuellement est une journée somme toute banale pour la plupart d'entre-nous, mais qui prend toute sa valeur lorsqu'on a conscience qu'on ne vivra plus jamais CE dimanche 30 Mars 2008. Demain, ce jour ne deviendra plus q'hier, et dans un mois (tout au plus), il sera révolu.

D'un point de vue biologique, chaque seconde vécue est une seconde en moins dans notre espérance de vie. C'est une vérité que personne n'ignore. Nous passons, par ailleurs, un tiers de notre vie à dormir. Qui plus est, notre corps, passé la seconde décennie de notre vie il me semble, est en perpétuelle dégradation.
Malgré cette touche assez déprimante, j'aimerai attirer votre attention sur un point précis, sur celui que j'essaye d'amener par le biais des paragraphes précédents, pour peu que vous ayez été sensibilisés.
Le point, le voici : Et si nous vivions chaque seconde de notre vie comme si c'était la dernière que l'on vivait ? Pourquoi attendre la perte d'un proche, la séparation d'un objet pour prendre conscience de la valeur qui s'y cachait ?


Je ne prétends pas vous apprendre quelque chose dans cet article, beaucoup de personnes y ont déjà songé jusqu'ici. Je ne prétends pas non plus vous donner une leçon de morale. Je rappelle seulement ce qu'on a trop tendance à oublier, un oubli causé par notre rôle dans cette société capitaliste où le temps est compté comme de l'argent. Un oubli en d'autres termes fatal quand on y pense car nous parlons ici de profiter de notre espérance de vie. Profitons de chaque moment de notre vie. Je ne parle pas du travail ici, de notre état de salarier (ou futur salarier) aux yeux de la société mais de tout ce qui nous fait sentir en vie. Manger un chocolat en période de Pâques est assez anecdotique dans notre vie d'occidentaux, mais pour peu que l'on mette dans un coin de notre tête nos problèmes, la réalité frustrante de la société et que nous nous concentrions sur chaque seconde qui s'écoule lorsque nous mangeons un chocolat, je peux vous assurer que ces secondes peuvent devenir de véritables secondes de bonheur. Elles ne sont plus des secondes qui amènent les minutes, mais une multitude de microsecondes uniques et merveilleuses à vivre.
Et lorsqu'on peut prendre conscience de ces petites choses qui nous rendent heureux, comme manger un chocolat, alors que dire lorsqu'on les partage avec les personnes qu'on aime ? Ce sont de véritables trésors qui n'ont aucun prix.


Nous ne pouvons pas contrôler le temps, c'est une réalité. Mais au lieu d'ignorer le temps, de vouloir le prendre, de l'avoir ou de le perdre, de vouloir être pressé de vivre tel ou tel instant, nous pouvons tout simplement faire de notre vie, dès maintenant, une multitudes de petites expériences qui ont valu et valent le coup d'être vécus et partagés.

Il est difficile selon nos contraintes sociales, psychologiques, ou que sais-je encore, d'exploiter cette réflexion du temps continuellement dans notre vie, je le conçois. Mais nous regrettons sans cesse certains passages de notre passé (et c'est souvent d'ailleurs l'enfance que l'on convoite en occident).
Faut-il attendre d'avoir un handicap, de se séparer de quelque chose, de devenir inapte avant de profiter de la liberté que la vie nous offre ?


Oui, le compteur de notre espérance de vie est lancé depuis notre conception. Devons-nous pourtant rester insouciant et vivre comme un simple citoyen, comme une fourmi travaillant pour une reine nommée mondialisation ? Ou plutôt savourer chaque instant, aussi éphémère soit-il, que la vie nous offre pour vivre sans regret ?
Mon discours peut paraître quelque peu marginal et individualiste, parce qu'il amènerait à penser qu'il faut laisser nos contraintes sociales derrière nous pour vivre heureux. Laisser, tous autant que nous sommes, la société gérer les problèmes à elle seule (et inévitablement l'amener à s'autodétruire car une société sans groupe n'est plus une société). Mais au vu de notre éducation, de nos influences sociales, économiques et culturelles, il est impossible d'être marginal, quelque soit le discours que l'on tient ! Le marginal est celui qui vit dans la nature, qui se refuse de vivre en groupe. Je ne pense pas être (complètement) individualiste, et encore moins marginal. Je pense simplement que partager mes idées avec vous par le biais de cet article amènerait, peut-être, certains à concevoir différemment leur vie, et plus particulièrement leur mode de vie.
J'espère que tous ceux qui liront cet article ne l'oublieront pas une fois la lecture terminée, mais peut-être est-ce trop égocentrique de ma part de penser cela.


Pour relativiser un peu mon discours, pour ceux qui croient toujours que le message que je veux passer est : "vivons individuellement", j'aimerai insister sur un dernier point. Une des choses, je pense, qui nous effraie dans la mort, c'est la sensation de ne pas avoir le temps de tout faire. Mais si chacun de nous faisions en sorte d'accomplir nos rêves ou de permettre aux autres de les accomplir, de profiter de chaque instant de notre vie en rendant heureux son entourage tout en se préoccupant de son propre bonheur, on aura sans nul doute la sensation d'avoir accompli de grandes choses à petite échelle et l'idée de mourir ne nous semblerait plus une fatalité.

La vie est un cadeau offert par la nature. Même si parfois elle est injuste ; même s'il faut finalement survivre que vivre ; bien que nous soyons régis par le temps et, à plus petite échelle, la société ; bien que nous soyons qu'un minuscule atome de l'univers, nous sommes tous unique et nous méritons de profiter de chaque grain de sable dont est composé ce sablier du temps gigantesque, universel et à la base même de l'évolution.


# Posté le mardi 25 mars 2008 08:02
Modifié le dimanche 30 mars 2008 08:59

Kidnapper le Père Noël - Année 2007 -

 Kidnapper le Père Noël - Année 2007 -

Un an s'était écoulé. Un an dont la souffrance de l'échec l'avait rongé. Un an dont le sentiment de vengeance était aujourd'hui poussé à son paroxysme. Un an qu'il ne mangeait plus de gâteau ni ne buvait de verre de lait.
(cf. l'article "Kidnapper le Père Noël - Année 2006 -").
Il avait arraché les pages de l'éphéméride une par une, attendant le jour - J avec une rare impatience (même si, en réalité, il les avait arrachées en pas moins d'une heure et ce, le même jour, à savoir le lendemain de Noël 2006). Quoiqu'il en soit, il était prêt !


Ça y est ! Le grand jour que j'attendais est enfin à portée de main. Ce vieux sacripant à bonnet rouge va prendre la raclée de sa vie ! Comme si ce n'était pas assez humiliant qu'il ne mange pas ce qu'on lui offrait, il fallait en plus qu'il me tende un piège l'année dernière ! Mais cette année, pas question de louper... J'aurais ma vengeance, et voici comment elle se goupille.

Muni de mes lunettes de soleil (histoire de ne plus me faire avoir comme l'année dernière) et habillé en costume de sapin de Noël, j'ai demandé à mon frère de décorer mon déguisement pour que je passe inaperçu. Guirlande électrique et autres boules (aïe, pas là frérot !) de Noël, j'avais l'air, d'après mon entourage, d'un véritable sapin. J'avais auparavant testé le déguisement parmi mon voisinage dont, aucun, je dis bien AUCUN, ne m'avait reconnu (à part le pitbull de l'autre taré qui m'a fait comprendre que je passerais le restant de ma vie avec un seul testi... Mais c'est une autre histoire). Mais parlons plutôt du plan en lui-même.
Une fois le père Noël descendu par la cheminée, je le laisserais déposer ses saloperies (que j'aime tant) de cadeaux avant de me jeter sur lui. Le poids de ma chute sur ce vieux bouc de Père "Nowel" (nom attitré par mon école spécialisée) fera exploser ma guirlande lumineuse qui l'électrocutera (sans que j'en sois touché grâce à ma combinaison spécial anti-électrocutionetautreexplosion). Une fois HS, je le laisserais étendu par terre le temps de boucher toutes les sorties possibles de la maison. Quitte à rester condamné chez moi, autant que ce soit avec ce Grand Schtroumpf rouge.


A ce propos, parlons de ce que je vais lui infliger. Dans un premier temps, je lui écarterais les paupières grâce aux pinces à linge (conservées de l'année dernière) pour lui verser de l'huile bouillante dans les yeux.
Dès que je serais sûr qu'il est devenu aveugle (il suffira d'attendre la fin de son agonie), je lui retirerais ses bottes pour lui chatouiller les pieds avec une grande plume de Paon (et Dieu seul sait que j'en ai visité des zoos avant d'en dénicher une sans me faire prendre). Que ces pieds sentent le renne pas frais ou le lutin putréfié, je m'en balance ! Je compte bien le faire rire jusqu'à ce qu'il en perde la raison ! Comme disait le Joker : "Let's put a smile on that face !" (cf. le film "Batman The Dark Knight").
Ne sachant plus quoi faire entre rire et hurler de douleur, votre si attentionné père Nowel aveugle et fou me suppliera d'arrêter (ou de continuer, selon son degré atteint de folie). Mais, ce serait mal me connaître si vous pensiez que j'arrêterais maintenant. Je le questionnerais sur toutes interrogations restées sans réponses de l'année dernière. Et si je ne suis pas satisfait de ce qu'il voudra bien me dire, je pense être contraint de le tuer en l'étouffant, la tête dans sa hotte.


Oui... Oui, je sais que vous me trouvez plutôt dur. Mais laissez-moi vous rappeler que j'ai ruminé ma vengeance pendant UN AN ! Une interminable année de souffrance où j'aurais pu jouir de la vie si celle-ci ne m'avait pas tant tourmentée... Mais ce n'est pas la vie la plus dure avec moi, c'est bel et bien ce papy de mes deux !

23h50. Le moment était venu. J'avais mon costume de sapin décoré ; j'avais mes lunettes de soleil sur le nez ; j'avais mes pinces à linge à côté de la plume de Paon qui attendaient sagement sur la table de la cuisine ; j'avais une casserole d'huile sur le feu ; et j'avais du ciment à ne plus quoi en faire pour condamner toutes les échappatoires. Mon plan était infaillible, parfait, exceptionnel ! je dirais même qu'il était tout simplement... Chut ! Le voilà !

J'entendis de l'agitation dans la cheminée. Cependant, le bruit était moins prononcé que celui de l'année dernière. Ce chenapan barbu avait visiblement prévu d'être encore plus silencieux que d'habitude pour ne pas que je le surprenne. Mais je l'entends ce bruit, je vous assure ! Je ne suis pas fou ! Gnark gnark gnark !

Je sentis alors une présence devant moi. C'était le moment de rester figé. Les rayonnements lunaires, en temps normal, auraient pu me laisser entrevoir son visage, mais avec mes lunettes de soleil, je ne pouvais rien voir. Et c'était mieux ainsi, il ne fallait pas laisser le moindre détail visible, et ma combinaison spécial anti-électrocutionetautrelégèreexplosion entièrement noire me permettait de me dissimuler davantage sous ce fabuleux faux sapin. Seules mes chaussures restaient visibles, mais tout bon sapin possède des chaussures à ses pieds, donc ce n'était pas étonnant.
Ça y est, ce père Nowel était en train de me toucher la chaussure dans l'espoir de pouvoir y insérer quelques chocolats. C'était LE SIGNAL !


Je me laissai tomber en avant, tout simplement, écrasant par la même occasion ce misérable inconscient ! La guirlande électrique explosa, de ces cinquantaines d'ampoules, sous un véritable feu d'artifice (et ce, même au travers de mes lunettes qui m'obligea à fermer les yeux). Durant l'explosion et l'électrocution de la victime, j'entendis ses petits gémissements. Des gémissements révélant ma victoire !

Ricanant comme tout bon satyre, je sortis précipitamment de mon déguisement (faisant éclater par inadvertance les quelques boules de Noël qui étaient restées accroché au sapin). Sans plus attendre, je partis chercher le ciment lorsque soudain, en allumant la lumière du salon, je m'immobilisai. Je retirai alors mes lunettes de soleil, pour mieux me rendre compte de la situation.

Étrange... Je ne voyais rien du vieillard farceur. Pourtant, le sapin lui était réellement tombé dessus ! J'avais distinctement entendu ses gémissements ! Alors pourquoi je ne le voyais pas ?
D'un pas hésitant, je m'approchai du faux sapin. J'écartai alors le déguisement pour laisser entrevoir ce qu'il y avait en dessous lorsque je vis un petit être habillé tout en vert. MERDE ! C'ÉTAIT UN LUTIN !


Me mordant la lèvre inférieure, je me précipitai sur son corps pour tenter de lui faire reprendre ses esprits. Son visage était pâle, ses yeux louchaient, sa langue pendait sur le coin de sa lèvre, ses oreilles étaient pointues... Hum, ça c'est normal !
Alors que je secouais lentement son corps, en lui suppliant de se réveiller, quelqu'un tapota mon épaule de son doigt. Je me retournai et j'eus juste le temps d'entrevoir son visage avant que mes yeux se mirent à me brûler.


UNE BOMBE LACRYMOGÈNE ! Ce plaisantin vieillard avait sorti les grands remèdes ! Il m'en fallu pas plus pour m'écrouler sur le sol en me tortillant sur moi-même comme un ver.
Je hurlai de douleur, tentant tant bien que mal d'essuyer le produit de mes mains. Dans ma tête pourtant, ce n'était pas la douleur qui m'envahissait, mais l'erreur que j'avais commise ! J'ignorais avoir attaqué un lutin ! Et j'ignorais encore plus que cela aurait pu énerver le père Noël à ce point.


Lorsque le produit ne fit plus d'effet (je m'étais mis la tête sous l'eau durant plus d'un quart d'heure, avec comme système respiratoire une simple paille, venant de Mcdo, dans la bouche reliée à la surface. Imaginez la scène dans l'évier d'une cuisine... -_-'), j'ouvris lentement les yeux. Dès que je fus assuré que ma vue était intacte, je me précipitai dans le salon. Et ce que je vis me fit hausser les sourcils.
Je me doutais bien qu'il n'allait plus y avoir personne après tout ce temps, mais ce qui m'avait tant surpris, c'était que malgré l'incident qui venait de se passer, le père Nowel avait néanmoins déposé des cadeaux près du faux sapin. Ce vieux loup du Pôle Nord avait une fois encore remporté la manche... Mais pas la guerre ! >_<


Rendez-vous à Noël 2008 pour la suite de mes aventures !


Bonus de fin : En retournant dans la cuisine, je vis avec stupeur ce qui ne m'avait pas interpellé au premier regard. Les placards et le réfrigérateur étaient ouverts. Et sur la table de la cuisine, aux côtés de mes pinces à linge et de la plume de Paon se trouvaient un biscuit à moitié mangé... Et un verre de lait à moitié vide...


# Posté le mercredi 19 décembre 2007 04:28
Modifié le samedi 22 mars 2008 18:04

Le "blogueur" !

Le "blogueur" !

(EDIT : Certains tentent visiblement de faire supprimer cet article... Mais laissez-moi m'exprimer !)

Spécimen de type masculin ou féminin, le blogueur crée dans un premier temps un blog (d'où son surnom par la suite). Un blog qui peut s'apparenter comme un journal intime pour certains, le partage d'une passion pour d'autres, l'album photo pour certains autres ou encore la nécessité de montrer des trucs gores, trashs, à caractères sexuels, ou parfois inutiles pour les derniers.

Maintenant que le blog est crée, le blogueur doit se faire connaître et attirer sa proie sur son blog afin de multiplier ses visites. Pour cela, il existe de multiples moyens :

1) Le téléphone arabe (pratique visant à parler autour de soi d'un message particulier même si les difficultés de la communication peut amener à changer le sens primaire du message) et ce, par le biais de ses ami(e)s à base de "tu devrais aller sur son blog, il est trop bien y'a trop de photos de nous et de ses passions", ensuite de "va jeter un ½il sur son blog car à ce qu'on dit il parle de nous" puis de "va sur son blog il est cool mais il parle pas de toi", et pour finir "ne va pas sur son blog, à ce qui paraît il parle pas de nous mais que de lui".
=> Oui, le téléphone arabe peut entraîner beaucoup de visites un jour, puis aucune le lendemain.


2) Les divers sites permettant de visiter le(s) blog(s) des autres aléatoirement pour ensuite récolter la ou les visites de ces personnes (exemple avec Des visiteurs) ou encore de juger le(s) blog(s) des autres aléatoirement pour ensuite être jugé sur son propre blog (exemple avec Evalue ton blog)
=> Efficace avec l'inconvénient d'être forcé de visiter le blog des autres pour faire connaître son blog (ou d'évaluer le blog des autres pour espérer être évalué). Autre défaut, l'invasion de commentaires futiles et de propositions à devenir "l'ami" de certains blogueurs que nous allons voir dans le 3).


3) Les commentaires ! Petit message (parfois dédicace) que l'on inscrit sur les articles des blogs qui nous intéressent. A cela, il faut distinguer trois types de blogueurs et pour ce faire, je vais prendre l'exemple d'un article dont l'auteur veut partager une peine de c½ur :
- Nous avons le blogueur compréhensif dont le commentaire ressemblera grossièrement à ça : "ça doit être vraiment dur ce que tu ressens mais ne perds pas espoir ! Tôt ou tard la roue tournera et ce sera toi qui sera heureux !"
- Nous avons le blogueur égocentrique ou empathique dont le commentaire ressemblera grossièrement à ceci : "ce n'est pas pire que ma vie ! Ma vie est pitoyable ! Tout le monde me déteste ! Personne ne m'aime ! J'en connais pas un(e) qui me supporte et, pire que tout, je n'ai plus de céréales !!!" ou "je sais exactement ce que tu ressens, moi-même j'ai vécu cette déception et il m'a fallu du temps avant de croire de nouveau à la vie".
- Nous finirons avec le blogueur insignifiant, le plus terrifiant de tous, dont le commentaire ressemblera A S'Y MÉPRENDRE à ça : "Trop cool ton blog ! Viens sur le mien et lâche des commentaires, ils sont tous rendus ! Je t'ai mis dans mes ami(e)s, tu es le 10000ème félicitation !" (99% de ce type de commentaire est en réalité écrit de la sorte : "Tro cool ton blog ! Clik sur le mien et lâch des com's, y son tous rendu ! Ch'té mi ds mé ami, T le 10000ème !!!")
Le commentaire permet ainsi de se faire connaître sur d'autres blogs, si tant est que le blogueur prend la peine de préciser l'adresse de son blog (en général, cela ressemble à une image accolée au message dont il suffit simplement de cliquer sur celle-ci pour accéder au blog de l'auteur du commentaire)
=> Efficacité variant selon le nombre de commentaires sur l'article (les blogueurs ne prenant que rarement la peine de lire les commentaires des blogs ne leur appartenant pas, si en plus il existe plus de 100 commentaires sur l'article, le blogueur est découragé à l'avance)


Oui, le blogueur est un spécimen à part. Alors que certains veulent faire connaître leur blog pour partager un divertissement, une émotion, ou que sais-je encore, d'autres ne voient dans leur blog qu'un accès à devenir "célèbre" (dirons-nous) remplis de publicité, d'ami(e)s superficiels (dont ils ne connaissent même pas leur prénom pour la plupart) et de commentaires futiles provenant de blogueurs insignifiants.

P.S : Vous pourrez vous rendre compte exclusivement ici de l'apparition des blogueurs insignifiants dont je vous parlais (par le biais de leurs commentaires) qui ne feront que justifier ce que je dis (ils ne prendront d'ailleurs sûrement pas la peine de lire mon article). Auquel cas je ne ferais aucune censure sur les commentaires postés sur cet article (seulement).


# Posté le lundi 30 juillet 2007 05:24
Modifié le mardi 22 avril 2008 08:07

L'écrivain...

L'écrivain...

Vous êtes-vous déjà demandé si un écrivain était du genre à garder son premier jet d'écriture ou s'il prenait le temps de reformuler ses phrases, encore et encore ?


Entre les difficultés pour s'exprimer :
La scène se passait durant une nuit noire, tellement noire qu'on aurait cru que c'était la nuit, ce qui était le cas...
=> Nul.
La scène se passait durant la fin de la journée, qui se trouvait être le début de la nuit, donc il faisait noir de chez noir...
=> Trop long !
La scène, non pas le fleuve de Paris mais l'instant et l'endroit où se passait l'action, se trouvait être le soir dans la nuit...
=> Louuurd !

Phrase conservée : "Ça se passait dans le noir !"
=> PARFAIT !



Les difficultés de l'émotion qu'il voudrait partager :
En voyant sa femme dans son lit avec un autre homme, il viola l'amant et tua sa femme...
=> Trop proche de la réalité.
En voyant cet amant qui venait de coucher avec sa femme, il éventra le bide de l'homme avec son couteau de boucher et balança sa femme par la fenêtre...
=> L'idée est là mais c'est trop sadique.
En voyant les deux forniquer sur son lit de couple, l'homme sectionna le sexe de l'amant qui hurlait de toutes ses forces, et cogna violemment la tête de sa femme contre le mur jusqu'à ce que mort s'en suive...
=> Pas assez d'émotion !

Phrase conservée : "En voyant sa femme avec un amant, l'homme partit en pleurant !"
=> Et ça rime en plus !



Les difficultés pour insérer des effets de style :
Ses joues en forme de dunes étaient inondés par la colère de ses yeux sous forme de larmes...
=> Incompréhensible.
Des larmes couraient sur ses joues tels des athlètes de jeux olympiques confrontés à un 100 mètres...
=> Ahahah... Ça me fait rire, mais c'est nul !
Ses yeux pleuvaient de colère sur ses joues qui n'était pas imperméable comme un parapluie...
=> Incohérent !

Phrase conservée : "Ses yeux pleuraient et ses joues trinquaient !"
=> Et vlan ! Ça c'est de la phrase !



Ou encore les difficultés pour décrire son personnage :
D'une grandeur moyenne, il n'était pas très mince, assez âgé. Il avait deux yeux, un nez et une bouche, comme tous les autres. Ses oreilles étaient situées là où elles devaient l'être. Son visage ressemblait à une forme géométrique quelconque...
=> Trop vague !
Âgé de 20 depuis 8 mois, Il mesurait 1m81, et 1m82 lorsqu'il portait ses chaussures. Il pesait 69.6kg le matin avant son petit déjeuner, et 69.9kg le matin après son petit déjeuner. Son visage, arrondi tel un ballon de diamètre 20cm, était fourni de yeux bleus magnifiques avec nuance de vert, de gris et légèrement de jaune. Son nez était pointu mais pas autant que celui de Dorothée. Ses oreilles, quant à elles, étaient...
=> Trop décrit !
Cet homme était âgé d'une vingtaine d'année. Il était grand et fort comme l'odeur du rochefort. Ses jolis yeux étaient de couleur bleus. Son nez était ni beau, ni laid. Son visage trahissait son âge. Ses oreilles bien formé étaient situé de chaque côté...
=> Trop poétique !

Phrase conservée : "C'était un jeune homme aux yeux bleus !"
=> Court mais vrai !



Ce qui, finalement, fait de l'écrivain qui souhaite garder son premier jet des romans comme ceci :
"La scène se passait durant une nuit noire, tellement noire qu'on aurait cru que c'était la nuit, ce qui était le cas. En voyant sa femme dans son lit avec un autre homme, il viola l'amant et tua sa femme. Ses joues en forme de dunes étaient inondés par la colère de ses yeux sous forme de larmes. D'une grandeur moyenne, il n'était pas très mince, assez âgé. Il avait deux yeux, un nez et une bouche, comme tous les autres. Ses oreilles étaient situées là où elles devaient l'être. Son visage ressemblait à une forme géométrique quelconque."



Et de l'écrivain qui reformule ses phrases, encore et encore, des romans comme ceci :
"Ça se passait dans le noir ! En voyant sa femme avec un amant, l'homme partit en pleurant ! Ses yeux pleuraient et ses joues trinquaient ! C'était un jeune homme aux yeux bleus !"


Question : : Lequel des deux romans achèteriez-vous ?


# Posté le lundi 23 juillet 2007 15:16
Modifié le samedi 22 mars 2008 17:55