Présentation du créateur

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Bien le bonjour, cher(e)s ami(e)s internautes !

Je vous prévois ici exclusivement du délire, du délire et encore du délire :



- Des délires solos.

- Des délires inspirés d'idées d'internautes.

- Des montages photos.

- Des brèves de blog.


Que de la bonne humeur (ou presque) prévue à cet effet !

Bonne visite à vous tou(te)s !






# Postato domenica 26 dicembre 2004 11:56

Modificato martedì 12 gennaio 2010 02:38

Kidnapper le Père Noël - Année 2006 -

Kidnapper le Père Noël - Année 2006 -

Que ceux qui croient encore au père Noël lève la main ! Car j'aurais deux mots à leur dire à ces inconscients ! Moi je me suis fait avoir cette année !
Alors qu'à chaque Noël mes parents me préviennent qu'il faut vite aller se coucher avant que papa "Nowel" (comme on l'appelle dans mon école spécialisée) descende dans la cheminée, j'ai décidé cette année (il serait temps, à 20 piges) de surprendre ce vieillard teinté de rouge, la main dans le sac !

Me glissant subtilement à l'étage du bas où se trouvait mon sapin décoré de mille objets décoratifs, je cherchais une cachette adéquate pour attraper Papy Nowel en pleine action. Mon célèbre appareil photo jetable (reçu gratuitement avec l'achat de deux paquets de produits vaisselle de la marque *****) d'une main, et des pinces à linges de l'autre, je pris grand soin de ma fatigue en m'écartant les paupières grâce à ces fameuses pinces. La douleur étant grandement plaisante (masochiste dans l'âme, oblige), j'étais sûr de ne pas m'endormir sans avoir surpris ce salopard ! Car oui ! Parlons-en de lui !

Mes parents ont l'habitude de mettre un verre de lait entier et un biscuit pour que ce vieux croûton ne crève pas de faim ni de soif devant notre sapin (je vois pas où est le problème. Sa mort nous ferait gagner tous les cadeaux de sa hotte, si l'on arrive à se débarrasser du cadavre). ET CHAQUE ANNÉE ! Ce sacripant nous laisse la moitié de son verre de lait (autant vous laisser imaginer les longues heures que j'ai passé devant ce verre à méditer sur la théorie du "verre à moitié plein ou à moitié vide ?") et un bout du biscuit sur la table ! Pourquoi il nous fait ça le vieux ? Il n'aime pas ce qu'on lui offre ? Faut être né une cuillère en argent dans la bouche pour qu'il nous respecte ou quoi ? Il pensait quand même pas qu'on allait lui préparer du caviar et du foie gras sur des toasts, quand même !
Durant des années, j'ai cherché à analyser les quelques gouttes de salive que j'arrivais à récupérer du biscuit à moitié becté, mais mes résultats étaient toujours faussés (allez savoir pourquoi, mes recherches me conduisaient à mon père, supposé avoir mangé le biscuit et bu qu'en partie le verre de lait... Je suis pas très bon en chimie). Mais cette année, c'était bon ! Je le tenais coûte que coûte !
J'allais lui faire bouffer le biscuit intégralement (par voie oral ou autre si besoin est) et on allait voir s'il n'allait pas finir son verre de lait après ça ! Faut arrêter de croire qu'on pond l'argent la nuit, nous !

Je ruminais toute ma stratégie dans ma tête, ne voyant pas les heures tourner. Dès qu'il apparaîtrait, j'attendrai qu'il pose nos cadeaux sous le sapin (bah oui... J'aime bien les cadeaux moi -_-) et ensuite je sortirais de ma cachette en usant abusivement du flash intégré de mon appareil photo jetable (ils sont forts ces gadgets quand même !). Une fois aveuglée, je me saisirai sans tarder des guirlandes entourant mon beau sapin (roi des forêts...) et je le ligoterai comme un saucisson ce vieux bouc ! Ensuite je l'interrogerais durant quelques heures sur la magie employée pour faire bosser des lutins gratis et faire voler des rennes, mais aussi savoir combien il était rémunéré par année pour faire un tel boulot. Dans le cas (improbable) où je n'arriverai pas à obtenir réponses à mes questions (dont la plus cruciale : pourquoi ne mangeait-il pas ce qu'on lui offrait ?) j'aurai bien peur de devoir utiliser la manière forte (ce blog ne m'autorisant pas à vous dire l'ensemble de mes actes, je remplace les mots choquant par des "*") : je lui couperai la **** en copeau en lui faisant des rillettes de ********, ensuite je lui enfoncerai le biscuit dans la partie ***** de ce monsieur tout en lui claquant le ******** ! S'il résiste, je poserai délicatement mes mains autour de son cou, et je ferai une étreinte telle qu'il aura le visage aux couleurs de sa tunique !

Lorsque je repris mes esprits (j'ai tendance à perdre contact avec la réalité lorsque je pense trop fort), je remarquai quelque chose scintiller sous le sapin. Était-ce lui ? Enfin ?
Je me précipitai à l'endroit indiqué lorsque je tombai nez à nez avec une boîte en carton enroulée dans du papier et joliment assorti d'un n½ud rouge (autrement dit : un cadeau). Qu'est-ce que ce cadeau faisait ici ? Était-ce Noël avant l'heure ? (navré chers internautes, j'oubliais de vous préciser qu'il était 23h51).
Intrigué par l'apparition de ce cadeau, je me permis de le titiller avec mon doigt (si ce cadeau était là, il fallait bien que quelqu'un découvre ce qu'il contenait !). Puis mon doigt qui le titillait se transforma en deux mains crochues qui arrachèrent sauvagement l'emballage (gnark gnark gnark) pour découvrir ce dont il dissimulait. Et là, ce fut le blanc total.

UNE GRENADE AVEUGLANTE ! Ce fichu vieillard avait plus d'un tour dans sa hotte ! Et alors que je tentais désespérément de retrouver la vue (me maudissant de m'être fait avoir aussi facilement), j'entendis du bruit tout autour de moi. Puis rien, le silence total.
Ma vue redevint normale peu à peu. Je remarquai alors un nombre colossal de cadeau sous le sapin et, en me précipitant dans la cuisine, je vis le verre de lait à moitié vide et le biscuit à moitié mangé. Le père Noël avait une fois encore remporté la manche... Mais pas la guerre ! >_<


Rendez-vous à Noël 2007 pour la suite de mes aventures !


- Francis -

# Postato sabato 06 gennaio 2007 14:05

Modificato lunedì 22 dicembre 2008 05:47

Kidnapper le Père Noël - Année 2007 -

 Kidnapper le Père Noël - Année 2007 -

Un an s'était écoulé. Un an dont la souffrance de l'échec l'avait rongé. Un an dont le sentiment de vengeance était aujourd'hui poussé à son paroxysme. Un an qu'il ne mangeait plus de gâteau ni ne buvait de verre de lait.
(cf. l'article "Kidnapper le Père Noël - Année 2006 -").
Il avait arraché les pages de l'éphéméride une par une, attendant le jour - J avec une rare impatience (même si, en réalité, il les avait arrachées en pas moins d'une heure et ce, le même jour, à savoir le lendemain de Noël 2006). Quoiqu'il en soit, il était prêt !


Ça y est ! Le grand jour que j'attendais est enfin à portée de main. Ce vieux sacripant à bonnet rouge va prendre la raclée de sa vie ! Comme si ce n'était pas assez humiliant qu'il ne mange pas ce qu'on lui offrait, il fallait en plus qu'il me tende un piège l'année dernière ! Mais cette année, pas question de louper... J'aurais ma vengeance, et voici comment elle se goupille.

Muni de mes lunettes de soleil (histoire de ne plus me faire avoir comme l'année dernière) et habillé en costume de sapin de Noël, j'ai demandé à mon frère de décorer mon déguisement pour que je passe inaperçu. Guirlande électrique et autres boules (aïe, pas là frérot !) de Noël, j'avais l'air, d'après mon entourage, d'un véritable sapin. J'avais auparavant testé le déguisement parmi mon voisinage dont, aucun, je dis bien AUCUN, ne m'avait reconnu (à part le pitbull de l'autre taré qui m'a fait comprendre que je passerais le restant de ma vie avec un seul testi... Mais c'est une autre histoire). Mais parlons plutôt du plan en lui-même.
Une fois le père Noël descendu par la cheminée, je le laisserais déposer ses saloperies (que j'aime tant) de cadeaux avant de me jeter sur lui. Le poids de ma chute sur ce vieux bouc de Père "Nowel" (nom attitré par mon école spécialisée) fera exploser ma guirlande lumineuse qui l'électrocutera (sans que j'en sois touché grâce à ma combinaison spécial anti-électrocutionetautreexplosion). Une fois HS, je le laisserais étendu par terre le temps de boucher toutes les sorties possibles de la maison. Quitte à rester condamné chez moi, autant que ce soit avec ce GSR (Grand Schtroumpf Rouge).


A ce propos, parlons de ce que je vais lui infliger. Dans un premier temps, je lui écarterais les paupières grâce aux pinces à linge (conservées de l'année dernière) pour lui verser de l'huile bouillante dans les yeux.
Dès que je serais sûr qu'il est devenu aveugle (il suffira d'attendre la fin de son agonie), je lui retirerais ses bottes pour lui chatouiller les pieds avec une grande plume de Paon (et Dieu seul sait que j'en ai visité des zoos avant d'en dénicher une sans me faire prendre). Que ces pieds sentent le renne pas frais ou le lutin putréfié, je m'en balance ! Je compte bien le faire rire jusqu'à ce qu'il en perde la raison ! Comme disait le Joker : "Let's put a smile on that face !" (cf. le film "Batman The Dark Knight").
Ne sachant plus quoi faire entre rire et hurler de douleur, votre si attentionné père Nowel aveugle et fou me suppliera d'arrêter (ou de continuer, selon son degré atteint de folie). Mais, ce serait mal me connaître si vous pensiez que j'arrêterais maintenant. Je le questionnerais sur toutes interrogations restées sans réponses de l'année dernière. Et si je ne suis pas satisfait de ce qu'il voudra bien me dire, je pense être contraint de le tuer en l'étouffant, la tête dans sa hotte.


Oui... Oui, je sais que vous me trouvez plutôt dur. Mais laissez-moi vous rappeler que j'ai ruminé ma vengeance pendant UN AN ! Une interminable année de souffrance où j'aurais pu jouir de la vie si celle-ci ne m'avait pas tant tourmentée... Mais ce n'est pas la vie la plus dure avec moi, c'est bel et bien ce papy de mes deux !

23h50. Le moment était venu. J'avais mon costume de sapin décoré ; j'avais mes lunettes de soleil sur le nez ; j'avais mes pinces à linge à côté de la plume de Paon qui attendaient sagement sur la table de la cuisine ; j'avais une casserole d'huile sur le feu ; et j'avais du ciment à ne plus quoi en faire pour condamner toutes les échappatoires. Mon plan était infaillible, parfait, exceptionnel ! je dirais même qu'il était tout simplement... Chut ! Le voilà !

J'entendis de l'agitation dans la cheminée. Cependant, le bruit était moins prononcé que celui de l'année dernière. Ce chenapan barbu avait visiblement prévu d'être encore plus silencieux que d'habitude pour ne pas que je le surprenne. Mais je l'entends ce bruit, je vous assure ! Je ne suis pas fou ! Gnark gnark gnark !

Je sentis alors une présence devant moi. C'était le moment de rester figé. Les rayonnements lunaires, en temps normal, auraient pu me laisser entrevoir son visage, mais avec mes lunettes de soleil, je ne pouvais rien voir. Et c'était mieux ainsi, il ne fallait pas laisser le moindre détail visible, et ma combinaison spécial anti-électrocutionetautrelégèreexplosion entièrement noire me permettait de me dissimuler davantage sous ce fabuleux faux sapin. Seules mes chaussures restaient visibles, mais tout bon sapin possède des chaussures à ses pieds, donc ce n'était pas étonnant.
Ça y est, ce père Nowel était en train de me toucher la chaussure dans l'espoir de pouvoir y insérer quelques chocolats. C'était LE SIGNAL !


Je me laissai tomber en avant, tout simplement, écrasant par la même occasion ce misérable inconscient ! La guirlande électrique explosa, de ces cinquantaines d'ampoules, sous un véritable feu d'artifice (et ce, même au travers de mes lunettes qui m'obligea à fermer les yeux). Durant l'explosion et l'électrocution de la victime, j'entendis ses petits gémissements. Des gémissements révélant ma victoire !

Ricanant comme tout bon satyre, je sortis précipitamment de mon déguisement (faisant éclater par inadvertance les quelques boules de Noël qui étaient restées accroché au sapin). Sans plus attendre, je partis chercher le ciment lorsque soudain, en allumant la lumière du salon, je m'immobilisai. Je retirai alors mes lunettes de soleil, pour mieux me rendre compte de la situation.

Étrange... Je ne voyais rien du vieillard farceur. Pourtant, le sapin lui était réellement tombé dessus ! J'avais distinctement entendu ses gémissements ! Alors pourquoi je ne le voyais pas ?
D'un pas hésitant, je m'approchai du faux sapin. J'écartai alors le déguisement pour laisser entrevoir ce qu'il y avait en dessous lorsque je vis un petit être habillé tout en vert. MERDE ! C'ÉTAIT UN LUTIN !


Me mordant la lèvre inférieure, je me précipitai sur son corps pour tenter de lui faire reprendre ses esprits. Son visage était pâle, ses yeux louchaient, sa langue pendait sur le coin de sa lèvre, ses oreilles étaient pointues... Hum, ça c'est normal !
Alors que je secouais lentement son corps, en lui suppliant de se réveiller, quelqu'un tapota mon épaule de son doigt. Je me retournai et j'eus juste le temps d'entrevoir son visage avant que mes yeux se mirent à me brûler.


UNE BOMBE LACRYMOGÈNE ! Ce plaisantin vieillard avait sorti les grands remèdes ! Il m'en fallu pas plus pour m'écrouler sur le sol en me tortillant sur moi-même comme un ver.
Je hurlai de douleur, tentant tant bien que mal d'essuyer le produit de mes mains. Dans ma tête pourtant, ce n'était pas la douleur qui m'envahissait, mais l'erreur que j'avais commise ! J'ignorais avoir attaqué un lutin ! Et j'ignorais encore plus que cela aurait pu énerver le père Noël à ce point.


Lorsque le produit ne fit plus d'effet (je m'étais mis la tête sous l'eau durant plus d'un quart d'heure, avec comme système respiratoire une simple paille, venant de Mcdo, dans la bouche reliée à la surface. Imaginez la scène dans l'évier d'une cuisine... -_-'), j'ouvris lentement les yeux. Dès que je fus assuré que ma vue était intacte, je me précipitai dans le salon. Et ce que je vis me fit hausser les sourcils.
Je me doutais bien qu'il n'allait plus y avoir personne après tout ce temps, mais ce qui m'avait tant surpris, c'était que malgré l'incident qui venait de se passer, le père Nowel avait néanmoins déposé des cadeaux près du faux sapin. Ce vieux loup du Pôle Nord avait une fois encore remporté la manche... Mais pas la guerre ! >_<


Rendez-vous à Noël 2008 pour la suite de mes aventures !


Bonus de fin : En retournant dans la cuisine, je vis avec stupeur ce qui ne m'avait pas interpellé au premier regard. Les placards et le réfrigérateur étaient ouverts. Et sur la table de la cuisine, aux côtés de mes pinces à linge et de la plume de Paon se trouvaient un biscuit à moitié mangé... Et un verre de lait à moitié vide...


- Francis -

# Postato mercoledì 19 dicembre 2007 04:28

Modificato giovedì 24 dicembre 2009 10:47

Kidnapper le Père Noël - Année 2008 -

Kidnapper le Père Noël - Année 2008 -

Désarroi = nom masculin. Trouble, confusion de l'esprit (ex : "Depuis un an, et après deux échecs contre le Père Noël, je suis en plein désarroi").

Haine = nom féminin. Sentiment violent qui pousse à désirer le malheur de quelqu'un ou a lui faire du mal (ex : "J'ai une haine profonde et grandissante envers le Père Noël").

Vengeance = nom féminin. Donner à quelqu'un une compensation morale pour l'offense qu'il a subie, pour le mal qu'on lui a fait, en châtiant l'offenseur, l'auteur du mal. (ex : "Je jure devant Dieu que ma vengeance envers le Père Noël aura lieu tôt ou tard, et qu'elle sera terrible")



Ces trois termes tournaient dans ma tête comme une valse de colère. Depuis maintenant deux ans, suite à deux échecs consécutifs, j'avais la ferme intention de contredire la maxime "jamais deux sans trois". Comment mon plan diabolique pouvait échouer cette fois-ci, alors que j'avais tout planifié jusqu'au moindre détail ?

Jetant avec passion et avec un rire malsain des bûches dans le cheminée, j'avais dans l'idée de bloquer l'accès de mon sapin par le vieux bougre (nommé Père Nowel dans mon école spé... Bref, vous le savez maintenant !). A moins que son derrière soit du téflon, il allait bien devoir trouver un autre chemin pour déposer ses cadeaux. Mais mes desseins n'étaient pas tant de lui bloquer l'accès que de le forcer à passer par la porte d'entrée !
J'avais pris le soin de laisser la porte entrouverte (provoquant, du même coup, une chute de température dans la maison... Oui mais bon, on ne peut pas réellement s'occuper de tous les détails ! >_<) avec un joli paillasson fraîchement acheté où il était écrit "Joyeux Noël" dessus (Gnark gnark gnark). Si avec cela je n'arrivais pas à appâter ce vieux renard barbu, si avec cela je n'arrivais pas à lui faire croire que je déclarai forfait, si avec cela je n'attirais pas les chats quipissentsurmonpaillassontoutneufmaisdégagezsaloperiedematous !! >_<
Revenons à ce qui nous intéresse, car la volonté de faire entrer Papy Nowel par la porte plutôt que la cheminée n'est pas anodin, vous vous en doutez.


Sur la poignée de la porte d'entrée se trouvait une ficelle qui était reliée à la poignée du petit placard situé près de la porte d'entrée qui renfermait d'innombrable pics à brochette non mortelles mais bien pointus quand même et prêts à attaquer toute personne ayant la maladresse de titiller l'ouverture de la porte d'entrée. Mais sur la poignée du petit placard se trouvait aussi une ficelle qui était reliée à un sceau situé au-dessus de la porte d'entrée et prêt à ébouillanter grâce à son eau chaude (de chez chaude) quiconque aurait la chance (quoique improbable) d'échapper aux attaques des pics à brochette du petit placard. Mais sur le sceau se trouvait également une ficelle qui était reliée à un fusil tranquillisant pointé vers le petit placard et prêt à endormir quiconque aurait la chance (ultime qui-tue-tout) d'échapper à l'attaque des pics à brochette du petit placard et à l'attaque du sceau remplit d'eau bouillante situé au-dessus de la porte d'entrée...

Vous êtes toujours avec moi ? Car tout cela vous semble probablement compliqué mais c'est juste à cause d'une subtile description exagérée qui me permet de vous faire croire que toute cette installation découle du génie qui sommeille en moi (alors qu'au fond, soyons franc, ce ne sont que trois bouts de ficelles...).
Bref, après avoir neutralisé ce vieillard enrobé, je l'attacherai à une chaise (avec une corde, pas de la ficelle) et je lui poserai enfin toutes ces questions que je n'ai pas pu lui poser jusqu'à maintenant (cf. l'article "Kidnapper le Père Noël - Année 2006 -"). Je compte bien évidemment sur sa coopération pour m'éviter à avoir à le torturer durant des heures. Si vous vous demandez ce que je ferai du Père Noël une fois qu'il aura répondu à mes questions, il vous suffira d'attendre le matin de Noël pour vérifier si vous avez reçu ou non vos cadeaux sous le sapin. Une manière claire et originale de signaler au monde entier la mort de ce vieil ours des neiges, vous ne trouvez pas ?


Assis chaudement devant la cheminée (il fallait bien que je contre le froid de canard qui s'engouffrait par la porte d'entrée entrouverte, quand même !), j'avais une batte de base-ball à la main, au cas où mon piège ne se renfermerait pas sur le barbu aux couleurs vives. J'attendais patiemment, quoiqu'un peu stresser par la réussite ou non de mon plan (l'orgueil ne fonctionnant généralement pas plus de quelques jours). Les yeux injectés de sang, je supposais mille et un scénarios possibles, jusqu'à délirer en m'imaginant le Père Noël en train de pénétrer par la fenêtre tel un G.I. Joe (en d'autres termes, en cassant la vitre et muni d'un bazooka). Je laissai échapper un petit rire nerveux avant de me concentrer de nouveau.

23h54. L'heure était venue. Je regardais par la fenêtre mais la nuit m'empêchait de voir clairement la neige qui ne cessait de tomber depuis le début de la matinée. Inutile pour moi de me munir de lunettes protectrices cette année, après une grenade aveuglante et une bombe lacrymogène, il ne faisait aucun doute que le Père Noël allait utiliser d'autres armes, si toutefois il se doutait que j'allais l'attaquer cette année, au vu du message accueillant se trouvant devant ma porte d'entrée. Mais bon, n'étant jamais assez prudent, je m'étais vêtu d'une protection de fortune à base d'un manteau en poil de ***** (censure obligatoire pour ne pas attiser la rage des défenseurs des animaux) ainsi que d'un bonnet cache oreille et des moufles. En toute franchise, il m'aurait suffit que je sois à quatre patte pour qu'on puisse me confondre avec un saint-bernard. Mais là où la ressemblance s'arrêtait, c'était que moi je ne distribuais pas d'alcool, mais de violents coups de batte de base-ball sur la tête du premier inconscient qui avait l'audace de m'approcher.

23h59. Toujours aucune présence du vieux schnock. Etrange. Lui qui avait pris l'habitude de venir un peu avant minuit...
C'est alors que j'entendis un craquement, celui de la porte d'entrée qui s'ouvrait. Le premier piège s'enclencha, mais aucun cri ne se fit entendre. Ce grand-père avait-il anticiper mon attaque en entrant en rampant ?
Le second piège se déclencha et ma crainte disparut. Je l'entendis hurler, bien que sa voix me parût pour le coup aiguë et juvénile. Je me levai et me précipitai vers la porte d'entrée alors que le troisième piège s'activa. J'entendis cette fois une légère agonie suivi d'un ploc, celui d'un corps qui tombe par terre, bien que ce ploc me parût trop léger au vu de la corpulence de ce vieillard au sourire omniprésent. Était-ce sa tunique rouge et blanche qui avait amortie sa chute ? Et pourquoi j'entendais toujours ses hurlements suite au second piège (l'eau bouillante) alors que le troisième piège était censé le faire plonger dans un joli rêve ?


Arrivé devant le lieu des tortures, ma batte de base-ball me lâcha des mains et j'eus le souffle coupé en voyant non pas la mais les deux victimes. Avant même que ce soudain choc ne cesse et que je prenne conscience de ce qu'il y avait devant moi, j'entendis du bruit venant de la cheminée. Mais je n'eus pas le temps de réagir, une épaisse couche de neige venait de tomber sur le feu, plongeant la pièce dans le noir. Seuls les rayonnements lunaires perçaient ma fenêtre, me permettant de distinguer quelques formes. C'est ainsi que je vis non pas un, ni deux mais trois créatures descendre par la cheminée. Mais qu'est-ce que... Hmpf...
Pourquoi avait-il fallu que je lâche cette batte de base-ball ? Ce fut la dernière pensée que j'eus avant de tomber dans les vapes.


Allongé par terre, j'ouvris lentement les yeux. La pièce était allumée et je pus enfin prendre conscience de la nature de mes ravisseurs. Mes mains et mes pieds étaient immobilisés par ce qui ne pouvaient être que les sbires du vieux bouc, les lutins verts.
L'un d'eux, légèrement différent des autres, s'avança vers moi. Je le reconnu. Malgré son visage parsemé de cloque (dû à l'action du second piège), il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait du lutin que j'avais eu la malchance de blesser l'année dernière (cf. l'article "Kidnapper le Père Noël - Année 2007 -". Ça va vous en faire de la lecture ! ^_^).
- Oh... Oh...
Étrangement, le lutin me répondait avec la voix d'un parrain de la mafia :
- Oui, tù pé lé dire, misérable mortel !
- Bon, écoutez-moi, c'était un accident, d'accord ?
- C'est ça, tù té prends au chef dé lutins deux fois dé suite et tù oses dire qué c'est un accident ?
- Mais je n'ai rien contre vous, je ne voulais pas vous faire mal... C'est le Père Noël que...
- ... Tù vas laisser lé patron tranquille maintenant !
- Je... Ce n'est pas aussi simple...
- Oh qué si... Et nù allons t'aider à réconsidérer tù macabre fixation...
Le chef des lutins, comme il le proclamait, claqua des doigts. C'est alors qu'un autre lutin vint vers lui, en traînant un sac comme s'il s'agissait d'un cadavre. Le chef des lutins ouvrit le sac, et en extirpa des biscuits, d'innombrables biscuits.
- Euh... Qu'est-ce que vous allez faire ?
- Mé z'amis, yé crois qué l'heure est venue dé gaver lé canard !
Les autres lutins acquiescèrent, le regard malicieux, en poussant des petits rires diaboliques.
- Gloups... Détrompez-vous, vous n'obtiendrez aucun bon foie gras avec moi...
Le chef des lutins posa son petit derrière sur mon torse, prit un biscuit entre ses petites "mimines" et me sourit.
- On va té maintenir... On va bien té maintenir à l'horizontal, comme ùné bûche et on va dùcement té gaver comme ùne oie... Alé... On ouvre grand la bouche pour qué lé soucoupe volante pisse atterrir...
Serrant mes lèvres à me les faire saigner, je hochais la tête de gauche à droite, refusant catégoriquement de me plier aux exigences du gnome mafioso. Ce dernier fronça les sourcils et prononça un mot dans un dialecte inconnu. L'un des lutins monta alors sur mon ventre et sauta dessus comme sur un trampoline avant de faire un saut de l'ange pour s'attaquer au seul testi... qui me restait. Prit par une violente douleur, j'hurlai et le chef des lutins en profita pour enfoncer le biscuit dans ma bouche.
- Alé mange, mon coco... Alé mange ! Et joyeux Noël !
- Scronch... Alède... Scronch... Edémoa... Scronch...


Les rires sataniques des lutins allaient me rendre peu à peu fou à lier. C'est alors que je l'entendis. La lumière de la pièce vira subitement au bleu pale, comme pour accompagner son arrivée. Je voulais tourner la tête pour enfin voir le visage du Père Noël, celui qui avait eu l'audace de tourmenter mes nuits depuis maintenant plus de deux ans (avec l'éternelle question : Pourquoi ne buvait-il pas le verre de lait et ne mangeait-il pas le biscuit qu'on lui offrait en entier) mais un des lutins posa délibérément son popotin sur ma tête, pour m'éviter de le voir. Je ne pus entendre que brièvement la voix du vieillard (à la fois grave et posée) ainsi que les excuses du chef des lutins qui justifiait ses actes en disant que c'était de ma faute, que je l'avais piégé et qu'un de ses frères était toujours inconscient après avoir reçu une fléchette, provenant de mon fusil tranquillisant, en plein milieu du front. Puis il se mit à s'énerver et parla de nouveau dans un dialecte inconnu, dialecte que le Père Noël n'avait visiblement aucune difficulté à comprendre.

J'essayais de profiter de cette occasion, bien que ce soit moi qui sois prisonnier au lieu du vieux barbu au rire exaspérant, pour poser mes nombreuses questions restées sans réponses. Malheureusement pour moi, seuls des étouffements se faisaient entendre à travers le popotin du lutin.
Le pas lourd du Père Noël me fit comprendre qu'il s'approchait de moi, et je sentis la fraîcheur de sa main se poser sur mon front, avant de plonger soudainement dans un long sommeil.


Quelques heures plus tard, je me réveillai en sursaut. Ma tête était lourde, et je n'arrivais plus à distinguer le rêve de la réalité. Avais-je vraiment attaqué les sbires du Père Noël ? Avais-je vraiment eu la chance de le rencontrer ? Avais-je vraiment le cul d'un lutin posé sur mon visage ?
Il me fallut une bonne dizaine de minutes avant de reprendre entièrement mes esprits, et je pus alors découvrir près du sapin des cadeaux qui m'étaient destinés.
Une nouvelle manche venait d'être remportée par le Père Noël... Mais un jour, je gagnerai... Oh oui, un jour je mettrais un terme à cette guerre ! >_<



Rendez-vous à Noël 2009 pour la suite de mes aventures !


Bonus de fin : Je ne fus que moyennement surpris de découvrir un biscuit à moitié mangé dans la cuisine, vu que les lutins en avaient à profusion dans leur sac. Mais qui aurait pu croire que je trouverai un verre de lait à moitié bu, alors que j'avais fais exprès de ne pas en acheter cette année ? C'est du sadisme ou je ne m'y connais pas !

- Francis -

# Postato mercoledì 24 dicembre 2008 12:12

Modificato giovedì 24 dicembre 2009 15:25

Kidnapper le Père Noël - Année 2009 -


! Ne démarrez pas la vidéo avant que l'article ne vous le propose !


Pour apprécier pleinement cet article, je vous renvois à la lecture des trois précédents "Kidnapper le Père Noël"


"Petit Papa Noël" (réécrit par un être nourri par la vengeance)

Fichu Papa Nowel
Avec ton sourire espiègle
Et tes chers lutins par milliers
Vous allez goûter à mes jouets
Lorsque tu vas venir
Tu risques fort de mourir
Suite à mes douloureuses défaites
Sois sûr que ça va être ta fête
Il me tarde tant que le jour se lève
Pour rire de ton corps empaillé
Dont les belles souffrances que je vois en rêve
Se seront réalisées !
Fichu Papa Nowel
Avec ton sourire espiègle
Et tes chers lutins par milliers
Vous allez goûter à mes jouets...


Une nouvelle année venait de s'écouler, et mon mental commençait à peine à cicatriser non pas une ni deux mais mes trois défaites contre ce vieillard buveur de Coca Cola, j'ai dénommé le Père Nowel (dont vous savez d'où vient le nom, inutile de me répéter). Après plusieurs tentatives d'un travail psychanalytique échoué (comment apaiser une colère face à quelqu'un qui ne peut pas la comprendre ?), j'ai décidé de me retirer quelques temps là où je pourrai entraîner et perfectionner ma vengeance. C'est en Algérie que je passai ces six derniers mois, à la rencontre de Rim.
Rim était une algérienne dont la magie et les rituels la rendaient très célèbre dans son pays. Plus connue dans les autres continents pour son style d'écriture avec "Rimera bien qui rimera le dernier" ou encore "Devenir poète avec Rim, c'est chouette et sans frime", je l'avais rencontré une fois en France, lors d'un séminaire sur la Parapsychologie, et fort est de constater que ses idées n'étaient pas très appréciés. Cependant, son visage et son rire m'avaient convaincu de sa supériorité (comment ça, je serai tombé sous son charme ? Et après ? Ca ne ferait que prouver que sa magie fonctionne !).
Bref, afin d'écourter cette biographie qui nous éloigne quelque peu de mon ennemi juré, j'ai passé ces derniers mois à être son disciple. Sauf que voilà, difficile pour elle de croire à mon histoire de Père Noël dont elle ignorait l'existence jusqu'au nom. Du coup, il m'a fallu beaucoup de patience pour la convaincre que sa magie pourrait servir en une cause à laquelle je crois et, à défaut de me partager ses secrets de par son scepticisme, elle accepta néanmoins de passer un séjour chez moi, durant les fêtes de fin d'année.


Ces cinq derniers jours nous auront permis de préparer ma vengeance. Pour cela, je lui ai appris cet air tant connu qui est celui de "Jingle Bells" (et qui était prévu dans mon plan machiavélique).
Toute voilée de noir, Rim chantonnait cet air en se mouvant avec aisance dans les différentes pièces de mon humble demeure, s'habituant peu à peu à l'espace qui l'entourait. Je préférai ne pas la stopper dans sa transe et je profitai de ce moment de liberté pour me rappeler, pour la énième fois, du déroulement de mon plan...


Suite à mes précédents échecs (il m'est encore très difficile de l'avouer aujourd'hui), il me semblait judicieux de tout miser sur les décorations. J'avais pour cela prévu un sapin magnifique, avec des guirlandes et des boules importées du Pôle Nord. Des étoiles fluorescentes étaient parsemées dans le salon. Dans la cuisine, un verre fait de mes mains (qui ressemblait davantage à un gobelet en plastique écrasé qu'à un véritable verre, mais c'est l'intention qui compte, rappelez-vous) attendait sagement que le Père Noël veuille bien boire son contenu : du lait de vache trait lui aussi de mes mains. A côté de ce verre se trouvait une assiette remplie de biscuits faits maison pour lui et ses lutins aux faux airs de mafieux. Devant ma maison, enfin, j'avais une rangée de nains de jardin les plus chers qui puissent exister au monde à l'effigie des célèbres travailleurs que l'on voit dans un des Walt Disney dont le titre m'échappe (un truc du genre "Blanche fesse et les septs mains" je crois).
Tout, je dis bien tout avait été pensé pour que cette maison soit la plus accueillante du quartier, afin que le Père Noël soit convaincu de ma bonne foi et de mon pardon...


Mon pardon... Ma bonne foi... Qu'est-ce qui ne faut pas dire comme connerie ! Gnark gnark gnark ! Alors que Rim avait prévu d'utiliser sa magie sur l'air de "Jingle Bells" dans le but de neutraliser les lutins, je n'avais plus qu'à penser à ce vieux bouc de Noël. Je ne doutais pas un seul instant des capacités de Rim qui allait enfin me permettre de kidnapper ce gros plein de jouets. Ce qui serait, pour elle, l'opportunité de croire en mes propos et, pour ma part, de réaliser les belles souffrances que je vois en rêve.
Mon excitation était telle qu'il m'a été difficile de me rappeler les questions que je souhaitais poser à ce Père Fouettard car, ces deux derniers jours, j'ai été tellement préoccupé par l'accueil magistral que je lui réservais que je me suis surpris à apprécier la magie de Noël. Fort heureusement, c'est en voyant le verre de lait et l'assiette de biscuits côte à côte que ma haine est revenue en moi comme une violente inspiration : "mais pourquoi donc ce vieux trouble-fête ne buvait que la moitié du verre de lait ainsi que la moitié du biscuit que je lui servais chaque année ?"


23h55. C'était l'heure. Rim et moi étions cachés près du meuble télé, à l'opposé de la chaîne hi-fi que j'avais prévu d'utiliser. En palpant ma ceinture, je me rassurai d'avoir avec moi la télécommande de la chaîne, ainsi que le pistolet paralysant emprunté à un ami policier, qui me serait très précieux pour l'exécution de ce kidnapping. Je vis dans le regard de Rim le même scepticisme que celui qui l'a fait venir jusqu'à chez moi. Mais très vite, elle comprendrait à quel point ce que je lui avais dit s'avérait être vrai.

Le silence devenait insoutenable lorsque je vis, grâce aux rayonnements lunaires (comme chaque année) de l'agitation au niveau de la cheminée. L'installation de mes étoiles fluorescentes me permit de reconnaître les sbires du froussard à la barbe blanche, j'ai nommé les lutins mafiosos. C'est parti !


A partir d'ici, je vous propose de démarrer la vidéo ci-dessus et de continuer votre lecture en ne prêtant attention qu'à la chanson.


C'est alors que je pris la télécommande de la chaîne hi-fi et, de ma cachette, je démarrai la musique "Jingle Bells" par une simple pression du bouton. Les lutins se figèrent et regardèrent subitement du côté de la chaîne, ne se rendant pas compte que nous nous trouvions à présent derrière leur dos. Rim se mit alors au centre de la pièce avec une rapidité déconcertante et commença son incantation. Son rire, au rythme de la musique, eut un effet de contagion sur les lutins. Aussi effrayant puisse-t-il être, ce rire les attira comme le sucre attire les abeilles, comme l'excrément attire les mouches, comme la télé attire les simples d'esprits, comme les soldes attirent le consommateur moyen, bref : les lutins se rapprochèrent de Rim et la regarda avec de grands yeux. Leurs oreilles (pointues) étaient baissées, tel un chien qui vient de se faire enguirlander (verbe qui, ici, n'a rien à voir avec l'action de poser des guirlandes sur un sapin). Ils s'assirent en tailleur autour de Rim comme des scouts s'assoient autour d'un feu de camp, et se balancèrent lentement de gauche à droite, ne se rendant pas compte de la bave qui s'écoulait de la commissure de leurs lèvres. Parmi eux, je reconnus le chef des lutins qui s'étaient, lui aussi, laissé prendre à cette incantation.

Quelle extase ! Quelle jouissance de voir ces lutins mafiosos se prendre à un jeu aussi simple qu'efficace ! Et quelle chance pour moi d'être immunisé par ce chant diabolique grâce à un subtil mélange de coton et boules quiès enfoncés dans mes oreilles, atténuant presque totalement ce magnifique chant hypotisantquidonneenviedes'asseoiretdesebalancerdegaucheàdroitetoutenlaissantlabave
coulerdeslèvrestelungamindevantunépisodedeTélétubbiesqui
... Merde !


Je hochai frénétiquement la tête. Visiblement, je n'étais pas suffisamment immunisé à ce chant démoniaque. Qu'à cela ne tienne, j'allais me concentrer sur ma vengeance. Sortant mon pistolet paralysant avec une dextérité à faire pâlir Lucky Luke, je me dirigeai lentement vers la cheminée, prêtant attention au moindre mouvement suspect.
Les yeux figés sur la cheminée, je me rendis vite compte que rien ne se manifestait, et cela commença à m'inquiéter. En effet, la musique allait bientôt se finir, de même que l'incantation de Rim, et aucun Père Nowel ne se trouvait encore dans mon salon. Pourtant, il allait être minuit dans deux minutes... Mais qu'est-ce qu'il fichait bon sang ?


Soudain, j'entendis des pas. Des étranges pas d'ailleurs. On aurait dit comme... Des bruits de sabots. Ce vieux renard avait-il changé de bottes pour me déstabiliser ?
Il ne fallu pas une seconde de plus pour voir surgir une chose de ma cheminé. Malgré la suie sur sa peau, je sus sans peine qu'il s'agissait d'un renne... Et plus précisément d'un renne effrayé par cette chute qui semblait accidentelle.
Machinalement, je brandis mon pistolet paralysant vers cet animal qui me bouscula dans sa course. Rim, déconcentrée par cette entrée fracassante, se mit à hurler, libérant les lutins de son emprise.


Aucune description ne serait relever tout la démence de la situation. Toutefois, imaginez une femme poursuivit par un renne effrayé qui, également, voyait rouge de son voile noir (ne cherchez pas la logique), cet animal étant lui-même poursuivit par une ribambelle de lutins tentant vainement de le maîtriser.

Ne pouvant plus me concentrer sur ma vengeance, je tentai de calmer la situation en visant le renne de mon pistolet paralysant...
Le coup parti... Le renne était trop vif... C'est Rim qui a tout pris...
Je vis alors ma complice à terre, remplie de spasmes alors que le renne manquait de peu de l'écraser à chaque tour du salon qu'il faisait. Je restais immobile, figé par la peur. A tel point statique que je ne remarquai pas la présence du vieillard à la tunique rouge et blanche derrière moi. Tout devint noir.


Je repris conscience quelques heures plus tard. Mon salon était dévasté, ma complice, le renne et les lutins avaient disparus (ça ferait une bonne blague ça : "tu connais l'histoire de l'algérienne, du renne et des lutins qui disparaissent du salon ?) et alors que je me relevai, je remarquai au pied du sapin des cadeaux, comme chaque année.

J'ignore encore si l'arrivée du renne dans mon salon était accidentelle ou non, mais une chose restait amèrement sûre : le vieux sacripant avait encore remporté une nouvelle manche... Mais je ne perds pas espoir ! La guerre ne prendra fin qu'après ma victoire ! >_<



Rendez-vous à Noël 2010 pour la suite de mes aventures !


Bonus de fin : Rim a été prise en charge par l'hôpital et est sortie presque indemne de cette soirée. Malheureusement, elle a été internée pour être convaincue que le Père Noël l'avait sauvé en l'emmenant à l'hôpital, et pour être devenue violente auprès des médecins en l'affirmant. Quant à moi, l'échec de cette nouvelle tentative de kidnapping n'aurait pas été entier si je n'avais pas découvert dans la cuisine le lait à moitié bu et les biscuits à moitié mangés...


- Francis -

# Postato giovedì 24 dicembre 2009 14:45

Modificato sabato 26 dicembre 2009 02:03