Présentation du créateur

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Bien le bonjour, cher(e)s ami(e)s internautes !

Je vous prévois ici exclusivement du délire, du délire et encore du délire :



- Des délires solos.

- Des délires inspirés d'idées d'internautes.

- Des montages photos.

- Des brèves de blog.


Que de la bonne humeur (ou presque) prévue à cet effet !

Bonne visite à vous tou(te)s !






NOUVEL ARTICLE : "Kidnapper le Père Noël - Année 2008 -" (PAGE 1)

# Posté le dimanche 26 décembre 2004 11:56
Modifié le mercredi 24 décembre 2008 14:03

Kidnapper le Père Noël - Année 2006 -

Kidnapper le Père Noël - Année 2006 -

Que ceux qui croient encore au père Noël lève la main ! Car j'aurais deux mots à leur dire à ces inconscients ! Moi je me suis fait avoir cette année !
Alors qu'à chaque Noël mes parents me préviennent qu'il faut vite aller se coucher avant que papa "Nowel" (comme on l'appelle dans mon école spécialisée) descende dans la cheminée, j'ai décidé cette année (il serait temps, à 20 piges) de surprendre ce vieillard teinté de rouge, la main dans le sac !

Me glissant subtilement à l'étage du bas où se trouvait mon sapin décoré de mille objets décoratifs, je cherchais une cachette adéquate pour attraper Papy Nowel en pleine action. Mon célèbre appareil photo jetable (reçu gratuitement avec l'achat de deux paquets de produits vaisselle de la marque *****) d'une main, et des pinces à linges de l'autre, je pris grand soin de ma fatigue en m'écartant les paupières grâce à ces fameuses pinces. La douleur étant grandement plaisante (masochiste dans l'âme, oblige), j'étais sûr de ne pas m'endormir sans avoir surpris ce salopard ! Car oui ! Parlons-en de lui !

Mes parents ont l'habitude de mettre un verre de lait entier et un biscuit pour que ce vieux croûton ne crève pas de faim ni de soif devant notre sapin (je vois pas où est le problème. Sa mort nous ferait gagner tous les cadeaux de sa hotte, si l'on arrive à se débarrasser du cadavre). ET CHAQUE ANNÉE ! Ce sacripant nous laisse la moitié de son verre de lait (autant vous laisser imaginer les longues heures que j'ai passé devant ce verre à méditer sur la théorie du "verre à moitié plein ou à moitié vide ?") et un bout du biscuit sur la table ! Pourquoi il nous fait ça le vieux ? Il n'aime pas ce qu'on lui offre ? Faut être né une cuillère en argent dans la bouche pour qu'il nous respecte ou quoi ? Il pensait quand même pas qu'on allait lui préparer du caviar et du foie gras sur des toasts, quand même !
Durant des années, j'ai cherché à analyser les quelques gouttes de salive que j'arrivais à récupérer du biscuit à moitié becté, mais mes résultats étaient toujours faussés (allez savoir pourquoi, mes recherches me conduisaient à mon père, supposé avoir mangé le biscuit et bu qu'en partie le verre de lait... Je suis pas très bon en chimie). Mais cette année, c'était bon ! Je le tenais coûte que coûte !
J'allais lui faire bouffer le biscuit intégralement (par voie oral ou autre si besoin est) et on allait voir s'il n'allait pas finir son verre de lait après ça ! Faut arrêter de croire qu'on pond l'argent la nuit, nous !

Je ruminais toute ma stratégie dans ma tête, ne voyant pas les heures tourner. Dès qu'il apparaîtrait, j'attendrai qu'il pose nos cadeaux sous le sapin (bah oui... J'aime bien les cadeaux moi -_-) et ensuite je sortirais de ma cachette en usant abusivement du flash intégré de mon appareil photo jetable (ils sont forts ces gadgets quand même !). Une fois aveuglée, je me saisirai sans tarder des guirlandes entourant mon beau sapin (roi des forêts...) et je le ligoterai comme un saucisson ce vieux bouc ! Ensuite je l'interrogerais durant quelques heures sur la magie employée pour faire bosser des lutins gratis et faire voler des rennes, mais aussi savoir combien il était rémunéré par année pour faire un tel boulot. Dans le cas (improbable) où je n'arriverai pas à obtenir réponses à mes questions (dont la plus cruciale : pourquoi ne mangeait-il pas ce qu'on lui offrait ?) j'aurai bien peur de devoir utiliser la manière forte (ce blog ne m'autorisant pas à vous dire l'ensemble de mes actes, je remplace les mots choquant par des "*") : je lui couperai la **** en copeau en lui faisant des rillettes de ********, ensuite je lui enfoncerai le biscuit dans la partie ***** de ce monsieur tout en lui claquant le ******** ! S'il résiste, je poserai délicatement mes mains autour de son cou, et je ferai une étreinte telle qu'il aura le visage aux couleurs de sa tunique !

Lorsque je repris mes esprits (j'ai tendance à perdre contact avec la réalité lorsque je pense trop fort), je remarquai quelque chose scintiller sous le sapin. Était-ce lui ? Enfin ?
Je me précipitai à l'endroit indiqué lorsque je tombai nez à nez avec une boîte en carton enroulée dans du papier et joliment assorti d'un n½ud rouge (autrement dit : un cadeau). Qu'est-ce que ce cadeau faisait ici ? Était-ce Noël avant l'heure ? (navré chers internautes, j'oubliais de vous préciser qu'il était 23h51).
Intrigué par l'apparition de ce cadeau, je me permis de le titiller avec mon doigt (si ce cadeau était là, il fallait bien que quelqu'un découvre ce qu'il contenait !). Puis mon doigt qui le titillait se transforma en deux mains crochues qui arrachèrent sauvagement l'emballage (gnark gnark gnark) pour découvrir ce dont il dissimulait. Et là, ce fut le blanc total.

UNE GRENADE AVEUGLANTE ! Ce fichu vieillard avait plus d'un tour dans sa hotte ! Et alors que je tentais désespérément de retrouver la vue (me maudissant de m'être fait avoir aussi facilement), j'entendis du bruit tout autour de moi. Puis rien, le silence total.
Ma vue redevint normale peu à peu. Je remarquai alors un nombre colossal de cadeau sous le sapin et, en me précipitant dans la cuisine, je vis le verre de lait à moitié vide et le biscuit à moitié mangé. Le père Noël avait une fois encore remporté la manche... Mais pas la guerre ! >_<


Rendez-vous à Noël 2007 pour la suite de mes aventures !


- Francis -
# Posté le samedi 06 janvier 2007 14:05
Modifié le lundi 22 décembre 2008 05:47

Kidnapper le Père Noël - Année 2007 -

 Kidnapper le Père Noël - Année 2007 -

Un an s'était écoulé. Un an dont la souffrance de l'échec l'avait rongé. Un an dont le sentiment de vengeance était aujourd'hui poussé à son paroxysme. Un an qu'il ne mangeait plus de gâteau ni ne buvait de verre de lait.
(cf. l'article "Kidnapper le Père Noël - Année 2006 -").
Il avait arraché les pages de l'éphéméride une par une, attendant le jour - J avec une rare impatience (même si, en réalité, il les avait arrachées en pas moins d'une heure et ce, le même jour, à savoir le lendemain de Noël 2006). Quoiqu'il en soit, il était prêt !


Ça y est ! Le grand jour que j'attendais est enfin à portée de main. Ce vieux sacripant à bonnet rouge va prendre la raclée de sa vie ! Comme si ce n'était pas assez humiliant qu'il ne mange pas ce qu'on lui offrait, il fallait en plus qu'il me tende un piège l'année dernière ! Mais cette année, pas question de louper... J'aurais ma vengeance, et voici comment elle se goupille.

Muni de mes lunettes de soleil (histoire de ne plus me faire avoir comme l'année dernière) et habillé en costume de sapin de Noël, j'ai demandé à mon frère de décorer mon déguisement pour que je passe inaperçu. Guirlande électrique et autres boules (aïe, pas là frérot !) de Noël, j'avais l'air, d'après mon entourage, d'un véritable sapin. J'avais auparavant testé le déguisement parmi mon voisinage dont, aucun, je dis bien AUCUN, ne m'avait reconnu (à part le pitbull de l'autre taré qui m'a fait comprendre que je passerais le restant de ma vie avec un seul testi... Mais c'est une autre histoire). Mais parlons plutôt du plan en lui-même.
Une fois le père Noël descendu par la cheminée, je le laisserais déposer ses saloperies (que j'aime tant) de cadeaux avant de me jeter sur lui. Le poids de ma chute sur ce vieux bouc de Père "Nowel" (nom attitré par mon école spécialisée) fera exploser ma guirlande lumineuse qui l'électrocutera (sans que j'en sois touché grâce à ma combinaison spécial anti-électrocutionetautreexplosion). Une fois HS, je le laisserais étendu par terre le temps de boucher toutes les sorties possibles de la maison. Quitte à rester condamné chez moi, autant que ce soit avec ce GRS (Grand Schtroumpf Rouge).


A ce propos, parlons de ce que je vais lui infliger. Dans un premier temps, je lui écarterais les paupières grâce aux pinces à linge (conservées de l'année dernière) pour lui verser de l'huile bouillante dans les yeux.
Dès que je serais sûr qu'il est devenu aveugle (il suffira d'attendre la fin de son agonie), je lui retirerais ses bottes pour lui chatouiller les pieds avec une grande plume de Paon (et Dieu seul sait que j'en ai visité des zoos avant d'en dénicher une sans me faire prendre). Que ces pieds sentent le renne pas frais ou le lutin putréfié, je m'en balance ! Je compte bien le faire rire jusqu'à ce qu'il en perde la raison ! Comme disait le Joker : "Let's put a smile on that face !" (cf. le film "Batman The Dark Knight").
Ne sachant plus quoi faire entre rire et hurler de douleur, votre si attentionné père Nowel aveugle et fou me suppliera d'arrêter (ou de continuer, selon son degré atteint de folie). Mais, ce serait mal me connaître si vous pensiez que j'arrêterais maintenant. Je le questionnerais sur toutes interrogations restées sans réponses de l'année dernière. Et si je ne suis pas satisfait de ce qu'il voudra bien me dire, je pense être contraint de le tuer en l'étouffant, la tête dans sa hotte.


Oui... Oui, je sais que vous me trouvez plutôt dur. Mais laissez-moi vous rappeler que j'ai ruminé ma vengeance pendant UN AN ! Une interminable année de souffrance où j'aurais pu jouir de la vie si celle-ci ne m'avait pas tant tourmentée... Mais ce n'est pas la vie la plus dure avec moi, c'est bel et bien ce papy de mes deux !

23h50. Le moment était venu. J'avais mon costume de sapin décoré ; j'avais mes lunettes de soleil sur le nez ; j'avais mes pinces à linge à côté de la plume de Paon qui attendaient sagement sur la table de la cuisine ; j'avais une casserole d'huile sur le feu ; et j'avais du ciment à ne plus quoi en faire pour condamner toutes les échappatoires. Mon plan était infaillible, parfait, exceptionnel ! je dirais même qu'il était tout simplement... Chut ! Le voilà !

J'entendis de l'agitation dans la cheminée. Cependant, le bruit était moins prononcé que celui de l'année dernière. Ce chenapan barbu avait visiblement prévu d'être encore plus silencieux que d'habitude pour ne pas que je le surprenne. Mais je l'entends ce bruit, je vous assure ! Je ne suis pas fou ! Gnark gnark gnark !

Je sentis alors une présence devant moi. C'était le moment de rester figé. Les rayonnements lunaires, en temps normal, auraient pu me laisser entrevoir son visage, mais avec mes lunettes de soleil, je ne pouvais rien voir. Et c'était mieux ainsi, il ne fallait pas laisser le moindre détail visible, et ma combinaison spécial anti-électrocutionetautrelégèreexplosion entièrement noire me permettait de me dissimuler davantage sous ce fabuleux faux sapin. Seules mes chaussures restaient visibles, mais tout bon sapin possède des chaussures à ses pieds, donc ce n'était pas étonnant.
Ça y est, ce père Nowel était en train de me toucher la chaussure dans l'espoir de pouvoir y insérer quelques chocolats. C'était LE SIGNAL !


Je me laissai tomber en avant, tout simplement, écrasant par la même occasion ce misérable inconscient ! La guirlande électrique explosa, de ces cinquantaines d'ampoules, sous un véritable feu d'artifice (et ce, même au travers de mes lunettes qui m'obligea à fermer les yeux). Durant l'explosion et l'électrocution de la victime, j'entendis ses petits gémissements. Des gémissements révélant ma victoire !

Ricanant comme tout bon satyre, je sortis précipitamment de mon déguisement (faisant éclater par inadvertance les quelques boules de Noël qui étaient restées accroché au sapin). Sans plus attendre, je partis chercher le ciment lorsque soudain, en allumant la lumière du salon, je m'immobilisai. Je retirai alors mes lunettes de soleil, pour mieux me rendre compte de la situation.

Étrange... Je ne voyais rien du vieillard farceur. Pourtant, le sapin lui était réellement tombé dessus ! J'avais distinctement entendu ses gémissements ! Alors pourquoi je ne le voyais pas ?
D'un pas hésitant, je m'approchai du faux sapin. J'écartai alors le déguisement pour laisser entrevoir ce qu'il y avait en dessous lorsque je vis un petit être habillé tout en vert. MERDE ! C'ÉTAIT UN LUTIN !


Me mordant la lèvre inférieure, je me précipitai sur son corps pour tenter de lui faire reprendre ses esprits. Son visage était pâle, ses yeux louchaient, sa langue pendait sur le coin de sa lèvre, ses oreilles étaient pointues... Hum, ça c'est normal !
Alors que je secouais lentement son corps, en lui suppliant de se réveiller, quelqu'un tapota mon épaule de son doigt. Je me retournai et j'eus juste le temps d'entrevoir son visage avant que mes yeux se mirent à me brûler.


UNE BOMBE LACRYMOGÈNE ! Ce plaisantin vieillard avait sorti les grands remèdes ! Il m'en fallu pas plus pour m'écrouler sur le sol en me tortillant sur moi-même comme un ver.
Je hurlai de douleur, tentant tant bien que mal d'essuyer le produit de mes mains. Dans ma tête pourtant, ce n'était pas la douleur qui m'envahissait, mais l'erreur que j'avais commise ! J'ignorais avoir attaqué un lutin ! Et j'ignorais encore plus que cela aurait pu énerver le père Noël à ce point.


Lorsque le produit ne fit plus d'effet (je m'étais mis la tête sous l'eau durant plus d'un quart d'heure, avec comme système respiratoire une simple paille, venant de Mcdo, dans la bouche reliée à la surface. Imaginez la scène dans l'évier d'une cuisine... -_-'), j'ouvris lentement les yeux. Dès que je fus assuré que ma vue était intacte, je me précipitai dans le salon. Et ce que je vis me fit hausser les sourcils.
Je me doutais bien qu'il n'allait plus y avoir personne après tout ce temps, mais ce qui m'avait tant surpris, c'était que malgré l'incident qui venait de se passer, le père Nowel avait néanmoins déposé des cadeaux près du faux sapin. Ce vieux loup du Pôle Nord avait une fois encore remporté la manche... Mais pas la guerre ! >_<


Rendez-vous à Noël 2008 pour la suite de mes aventures !


Bonus de fin : En retournant dans la cuisine, je vis avec stupeur ce qui ne m'avait pas interpellé au premier regard. Les placards et le réfrigérateur étaient ouverts. Et sur la table de la cuisine, aux côtés de mes pinces à linge et de la plume de Paon se trouvaient un biscuit à moitié mangé... Et un verre de lait à moitié vide...


- Francis -
# Posté le mercredi 19 décembre 2007 04:28
Modifié le mardi 23 décembre 2008 05:59

Kidnapper le Père Noël - Année 2008 -

Kidnapper le Père Noël - Année 2008 -

Désarroi = nom masculin. Trouble, confusion de l'esprit (ex : "Depuis un an, et après deux échecs contre le Père Noël, je suis en plein désarroi").

Haine = nom féminin. Sentiment violent qui pousse à désirer le malheur de quelqu'un ou a lui faire du mal (ex : "J'ai une haine profonde et grandissante envers le Père Noël").

Vengeance = nom féminin. Donner à quelqu'un une compensation morale pour l'offense qu'il a subie, pour le mal qu'on lui a fait, en châtiant l'offenseur, l'auteur du mal. (ex : "Je jure devant Dieu que ma vengeance envers le Père Noël aura lieu tôt ou tard, et qu'elle sera terrible")



Ces trois termes tournaient dans ma tête comme une valse de colère. Depuis maintenant deux ans, suite à deux échecs consécutifs, j'avais la ferme intention de contredire la maxime "jamais deux sans trois". Comment mon plan diabolique pouvait échouer cette fois-ci, alors que j'avais tout planifié jusqu'au moindre détail ?

Jetant avec passion et avec un rire malsain des bûches dans le cheminée, j'avais dans l'idée de bloquer l'accès de mon sapin par le vieux bougre (nommé Père Nowel dans mon école spé... Bref, vous le savez maintenant !). A moins que son derrière soit du téflon, il allait bien devoir trouver un autre chemin pour déposer ses cadeaux. Mais mes desseins n'étaient pas tant de lui bloquer l'accès que de le forcer à passer par la porte d'entrée !
J'avais pris le soin de laisser la porte entrouverte (provoquant, du même coup, une chute de température dans la maison... Oui mais bon, on ne peut pas réellement s'occuper de tous les détails ! >_<) avec un joli paillasson fraîchement acheté où il était écrit "Joyeux Noël" dessus (Gnark gnark gnark). Si avec cela je n'arrivais pas à appâter ce vieux renard barbu, si avec cela je n'arrivais pas à lui faire croire que je déclarai forfait, si avec cela je n'attirais pas les chats quipissentsurmonpaillassontoutneufmaisdégagezsaloperiedematous !! >_<
Revenons à ce qui nous intéresse, car la volonté de faire entrer Papy Nowel par la porte plutôt que la cheminée n'est pas anodin, vous vous en doutez.


Sur la poignée de la porte d'entrée se trouvait une ficelle qui était reliée à la poignée du petit placard situé près de la porte d'entrée qui renfermait d'innombrable pics à brochette non mortelles mais bien pointus quand même et prêts à attaquer toute personne ayant la maladresse de titiller l'ouverture de la porte d'entrée. Mais sur la poignée du petit placard se trouvait aussi une ficelle qui était reliée à un sceau situé au-dessus de la porte d'entrée et prêt à ébouillanter grâce à son eau chaude (de chez chaude) quiconque aurait la chance (quoique improbable) d'échapper aux attaques des pics à brochette du petit placard. Mais sur le sceau se trouvait également une ficelle qui était reliée à un fusil tranquillisant pointé vers le petit placard et prêt à endormir quiconque aurait la chance (ultime qui-tue-tout) d'échapper à l'attaque des pics à brochette du petit placard et à l'attaque du sceau remplit d'eau bouillante situé au-dessus de la porte d'entrée...

Vous êtes toujours avec moi ? Car tout cela vous semble probablement compliqué mais c'est juste à cause d'une subtile description exagérée qui me permet de vous faire croire que toute cette installation découle du génie qui sommeille en moi (alors qu'au fond, soyons franc, ce ne sont que trois bouts de ficelles...).
Bref, après avoir neutralisé ce vieillard enrobé, je l'attacherai à une chaise (avec une corde, pas de la ficelle) et je lui poserai enfin toutes ces questions que je n'ai pas pu lui poser jusqu'à maintenant (cf. l'article "Kidnapper le Père Noël - Année 2006 -"). Je compte bien évidemment sur sa coopération pour m'éviter à avoir à le torturer durant des heures. Si vous vous demandez ce que je ferai du Père Noël une fois qu'il aura répondu à mes questions, il vous suffira d'attendre le matin de Noël pour vérifier si vous avez reçu ou non vos cadeaux sous le sapin. Une manière claire et originale de signaler au monde entier la mort de ce vieil ours des neiges, vous ne trouvez pas ?


Assis chaudement devant la cheminée (il fallait bien que je contre le froid de canard qui s'engouffrait par la porte d'entrée entrouverte, quand même !), j'avais une batte de base-ball à la main, au cas où mon piège ne se renfermerait pas sur le barbu aux couleurs vives. J'attendais patiemment, quoiqu'un peu stresser par la réussite ou non de mon plan (l'orgueil ne fonctionnant généralement pas plus de quelques jours). Les yeux injectés de sang, je supposais mille et un scénarios possibles, jusqu'à délirer en m'imaginant le Père Noël en train de pénétrer par la fenêtre tel un G.I. Joe (en d'autres termes, en cassant la vitre et muni d'un bazooka). Je laissai échapper un petit rire nerveux avant de me concentrer de nouveau.

23h54. L'heure était venue. Je regardais par la fenêtre mais la nuit m'empêchait de voir clairement la neige qui ne cessait de tomber depuis le début de la matinée. Inutile pour moi de me munir de lunettes protectrices cette année, après une grenade aveuglante et une bombe lacrymogène, il ne faisait aucun doute que le Père Noël allait utiliser d'autres armes, si toutefois il se doutait que j'allais l'attaquer cette année, au vu du message accueillant se trouvant devant ma porte d'entrée. Mais bon, n'étant jamais assez prudent, je m'étais vêtu d'une protection de fortune à base d'un manteau en poil de ***** (censure obligatoire pour ne pas attiser la rage des défenseurs des animaux) ainsi que d'un bonnet cache oreille et des moufles. En toute franchise, il m'aurait suffit que je sois à quatre patte pour qu'on puisse me confondre avec un saint-bernard. Mais là où la ressemblance s'arrêtait, c'était que moi je ne distribuais pas d'alcool, mais de violents coups de batte de base-ball sur la tête du premier inconscient qui avait l'audace de m'approcher.

23h59. Toujours aucune présence du vieux schnock. Etrange. Lui qui avait pris l'habitude de venir un peu avant minuit...
C'est alors que j'entendis un craquement, celui de la porte d'entrée qui s'ouvrait. Le premier piège s'enclencha, mais aucun cri ne se fit entendre. Ce grand-père avait-il anticiper mon attaque en entrant en rampant ?
Le second piège se déclencha et ma crainte disparut. Je l'entendis hurler, bien que sa voix me parût pour le coup aiguë et juvénile. Je me levai et me précipitai vers la porte d'entrée alors que le troisième piège s'activa. J'entendis cette fois une légère agonie suivi d'un ploc, celui d'un corps qui tombe par terre, bien que ce ploc me parût trop léger au vu de la corpulence de ce vieillard au sourire omniprésent. Était-ce sa tunique rouge et blanche qui avait amortie sa chute ? Et pourquoi j'entendais toujours ses hurlements suite au second piège (l'eau bouillante) alors que le troisième piège était censé le faire plonger dans un joli rêve ?


Arrivé devant le lieu des tortures, ma batte de base-ball me lâcha des mains et j'eus le souffle coupé en voyant non pas la mais les deux victimes. Avant même que ce soudain choc ne cesse et que je prenne conscience de ce qu'il y avait devant moi, j'entendis du bruit venant de la cheminée. Mais je n'eus pas le temps de réagir, une épaisse couche de neige venait de tomber sur le feu, plongeant la pièce dans le noir. Seuls les rayonnements lunaires perçaient ma fenêtre, me permettant de distinguer quelques formes. C'est ainsi que je vis non pas un, ni deux mais trois créatures descendre par la cheminée. Mais qu'est-ce que... Hmpf...
Pourquoi avait-il fallu que je lâche cette batte de base-ball ? Ce fut la dernière pensée que j'eus avant de tomber dans les vapes.


Allongé par terre, j'ouvris lentement les yeux. La pièce était allumée et je pus enfin prendre conscience de la nature de mes ravisseurs. Mes mains et mes pieds étaient immobilisés par ce qui ne pouvaient être que les sbires du vieux bouc, les lutins verts.
L'un d'eux, légèrement différent des autres, s'avança vers moi. Je le reconnu. Malgré son visage parsemé de cloque (dû à l'action du second piège), il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait du lutin que j'avais eu la malchance de blesser l'année dernière (cf. l'article "Kidnapper le Père Noël - Année 2007 -". Ça va vous en faire de la lecture ! ^_^).
- Oh... Oh...
Étrangement, le lutin me répondait avec la voix d'un parrain de la mafia :
- Oui, tù pé lé dire, misérable mortel !
- Bon, écoutez-moi, c'était un accident, d'accord ?
- C'est ça, tù té prends au chef dé lutins deux fois dé suite et tù oses dire qué c'est un accident ?
- Mais je n'ai rien contre vous, je ne voulais pas vous faire mal... C'est le Père Noël que...
- ... Tù vas laisser lé patron tranquille maintenant !
- Je... Ce n'est pas aussi simple...
- Oh qué si... Et nù allons t'aider à réconsidérer tù macabre fixation...
Le chef des lutins, comme il le proclamait, claqua des doigts. C'est alors qu'un autre lutin vint vers lui, en traînant un sac comme s'il s'agissait d'un cadavre. Le chef des lutins ouvrit le sac, et en extirpa des biscuits, d'innombrables biscuits.
- Euh... Qu'est-ce que vous allez faire ?
- Mé z'amis, yé crois qué l'heure est venue dé gaver lé canard !
Les autres lutins acquiescèrent, le regard malicieux, en poussant des petits rires diaboliques.
- Gloups... Détrompez-vous, vous n'obtiendrez aucun bon foie gras avec moi...
Le chef des lutins posa son petit derrière sur mon torse, prit un biscuit entre ses petites "mimines" et me sourit.
- On va té maintenir... On va bien té maintenir à l'horizontal, comme ùné bûche et on va dùcement té gaver comme ùne oie... Alé... On ouvre grand la bouche pour qué lé soucoupe volante pisse atterrir...
Serrant mes lèvres à me les faire saigner, je hochais la tête de gauche à droite, refusant catégoriquement de me plier aux exigences du gnome mafioso. Ce dernier fronça les sourcils et prononça un mot dans un dialecte inconnu. L'un des lutins monta alors sur mon ventre et sauta dessus comme sur un trampoline avant de faire un saut de l'ange pour s'attaquer au seul testi... qui me restait. Prit par une violente douleur, j'hurlai et le chef des lutins en profita pour enfoncer le biscuit dans ma bouche.
- Alé mange, mon coco... Alé mange ! Et joyeux Noël !
- Scronch... Alède... Scronch... Edémoa... Scronch...


Les rires sataniques des lutins allaient me rendre peu à peu fou à lier. C'est alors que je l'entendis. La lumière de la pièce vira subitement au bleu pale, comme pour accompagner son arrivée. Je voulais tourner la tête pour enfin voir le visage du Père Noël, celui qui avait eu l'audace de tourmenter mes nuits depuis maintenant plus de deux ans (avec l'éternelle question : Pourquoi ne buvait-il pas le verre de lait et ne mangeait-il pas le biscuit qu'on lui offrait en entier) mais un des lutins posa délibérément son popotin sur ma tête, pour m'éviter de le voir. Je ne pus entendre que brièvement la voix du vieillard (à la fois grave et posée) ainsi que les excuses du chef des lutins qui justifiait ses actes en disant que c'était de ma faute, que je l'avais piégé et qu'un de ses frères était toujours inconscient après avoir reçu une fléchette, provenant de mon fusil tranquillisant, en plein milieu du front. Puis il se mit à s'énerver et parla de nouveau dans un dialecte inconnu, dialecte que le Père Noël n'avait visiblement aucune difficulté à comprendre.

J'essayais de profiter de cette occasion, bien que ce soit moi qui sois prisonnier au lieu du vieux barbu au rire exaspérant, pour poser mes nombreuses questions restées sans réponses. Malheureusement pour moi, seuls des étouffements se faisaient entendre à travers le popotin du lutin.
Le pas lourd du Père Noël me fit comprendre qu'il s'approchait de moi, et je sentis la fraîcheur de sa main se poser sur mon front, avant de plonger soudainement dans un long sommeil.


Quelques heures plus tard, je me réveillai en sursaut. Ma tête était lourde, et je n'arrivais plus à distinguer le rêve de la réalité. Avais-je vraiment attaqué les sbires du Père Noël ? Avais-je vraiment eu la chance de le rencontrer ? Avais-je vraiment le cul d'un lutin posé sur mon visage ?
Il me fallut une bonne dizaine de minutes avant de reprendre entièrement mes esprits, et je pus alors découvrir près du sapin des cadeaux qui m'étaient destinés.
Une nouvelle manche venait d'être remportée par le Père Noël... Mais un jour, je gagnerai... Oh oui, un jour je mettrais un terme à cette guerre ! >_<



Rendez-vous à Noël 2009 pour la suite de mes aventures !


Bonus de fin : Je ne fus que moyennement surpris de découvrir un biscuit à moitié mangé dans la cuisine, vu que les lutins en avaient à profusion dans leur sac. Mais qui aurait pu croire que je trouverai un verre de lait à moitié bu, alors que j'avais fais exprès de ne pas en acheter cette année ? C'est du sadisme ou je ne m'y connais pas !

- Francis -


# Posté le mercredi 24 décembre 2008 12:12
Modifié le jeudi 25 décembre 2008 14:49

Un... Dos... Tres !

Un... Dos... Tres !

(non, non, non... La photo n'est pas truquée ! ^_^)

Spécial sourire, spécial délire, spécial bonheur !

Vous êtes-vous déjà imaginé devoir faire les soldes dès le premier jour ? Oseriez-vous me dire que vous l'avez déjà vécu ? Si c'est vrai alors félicitation ! Car pour survivre à ce genre de "guerre d'achats", il faut soit être très endurant, soit inconscient...
Oui mes cher(e)s ami(e)s, j'ai déjà vécu ce genre de situation, et je m'en vais vous la conter !

Dans ma boîte aux lettres se trouvait un jour une publicité des plus surprenantes ! Dans le magasin de ****** (chuuut, pas de pub !), tout était à 1¤ ! Quand je vous dis tout, c'est TOUT ! (alimentation, fringues, électroniques, etc). Ce magasin, qui était en faillite, décida effectivement de se débarrasser de toute sa marchandise (l'État ne lui donnant qu'une seul journée avant de fermer définitivement ses portes). Et c'était quand ? DEMAIN ? Le temps pressait. Il fallait faire vite !

Chaussures à crampons, gants munis de piques (arrachés à un gang de Gothique), bonnet en peau de bouc (pour faire fuir tout être humain à un mètre à la ronde) et manteau multifonction (dont vous connaîtrez très vite ses propriétés), j'étais prêt pour la guerre ! (il va sans dire que je portais d'autres vêtements pour me protéger du froid, dont un pantalon histoire de dissimuler mon... Enfin bref !)

Oui, cette journée n'était prévue que demain, mais ayant passé mon enfance dans un camp de scout (on se nommait les louveteaux), je connaissais les premières règles de survie, mais aussi de prévention ! Quand une brochure (que je faillis jeter parmi les autres déjà entassées) fait une telle annonce, il est souvent écrit en tout petit (déchiffrable à l'aide d'un microscope... Bidule 2000X à lentille... Chose perfectionner et rotation 3.5 fois de la... Truc normale) qu'il faut s'y rendre la veille afin d'être sûr de pouvoir être l'un des premiers à avoir le visage collé devant la vitrine du magasin pour pénétrer l'endroit le plus rapidement possible (autant vous dire que si vous êtes le 30 - 40 ème de la masse populaire, alors vous n'aurez presque aucune chance de trouver votre bonheur)
Quoique... Dans ce genre d'incitation (tout achat à un "piti n'euro"), on ne recherche pas vraiment notre bonheur d'un point de vue qualitatif mais bien quantitatif ! (des livres d'Histoire disaient que dans une situation similaire datant du XXème siècle, certains consommateurs se retrouvaient avec plusieurs téléviseurs empilés dans leur caddie alors qu'ils vivaient dans une tente ; d'autres avec une tondeuse à gazon, des pelles et des râteaux alors qu'ils vivaient en appartement ; d'autres encore se jetaient sur le plus de tubes de dentifrice possible alors qu'ils n'avaient même pas de brosse à dent chez eux...).


Vous pensez sûrement que, préparé depuis des années à ce genre d'éventualité, je partais le sourire aux lèvres pour patienter toute une nuit avant l'ouverture des portes du magasin ? ET BIEN NON ! J'avais de grands yeux ronds, le front gouttant de sueur et les piques de mes gants qui s'entrechoquaient les uns avec les autres ! On n'est jamais préparé à ce genre de guerre... JA... MAIS !
Bien sûr, on s'imagine comment pourrait se passer les choses, qu'on agirait d'une façon civilisée alors que d'autres se défendraient en utilisant des techniques de Kung-Fu provenant de nulle part (à moins que ce soit une de leur vie antérieure) et qu'on en ressortirait indemne alors que d'autres seraient blessés voire tués... Mais comme je viens de dire, on ne peut QUE se l'imaginer !
La guerre, ça se vit plus que ça ne se prévoit ! Anxieux que je suis par nature, j'allai donc à ce magasin avec une peur viscérale...
Et là : l'horreur ! Il n'y avait pas un, pas deux, pas trois, pas quatre, pas cinq, pas six... un ange passe... Pas cent cinquante huit, pas cent cinquante neuf, pas cent soixante... Mais plus de CINQ CENT personnes devant le magasin ! O_O
On m'avait bien devancé sur ce coup-là... J'aurais jamais dû m'arrêter pour pisser sur le gazon d'un de mes voisins, j'en étais sûr ! >_<
Pas moins de mille yeux se tournèrent vers moi. Sauf que, au lieu d'être des yeux remplis d'admiration comme si j'étais une idole de la chanson sur un podium, c'étaient des yeux à la fois apeurés de voir un nouveau consommateur (synonyme de concurrence) et à la fois haineux. La guerre allait être rude, c'était à présent inévitable...


Permettons-nous de faire un saut dans le temps pour passer directement à l'ouverture du magasin (inutile de vous conter la nuit insupportable que j'ai passé devant ces gens qui se nourrissaient de tout ce qu'ils trouvaient devant eux : insectes, animaux de compagnie... Et même d'enfants ! Je n'avais pas fermé l'½il de la nuit et j'avais eu bien raison ! "Nous partîmes cinq cent mais nous revîmes point cinq mille"... Nous furent plus que deux cent le lendemain).
L'ouverture du magasin approchait. D'une minute à l'autre, j'allais avoir comme seule préoccupation ma survie et la recherche des articles que je convoitais (je pense que je peux vous le confier à vous, et rien qu'à vous... Je rêve d'obtenir ces fameuses guimauves en forme de "mâchoire de vampire"... Pouvoir acheter un nombre conséquent de ces confiseries à seulement 1¤ était un rêve pour moi... Les autres pouvaient bien se battre pour le reste, je m'en fichais royalement). Grâce à l'importante disparition/ingestion d'être humain cette nuit, j'avais réussi à gagner de la place... Mais était-ce suffisant ?


Alors que je me munissais d'un plan (dimension : 15/10cm) du centre commerciale pour réviser les lieux stratégiques (raccourcis et autres cachettes du magasin), une sonnerie similaire à celle du premier mercredi du mois nous prévinrent de l'ouverture imminente de la journée de solde. Prêt ? PARTEZ !
Je me sentais comme soulevé du sol, comme si je portais des ailes sur mon dos. Ce n'était pas un délire de ma part, nous étions si collés les uns à côté des autres en pénétrant dans le centre commercial que mes pieds se balançaient dans le vide. Super ! J'allais pouvoir, durant quelques secondes, conserver mes forces en me laissant entraîner par la marée de foule et ainsi... EH ! EH ! DOUCEMENT !
Ce troupeau de moutons virait à gauche, alors que mon plan stipulait que le chemin le plus rapide pour atteindre mon St-Graal gélatineux était face à moi ! Il ne me tarda pas d'avoir une idée, la seule réalisable : NAGER !
Tel un chanteur se faisant porter par une dizaine de fans, je nageais la brasse au-dessus de la foule, évitant le courant très puissant qu'elle créait et qui se dirigeait vers la gauche.
Après quelques mouvements dignes d'un nageur professionnel, je fus de nouveau sur pieds. Inutile de remercier le ciel d'être encore entier dans une telle excitation... Je repris la course aux bonbons bien sûr ! Suite à quelques difficultés pour retrouver le rayon qui m'intéressait, je fus finalement face à lui...


Il était là, à porter de main, devant mes yeux ébahis. LE sac de "mâchoire de vampire" gélatineux (parmi tant d'autres, bien évidemment). Une aura de lumière frappait le sac, comme bénis par les Dieux, et sa splendeur m'éblouissait. Et alors que je m'apprêtai à me le saisir, une main autre que la mienne passa devant mon visage. C'était... Oh non... Tout mais pas ça... C'était... UNE VIEILLE DAME !
Le diable s'était incarné dans cette dame enveloppée de peau fripée, il ne faisait aucun doute. Et derrière son éc½urant "pardonnez-moi, jeune homme..." se cachait une détermination presque effrayante ! Mon bonnet en peau de bouc ne l'avait pas fait fuir, mes gants de piques ne l'avait pas effrayés, cette vieille était bien décidée à prendre ce sac de gélatine (et peut-être même d'autres !), point n'en doute ! Mais ce serait mal me connaître mes cher(e)s ami(e)s si vous pensiez que j'allais faire preuve de gentillesse à son égard, ou d'une quelconque galanterie.
J'ouvris mon imperméable et en sortis ma télécommande à rayon plasmatique (en d'autres mots, une sorte de sabre laser façon Star Wars). Ce geste incita mon adversaire sénile à brandir sa canne devant moi. Les hostilités étaient ouvertes !

A suivre dans le prochain article : Francis Jones et la quête des guimauves !


- Francis -
# Posté le dimanche 07 janvier 2007 08:42
Modifié le dimanche 31 août 2008 12:37

Un... Dos... Tres ! (Bis)

Un... Dos... Tres ! (Bis)

(cette photo, aussi étrange soit-elle, est bien réelle ! ^_^)

La suite des aventures de : Francis Jones et la quête des guimauves !

(Le titre de l'article (comme le précédent) fait évidemment référence à la série TV du même nom... Inutile de vous expliquer pourquoi ! ^_^)

Un grand combat se préparait entre Mamie Nova et moi. Sa canne en bois d'un côté du ring, ma télécommande à rayon plasmatique de l'autre. Tout allait se jouer lors de cet affrontement. Le prix à gagner était énorme, au-delà de tout ce que mon c½ur d'enfant espérait depuis longtemps (richesse, amis, console nouvelle génération...), à savoir des guimauves en forme de "mâchoire de vampire" ! Pour ça, j'étais prêt à tous les sacrifices, dont la politesse envers cette cruche toute fripée !

Elle porta le premier coup que j'évitai avec une aisance particulière qui laissait sous-entendre que je m'étais déjà battu contre un ours blanc dans ma vie (ce qui n'était pas tout à fait vrai, en réalité c'était contre un raton-laveur gris), et j'enchaînai avec mon arme. De grandes étincelles surgirent au bout de notre "sabre" respectif. Des téléviseurs se trouvaient sur le rayon face à celui des confiseries (étrange, dites-vous, comme endroit pour deux marchandises si différentes ? Qui vous a dit que mes délires étaient logiques ?). Et, sans m'en rendre compte, mon arme alluma la télé et changea rapidement de chaîne. Oui, sans m'en rendre compte vu que j'étais bien plus préoccupé à éviter les coups de cette furie gourmande que de savoir ce qui pouvait bien passer à cette heure-ci. Et pourtant, ce fut la télé qui me sauva.

Alors que mon arme à rayon plasmatique s'affaiblissait (à cause d'une sous-marque de piles que j'avais inséré dans ma télécommande, honte à moi), la vieille peau prenait le dessus. J'allais y rester, tôt ou tard ! Je ne m'avouais jamais vaincu, en temps normal, mais je savais reconnaître le talent quand je le voyais, et le Diable qui s'était incarné dans cette Mémé "Pacemakerisée" était fortiche... Très fortiche ! Cette grand-mère s'était sûrement entraînée de longs moments dans sa maison de retraite pour protéger son bol de soupe de 17h car je ne voyais pas comment elle pouvait être aussi douée autrement. Et alors que je posais mon genoux à terre, prêt à accepter le coup final qu'elle me réservait, ma télécommande zappa de chaîne avant d'épuiser toute l'énergie fournie par les piles bas-de-gamme.

Les yeux fermés, les sourcils froncés, j'attendais patiemment le coup de grâce de cette Mémé "Parkinsonnisée" qui allait pouvoir jouir de ces guimauves que je chérissais tant... Mais rien ne se passa. M'avait-elle épargné ? J'osai ouvrir un ½il et me rendit vite compte du miracle qui s'était produit.

Cette clémence que j'eus pour ma vie, je la devais à la télé ! Car oui, après une page de publicité où un jeune chanteur faisait la promotion de la reprise de la chanson "Y'a de la joie" de Charles Trenet (en version Rap, dont il me semblait avoir entendu quelque chose comme : "Ca'me ta joie ! Et dit bonjour à ces D'moiselles... Ca'me ta joie ! Tu m'brises les burnes avec tes problèmes"), il y eut le début en exclusivité sur cette chaîne (en dehors des nombreuses rediffusions sur les chaînes locales, bien sûr) de l'épisode 23 de la saison 38 de "l'inspecteur Derrick", soit le dernier épisode où jouait l'acteur Horst Tappert dans le rôle de l'inspecteur (avant qu'on ne le remplace par Patrice Laffont qui maîtrise merveilleusement mal l'Allemand). Cette chance inimaginable venait de me sauver la vie. Oui, tout être humain savait que Horst Tappert était le sex symbol incarné aux yeux des femmes septuagénaires, et cette Mémé "Alzheimerisée" ne venait que de confirmer cette vérité. Elle lâcha sa canne, se mit en tailleur et se laissa hypnotiser par la boîte à image. Il y avait bien un Dieu sur Terre, et ce Dieu travaillait pour cette chaîne !

Désintéressé de connaître les aventures de cet inspecteur soporifique à la noix, je me retournai vers mes précieux (à imaginer avec la voix de Gollum du "Seigneur des anneaux"). La même aura de lumière de tout à l'heure réapparut devant le premier sac de guimauve qui s'offrait à mes yeux. J'ouvris sans hésitation mon manteau multifonction et en extirpa une épuisette géante. La chasse était ouverte !

Je donnai, à l'aide de ma nouvelle arme, de violents coups sur l'étagère, attrapant le moindre sac de guimauve qui s'y trouvait. Je rigolai, je chantai, je sautillai telle une écolière finissant son dernier jour de classe ! J'étais E... R... E... (prononcé "heureux"). Plus rien ne pouvait m'empêcher d'atteindre la caisse pour acheter mes provisions, si ce n'est...

Je sentis des tremblements sur le sol. Soit un troupeau d'éléphant s'était échappé d'un zoo et se précipitait vers cette journée de solde (ce qui ne m'aurait pas franchement étonné), soit j'avais de nouveaux concurrents qui n'allaient pas tarder à arriver !
Je jurai contre le mauvais sort qui s'acharnait sur moi tout en prenant mes jambes à mon cou ! Mon épuisette pendait derrière mon épaule et je croisais les doigts pour que les sacs de guimauve ne se fassent pas la malle !


Je n'avais pas le temps de vérifier sur mon plan le chemin le plus rapide pour atteindre la caisse, et ce fut fatal pour moi. Sans m'en rendre compte, je tournais toujours à droite dès que ce chemin s'offrait à moi, ce qui faisait que je tournais en rond ! Honte à moi qui n'avait pas réfléchi avec cette peur envahissante. Les monstres à mes trousses convoitaient mes précieux, et je sentais que je n'allais pas tarder à les rencontrer.
Mes craintes se confirmèrent, je me retrouvai face à une bande de jeunes de 5 à 8 ans. Mais il n'était pas trop tard pour fuir ! Je pouvais faire demi-tour ! Sauf qu'en me retournant, je vis une bande de petits vieux de 70 à 85 ans. Me trouvant dans un étroit rayon, j'étais bel et bien encerclé...

A suivre dans le prochain article, le dernier épisode de : Francis Jones et la quête des guimauves !


- Francis -
# Posté le lundi 08 janvier 2007 08:32
Modifié le dimanche 31 août 2008 12:36

Un... Dos... Tres ! (Bis... ous !)

Un... Dos... Tres ! (Bis... ous !)

(je vous assure que cette photo n'est pas un montage ! ^_^)

Voici le dernier épisode tant attendu (par moi-même) des aventures de :
Francis Jones et la quête des guimauves !

Face à moi, un groupe de casse-bonbon (âgé de 5 à 8 ans), derrière moi, un groupe de casse-croûton (âgé de 70 à 85 ans). Moi, ma schizophrénie, moi, mon épuisette et encore moi étions seuls ! Un silence planait. On n'entendait pas un seul petit morver, pas un seul vieillard tousser. Ces monstres humaient l'air et volaient l'odorat qui émanait de mes précieux ! C'était intolérable, il fallait en finir une bonne fois pour toutes !

Si l'inspecteur Derrick n'avait pas réussi à hypnotiser tous les vieux, j'allais de ce pas m'en occuper moi-même ! J'ouvris mon manteau multifonction et en sortis quelque chose que je tendais devant moi, suffisamment prêt pour que ceux qui avaient oublié leurs yeux (=> leurs lunettes pour les non-habitué(e)s à mon humour ! ^_^) puissent découvrir facilement ce que je tenais dans les mains. C'était chaud, liquide et ça sentait bon. Tout vieillard qui se respecte savait reconnaître un bol d'une soupe onctueux quand il en voyait un. L'apothéose de ce repas appétissant ? Des croûtons en forme de... Dinosaures ! OUI MES AMI(E)S ! Aussi incroyable que... Incroyable, j'avais pu dégoter des croûtons en forme de dinosaures (cet article étant épuisé depuis 1997... Comme quoi, quelque soit leur forme, les dinosaures sont destinés à disparaître).

J'avais devant moi non plus des vieillards, mais des loups affamés ! Ils étaient une bonne dizaine, si ce n'est cent, mais il n'y avait qu'un bol de soupe ! Je pris grand soin de mettre un couvercle sur le bol pour ne pas gâcher la nourriture (et conserver la chaleur du plat) avant de le lancer sur eux. L'astuce fonctionna à merveille : (fausses) mâchoires, ½il de verre et autres prothèses voltigeaient au-dessus de la mêler qu'ils étaient en train de créer. Les petits vieux occupés pour le moment, il ne manquait plus que les jeunes...

Qu'est-ce que je pouvais trouver dans mon manteau multifonction (de la même marque que le sac de Mary Poppins, vous l'aurez deviné !) pour occuper ces jeunes futurs délinquants ? C'était fini l'âge des Bisounours, du Club Dorothée et des Chocapic. Maintenant c'était l'avènement du langage de rue, des pantalons à chier dedans (je vous laisse le soin de vous représenter l'image) et des portables à fonctions SMS / MMS / Visio / Bluetooth / Appareil photo / Caméra / Accès internet / Cafetière... Et j'en passe ! Qu'est-ce qui pouvaient motiver ces jeunes à ne plus convoiter mes guimauves ?
Un lecteur MP3 ? Échec, il sortirait leur lecteur MP4... Une PS2 ? Échec, il sortirait la leur PS3 (importé du Japon)... La pire des immondices que ce soit visuelle, auditive ou olfactive ? Échec, il sortirait leurs goûts musicaux (c'est petit, je sais... Tout comme la taille de ces gamins ! ^_^). Et c'est alors que j'eus l'idée infaillible ! Le moyen de faire échec et mat ! Qu'est-ce qui poussait ces jeunes futurs délinquants à transgresser les lois ? Une société bien trop frustrante pour eux, bien sûr !


Je pointai du doigt la horde de vieillard qui étaient déjà exténués de leur bataille pour la soupe aux croûtons délirants et je dis : "ce sont eux la cause de tous vos soucis ! Ce sont eux qui vous feront travailler jusqu'à votre mort ! Moins ils seront nombreux et moins longtemps vous aurez à travailler !". Les oreilles pointées vers le haut, le regard mauvais et le rire jaune, ces gamins avancèrent dans le rayon et me longèrent sans prêter attention à mon épuisette remplie de sucrerie. Ils étaient bien décidés à rajeunir la population de la ville et je ne pris pas la peine de contempler les désastres que j'avais provoqués. Je repris ma course jusqu'à la caisse la plus proche...
J'avais réussi ! Après quelques minutes de recherche, j'avais enfin trouvé la caisse me permettant de sortir de cet enfer. Et alors que je sortais mon porte-monnaie de mon manteau multifonction, je vis cette étiquette sur la caisse : "+ de 50 articles".


Ces maudits ! Ils avaient tout prévu ! Toutes les caisses forçaient chaque consommateur à acheter plus de 50 achats afin d'être sûr de vider leur stock dans les temps... Et après un léger calcul dans ma tête, je découvris que je n'avais que 49 sacs de guimauves...
Que faire ? Je ne pouvais pas risquer d'aller chercher un article supplémentaire avec la menace qui pesait sur mes précieux. Je demandai alors d'une douce et séduisante voix si je pouvais passer quand même avec seulement 49 articles de leur magasin.
Mais ma voix remplie de tendresse ne percutèrent pas un instant les oreilles du caissier. Malheureusement, je ne pouvais pas jouer de mon charme ailleurs, il n'y avait aucune caissière ! De plus, aucun des caissiers ne laissait deviner une certaine homosexualité ! Mon charme n'allait donc fonctionner sur personne... Tout était fini...


Tout du moins, c'est ce que le consommateur moyen se serait dit ! Mais j'étais Francis Jones ! Et ma quête était celle des guimauves (d'après le titre). Je n'allais pas m'avouer vaincu maintenant ! Pas après ce que je venais de surmonter comme obstacles ! Je décidai de partir sans payer (j'oubliais de dire aux plus jeunes qui lisent mon blog qu'il est formellement interdit de reproduire mes actes, aussi spectaculaires et classes soient-ils !).
Je courus droit devant, et alla vers la sortie du magasin alors que le caissier sonna l'alarme (soit il était mécontent que je vole sous son nez, soit mon charme de tout à l'heure avait réveillé une homophobie à mon égard !). Un vigile d'une carrure imposante courut à mes trousses. A cette vitesse, je n'aurais jamais le temps d'atteindre la sortie !


Je sortis machinalement un flacon de parfum Fleur d'anus n°5 que je versai derrière moi. Le liquide se répandit sur le sol et eut les effets escomptés. Le vigile glissa puis tomba par terre. Malheureusement, son grand élan lui fit faire des roulades ininterrompues. Cette véritable masse de muscle roulait derrière moi tel un rocher dévalant une montagne. La sortie était droit devant, et la solution se construisait déjà dans ma tête !
Je sortis un puissant acide de mon manteau (en ch½ur : multifonction !) et, tout en plongeant à travers les portes, je lançai un jet de cet acide corrosif sur le dispositif de fermeture des portes automatiques. Le dispositif crachouilla et les portes se fermaient lentement derrière moi lorsque je me rendis compte que je me sentais plus léger. Pourquoi est-ce que je me sentais... MON ÉPUISETTE !


Je me retournai subitement et vit mon épuisette par terre, encore située à l'intérieur du magasin, et le vigile qui roulait dangereusement sur moi, et les portes qui se fermaient peu à peu, et...
Tel Indiana Jones (je pense que vous aurez tous remarqué le gros clin d'½il), je me saisis de mon épuisette et le sortis juste avant que les portes ne se referment. Le vigile se cogna brusquement sur les portes condamnées. Il était sonné.
Soudain, venant de nulle part, "Calogero" apparut près de moi en chantant : "j'arrive à me glisser juste avant que les portes ne se referment".
Parfaite chanson pour une mission bel et bien réussie ! Le soleil était resplendissant, comme s'il voulait me féliciter pour mon aventure. L'épuisette était sur mon épaule. J'avais le sourire jusqu'aux oreilles. Et je rentrais chez moi, victorieux !

THE END

Bonus de ma mission : Deux semaines après ma victoire, je prenais rendez-vous chez le dentiste... >_<


- Francis -
# Posté le mardi 09 janvier 2007 10:06
Modifié le dimanche 11 janvier 2009 10:22

La manifestation !

La manifestation !

Viens dans mon délirium, c'est du bon délire que je te prépare !

Avez-vous déjà manifesté dans votre vie ? Moi non (réellement) mais je me suis toujours imaginé que ça se passerait ainsi.

Accompagné par plus d'une centaine d'autres fanatiques, je menais la marche pour une grande cause. Nous étions en train de manifester ! Oui, nous voulions le grand retour de "ma sorcière bien-aimée" sur nos téléviseurs ! Malgré les dizaines (vingtaines, dites-vous ?) rediffusions de cette série aimée par nous tous (soit environ cent cinquante fans), nous étions toujours aussi friand des aventures de Samantha et Jean-Pierre (sans oublier Endora). Nous allions attaquer la chaîne (vous vous doutez de laquelle) de ne pas avoir rediffuser cette année, comme toutes les précédentes, cette inoubliable série (si ce n'est pour ceux qui souffrent d'Alzheimer).

J'avais pour l'occasion sorti le grand jeu : une gigantesque pancarte (tenue par une dizaine de fans) où était représentée une photo de "Elizabeth Montgomery" (Samantha) et son incroyable sourire (dont les lèvres avaient été pailletées par mes soins); nous étions tous habillés du costume (respecté au détail prêt) qu'on voyait dans le générique de début de cette série (le costume de sorcière noir et rouge de Samantha); sans oublier le balai que nous avions tous dans le... Enfin... Que nous avions avec nous, prêt à le dégainer si besoin était. Je dois bien avouer que, sans la pancarte, les gens auraient davantage cru à un défilé de Drag-queen plus qu'à une manifestation. Mais... Mais nous nous fichions royalement du regard des autres, notre seule préoccupation était d'être entendu. Par contre, avions-nous choisi le mauvais jour ? Possible...

Alors que nous défilions dans la campagne, soutenu par les meuglements des vaches, une autre manifestation avait lieu sur Paris concernant le CPE. Oui, notre "audience" était faible, si ce n'est inexistante. Pas une seule fois à la télévision, les journalistes ont parlé de notre manifestation. Nous ne sommes même pas passés dans la rubrique "chien écrasé" ! Pour sûr, il y avait un testicule dans le champ des légumes (comment ça, ce n'est pas exactement ça l'expression ?).

Mais nous ne nous sommes pas laissés abattre pour autant. Nous avons manifesté de nouveau quelques mois plus tard ! Et cette fois, pas d'erreur ! Nous étions sur Paris ! Il était évident que ce n'était que dans cette ville que nous serions entendu, si ce n'est au moins aperçu ! D'autres personnes fort gentilles ont bien voulu manifester avec nous, sans se rendre compte du quiproquo qu'il y avait dans le but de la manifestation (sûrement dû à nos costumes !). Nous avions visiblement encore choisis le mauvais jour...
Nous, nous manifestions pour "ma sorcière bien-aimée"... Eux, ils manifestaient pour la grande parade qu'est "la Gay-Pride"...


- Francis -
# Posté le jeudi 11 janvier 2007 04:27
Modifié le dimanche 31 août 2008 12:36

La grande aventure !

La grande aventure !

Aurélie et moi, deux amis toujours prêts à risquer corps et âme pour de nouveaux paysages, de nouvelles connaissances et de nouvelles péripéties...

Épisode I

Se faire kidnapper par des pirates, ça a du bon :
(+) Tu bosses toute la journée, ce qui te permet de t'occuper et donc de ne pas voir le temps passer.
(+) Tu n'as juste qu'à faire mine d'être épuisé pour être nourri.
(+) Tu ne payes pas de loyer et tu voyages gratuitement et continuellement sur un bateau.
Comme du mauvais :
(-) Tu n'es pas payé.
(-) La nourriture qu'on t'offre est abjecte.
(-) Les conditions de vie laissent à désirer (bien que je me sois lié d'amitié avec un rat mort dans un fond de cale !).
Ah oui, j'oubliais... Travailler pour des pirates contre ton gré, ça finit par te rendre fou... @_@


Dès que notre bateau (je dis ça mais nous n'avions aucun droit sur ce moyen de transport) s'arrêtait à un port, les pirates partaient se saouler pendant que Aurélie et moi (enchaînés à un boulet nommé "Patrick", un pirate mort depuis au moins trois mois et pesant plus de cent kilos, nous empêchant ainsi de s'enfuir) nettoyions derrière eux le sel de mer qui s'incrustait dans la coque du bateau mais aussi les traces de vomissures pour ceux qui avaient le mal de mer. La photo que vous voyez, c'était l'entraînement du matin. Cet échauffement aussi primordiale que... Obligatoire durait entre deux et trois heures (pour nous mettre en forme), le temps pour les pirates de décuver de leur soirée bien arrosée.
Ensuite, c'était direction la mer ! "Renaud" disait peut-être : "Ce n'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme... Tatatam !", mais force est de constater que les pirates savaient appréhender la mer ! Ils avaient ça dans le sang ! (le sang dissimulé derrière la peau. La peau dissimulée derrière le tatouage. Le tatouage dissimulé derrière la crasse. Car oui, qui dit pirate dit aussi ne pas se laver et sentir la mort, d'après le manuel du bon petit pirate que je lisais étant jeune).


Alors que je finissais de manger ma soupe d'eau salée et mon pain rassis (Aurélie avait droit, quant à elle, à une plus grosse portion de pain rassis puisque c'était une femme... Discrimination ! >_<), le chef des pirates vint nous voir. C'était le grand, le méchant et l'unique : "Barbe Happapa". Il avait une offre à nous faire ! Miracle ! A croire que les revendications qu'avait faites Aurélie pour nos conditions de vie n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd (bien que ce pirate avait des oreilles de bois... Bah oui, certains pirates ont une jambe de bois, d'autres un bandeau sur un ½il crevé ou encore un crochet à la place de la main. Le nôtre avait des oreilles de bois qu'il ponçait tous les matins !). Son offre, la voici : Nous avions deux heures devant nous pour préparer un spectacle pouvant divertir ces buveurs de bière, pour la simple et bonne raison que la mer nous avait éloigné du prochain port où nous devions accoster. En contrepartie, selon l'audience que remporterait notre spectacle, Barbe Happapa nous offrirait une seconde louche d'eau salée pour chaque repas.

Il était hors de question d'accepter cette offre ! D'un simple coup d'½il, j'avais bien compris qu'Aurélie était d'accord avec moi. Je me suis levé et je l'ai remis en place cet idiot de pirate !
Tout du moins, c'aurait été ce que j'aurais fait si j'étais plus courageux. Mais une louche supplémentaire d'eau salée, aussi infecte soit-elle, ne se refusait pas ! C'était d'ailleurs tout ce que nous pouvions obtenir d'eux pour le moment, j'en étais conscient. J'acceptais donc en ayant un sourire forcé. Aurélie fit de même, dépitée devant mon découragement. Mais la prochaine fois, pour sûr que je défendrais nos droits Aurélie !


Deux heures pour préparer un spectacle, c'était peu. Trop peu pour trouver des idées. Trop peu pour faire des répétitions. Mais bien assez pour trouver un plan d'évasion et finalement improviser notre spectacle lorsqu'on se trouverait devant ces gros pleins de soupes (non pas d'eau salée). Un plan se mettait en place, et les yeux pétillant d'Aurélie à l'idée de pouvoir retrouver sa liberté me réchauffait le c½ur. Notre plan devait être infaillible. C'était notre seul et dernière chance de pouvoir sortir de cet enfer qui durait depuis bien trop longtemps (c'était notre troisième jour de kidnapping, rendez-vous compte !)

Suite dans le prochain article : Épisode II.


- Francis -
# Posté le vendredi 12 janvier 2007 08:36
Modifié le dimanche 11 janvier 2009 10:23

La grande vague !

La grande vague !

La suite du grand Kidnapping d'Aurélie et de Francis !

Épisode II

La nuit tombait, et Aurélie et moi étions prêts ! Ils voulaient un show ? Ils allaient en avoir un ! Ancienne somptueuse danseuse classique, Aurélie avait un savoir faire innée en ce qui concernait le rythme et les pas de danse. Ancien grand comique, j'avais appris quelques leçons de bien-séance pour présenter un spectacle.

Elle était déguisée en un pirate très ressemblant. Elle s'était collée une moustache à base des poils du balai que nous utilisions pour essuyer les... Peu importe. Elle avait emprunté un seau pour s'en faire un chapeau et avait arraché le pied de deux autres balais qu'elle posa sur ses épaules pour en faire des épaulettes. En guise de cerise sur le gâteau, elle avait trouvé un bandeau qu'elle accrocha tout d'abord autour de ses yeux, puis préféra (pour des raisons pratiques) en cacher qu'un ½il. En temps normal et dans d'autres circonstances, on l'aurait pris pour une clocharde. Mais ce soir-là, c'était sans aucun doute la plus belle des pirates ! Et la lune jetait ses rayons sur elle, ne la rendant que plus séduisante qu'elle ne l'était ! (oui, le kidnapping ne détruit pas totalement le romantisme... ^_^)

Quant à moi, j'étais habillé en belle et séduisante femme. J'avais une serpillère dont la bâton était coincé derrière mon dos et dont le pied, qui s'éparpillait sur ma tête, me faisait de magnifiques cheveux qui sentaient l'algue pas fraîche. J'avais trouvé dans l'un des placards de Barbe Happapa une grande robe bleue. De deux choses l'une : soit elle appartenait à une ancienne femme qu'il aurait massacré après l'avoir abusé sexuellement (oui, la tendresse chez les pirates n'existe pas), soit Barbe Happapa nous cachait une sympathique part de féminité sous son caractère exécrable. Cette robe, plus grande que moi, m'empêchait de marcher sans écraser le tissu. Comme si avoir un balai dans le dos (j'ai bien dis dans le dos) ne suffisait pas (j'étais droit comme un pique, dans l'incapacité de baisser ma tête pour voir où je marchais), il fallait en plus que mes pas à l'aveuglette soient déstabilisés par une robe trop longue. Enfin bon, le résultat était là, j'étais une séduisante femme aux yeux de ses pirates (peut-être même un peu trop ! >_<)

Notre chorégraphie était splendide ! Aurélie s'était déchaînée dans son improvisation, et moi je suivais exactement ses pas avec quelques mesures de retard (et surtout avec des difficultés). Les pirates riaient de joie, applaudissaient pour encourager Aurélie de poursuivre voire d'accélérer ses pas.
Ensuite, pour mon improvisation, j'avais décidé de reprendre la plupart des pas de dance d'Aurélie tout en chantant. Une chanson dont je vous fais seulement part, ci-dessous, du refrain (c'était un remix personnel de la célèbre chanson In the navy des "Village People") :

Join the pirates
You will can have a green parrot
Join the pirates
You say goodbye at your parents
Join the pirates
Come on now, and take your blindfold !
Join the pirates... Join the pirates... Join the pirates
You will wash you just once a year !
Join the pirates
You will can kill many wimp here
Join the pirates
Come on now, and take your blindfold !
Join the pirates... Join the pirates...

Ce fut un franc succès. Alors que j'improvisais avec un naturel déconcertant cette reprise de chanson qu'aucun de ces pirates ne connaissait (c'est vrai que des pirates écoutant les "Village People"... C'est rare !), mes paroles touchèrent leur c½ur et Aurélie profita du fait qu'ils n'aient d'yeux que pour moi (ou pour mon déguisement, qui sait ?), pour s'écarter de la scène et détacher soigneusement la corde qui maintenait la petit barque de secours à hauteur du bateau. Oui, cette barque était notre seule échappatoire, et j'espérais bien détourner suffisamment leur attention pour qu'on puisse s'enfuir, tout du moins Aurélie.

Les pirates, émus par mes paroles (je sais pas où se trouvait l'émotion dans ma chanson, mais bon) s'enlaçaient les uns avec les autres, en murmurant sous des larmes de tristesse des choses du genre : "je t'aime même si tu as une jambe de bois" ; "excuse-moi de m'être moqué de ton ½il de verre" ou encore "je profite de ce câlin pour te donner rendez-vous dans ma chambre cette nuit". Ils étaient si touchants... Si sincères... Et si occupés !
C'était le moment opportun pour fuir cette mascarade, mais alors que je me tournais vers Aurélie pour la rejoindre dans la barque de secours qu'elle venait de descendre en mer, je me pris les pieds dans ma robe et tombai sur le dos. Le manche de la serpillère m'empêchant de me relever...

Suite et fin dans le prochain article : Épisode III.


- Francis -
# Posté le samedi 13 janvier 2007 06:39
Modifié le dimanche 31 août 2008 12:34