La grande évasion !

La grande évasion !

Suite et fin du grand Kidnapping d'Aurélie et de Francis !

Épisode III

Étalé sur le dos, agitant les bras désespérément tel une tortue, il m'était dans l'incapacité de me relever avec ce manche à serpillère qui me maintenait au sol. Les pirates allaient tôt ou tard ce rendre compte que le spectacle prenait une tournure des plus étranges. Que pouvais-je faire ? Aurélie était déjà installée dans la barque, attendant impatiemment que je la rejoigne. Il fallait distraire ces pirates... Mais comment ?

Ma chanson improvisée avait eu du succès, peut-être qu'en la rechantant je... Non, inutile d'espérer qu'ils soient de nouveau émus par mes paroles. Si seulement les pirates pouvaient être aussi idiots que sales et vulgaires. Qu'est-ce que je pouvais bien chanter sur un bateau ? Le thème des pirates ayant fait mouche (je ne parle pas ici de l'assistant du Capitaine Crochet ! ^_^), il me suffisait donc de trouver une autre chanson et... Mais oui !

Me souvenant des paroles de "Céline Dion" de la chanson My heart will go on du film "Titanic", je décidai de profiter encore de mon costume de jeune femme pour amadouer une nouvelle fois ces porcs. Bien que toujours couché, j'ajustai mon soutien gorge où était dissimulé deux morceaux de pain rassis (notre ration du soir qu'Aurélie et moi avions décidé de sacrifier pour rendre mon déguisement plus crédible) et je fis place à une nouvelle improvisation. Il fallait des paroles qui puissent toucher de nouveau le c½ur de ces pirates (je ne vous ferais part ici que du premier couplet et du refrain que j'ai interprété devant eux). Et un, et deux, et un, deux, trois, quatre...

Every time in my thoughts
I see blade. I smell blood
I see my destiny in... The moon

Powder on his clothes
And pain on his body
I feel fear in my en... nemy

Al... though I am a woman
I believe that I'll become a pirate
My... Strengh, I can prove it to you
I kill thanks to my blade sharp
And I taste blood of victory

Le résultat n'eut pas l'effet escompté. Au lieu de recevoir des applaudissements, j'ai été hué ! Bien que mes paroles sonnaient justes, mon improvisation m'avait fait complètement oublier l'effroyable misogynie qui planait sur ce bateau. Mon plan venait de tomber à l'eau, et si je ne faisais pas quelque chose rapidement alors j'étais fichu.
C'est alors qu'elle surgit. Toujours habillée de son costume de pirate, Aurélie se mit devant moi en me faisant un clin d'½il et reprit le flambeau en dansant avec une aisance et élégance rare ! Merci Aurélie...


Sans hésité et profitant de l'inattention des pirates, j'arrachai mes vêtements de femme et je rampai sur le dos à reculons, pour glisser le manche à serpillère le long de mon corps. Ce n'est qu'ainsi que je pus être de nouveau libre de tout mouvement. Et alors que je me relevai, je vis Aurélie être tenue par les hanches par Barbe Happapa qui, lui, était tenu par les hanches par un autre pirate, et ainsi de suite.

Cette véritable chenille humaine dansait en sautillant. Un large sourire apparaissait sur les lèvres des pirates, derrière l'épaisse barbe crasseuse qu'ils possédaient. Il fallait que je joue de leur naïveté actuelle !
J'accourus vers la cabine de commandant, la serpillère à la main, et ouvrit la porte en faisant signe à Aurélie de les faire venir par ici. Celle-ci, en tête de la file indienne, entraîna lentement la bande de gai-luron à l'intérieur de la cabine. Aucun pirate ne se doutait de ce qui les attendait. Aurélie repoussa les mains de Barbe Happapa et s'enfuit de la cabine. J'eus juste le temps de lire la surprise dans les yeux de ces ignobles crasseux avant de fermer la porte de la cabine. J'utilisai alors ma serpillère pour bloquer la poignée. Ça n'allait pas les retarder indéfiniment, mais suffisamment pour nous enfuir !


Aurélie et moi coururent jusqu'à la barque de secours et pagayèrent vers notre liberté. Nous étions soulagés, fatigués mais heureux, et nous chantèrent en ch½urs mon improvisation Join the pirates tout en nous éloignant de nos kidnappeurs...

THE END

Bonus de fin : Aurélie et moi eurent par la suite beaucoup de mal à manger autre chose que de la soupe d'eau salée et du pain rassis. Comme quoi, avec l'accoutumance...


- Francis -
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# Posté le dimanche 14 janvier 2007 08:58

Modifié le mercredi 19 novembre 2008 12:46

L'approche d'une Belette...

L'approche d'une Belette...

Il va de soi pour notre conservation, qu'il ne faut pas mettre son doigt n'importe où !
(cf. photo)

Quand vous attendez quelque chose comme le Messie, êtes-vous du genre à attendre sagement que celui-ci veuille bien venir à vous ou plutôt du genre à passer à l'attaque dès que l'opportunité se présente ? Ici vous sera expliqué une manière d'agir parmi tant d'autres, et le Messie portera le nom de Final Fantasy !

Pour rassurer les néophytes de ce jeu vidéo : Un lexique est à votre disposition pour ne pas être largué ! Bonne lecture !

LEXIQUE :
(1) Belette : Surnom attribué à une amie à moi, Aliénor.
(2) Square-Enix : Société responsable de la création de la saga Final Fantasy.
(3) Final Fantasy : Jeu de rôle crée en 1987 qui consiste, généralement dans chaque épisode, à contrôler un personnage qui doit sauver le monde. Cette série est la plus vendue à travers le monde.
(4) Trailers et scans : Bande-annonce et image provenant d'un jeu ou d'un film.
(5) Masamune : Épée dont la lame mesure environ 150cm.


Après avoir vérifié que Belette (1) avait suffisamment d'air pour respirer dans mon sac à dos, je me tournai vers les portes de la firme Square-Enix (2). Armés de courage et de persévérance, il était de mon devoir de faire avancer les choses. Cela faisait bien trop longtemps que l'on nous narguait du dernier Final Fantasy (3) à sortir en nous montrant sans cesse des trailers et autres scans (4). Faudrait que cette société arrête de croire que nous resterons agrippés à ses lèvres indéfiniment ! En tout cas moi, je n'allais pas rester les bras croiser devant la carotte qu'on nous suspendait sous le nez ! J'ouvris les portes de l'immeuble et y pénétra, prêt à agir.

Une atmosphère saine et rassurante régnait dans ce grand hall. A ma droite, l'accueil où une jeune femme me souriait. A ma gauche, cinq ascenseurs menant aux divers étages de l'immeuble. En face de moi, la pièce se finissait par l'entrée dans un long couloir menant probablement à certains bureaux. Je décidai d'aller me renseigner à l'accueil.
Arrivé devant le grand bureau qui me séparait de l'hôtesse d'accueil, celle-ci me salua.
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Bonjour monsieur, en quoi puis-je vous aider ?"
Moi : "C'est pour une réclamation..."
A la fin de ma phrase, je sortis la Masamune (5) que je pointai à côté de son cou (oui... Face à elle aurait été impossible au vu de la longueur de la lame).


Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Oh mon Dieu ! Je vous en supplie épargnez-moi !"
Moi : (en chuchotant) "Du calme, ce n'est qu'un délire que j'écris pour les visiteurs de mon blog, je ne vous ferais aucun mal... Mais si vous pouviez éventuellement continuer à jouer le rôle de la jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose apeurée, ça me ferait plaisir..."
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : (levant un sourcil en signe d'incompréhension) "Que voulez-vous ?"
Moi : "Je veux que vous m'indiquiez le bureau du directeur M. Shinra, s'il vous plaît !"
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "66ème étage, Hall D, secteur Nord-Est, numéro 669."
Moi : "..."
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Vous pouvez emprunter les ascenseurs situés derrière vous pour plus de facilité...
Moi : "..."
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "... Laissez-moi vous expliquez..."
Moi : "Après vous..."


Je la suivis donc jusqu'aux ascenseurs, intrigué par ce qu'elle allait m'expliquer (et aussi déçu qu'elle ait perdu la peur qu'elle avait au début de notre conversation).
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "L'ascenseur 1 vous emmène à tous les étages impairs du secteur Nord, le 2 à tous les étages impairs du secteur Sud, le 3 à tous les étages pairs du secteur Nord, le 4 à tous les étages pairs du secteur Sud, le 5 à tous les étages impairs du secteur Est, le 6 à tous..."
Moi : "... Je ne vois pourtant que cinq ascenseurs ?"
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Les ascenseurs 6, 7 et 8 sont en cours de construction..."
Moi : "Donc je dois prendre l'ascenseur 1 jusqu'au 65ème étage puis l'ascenseur 4 pour aller à l'étage suivant, le 66ème ?"
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Mais vous n'arriverez pas au bon endroit. Vous pouvez plutôt prendre l'ascenseur 4 qui vous emmènera directement à l'étage 66 du secteur Sud"
Moi : "Mais ensuite, il faudra que je prenne l'ascenseur 1 pour atteindre le secteur Nord, c'est bien ça ?"
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Non, car c'est le secteur Nord des étages impairs, et vous n'avez pas à prendre d'ascenseur puisque vous serez déjà au bon étage."
Moi : "Mais si c'est dans le secteur Nord-Est que je dois arriver, comment puis-je l'atteindre puisque l'ascenseur des étages pairs du secteur Est n'est pas encore construit ?"
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Mais vous pouvez atteindre le secteur Nord-Est sans forcément commencer par atteindre le secteur Est ! Vous pouvez atteindre le secteur Nord puis ensuite aller au secteur Est à pied."
Moi : "Mais ne serait-il pas mieux de prendre l'ascenseur 2 jusqu'au 65ème étage et ensuite l'ascenseur 3 pour arriver au secteur Nord-Est de l'étage 66 ?"
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Mais non ! L'ascenseur 2 vous emmènera seulement au secteur Sud, si vous faites ça vous arriveriez à l'étage 66 du secteur Nord-Sud, et ce secteur n'existe pas !"
Moi : "Donc, je dois seulement prendre le secteur 3 pour atteindre l'ascenseur 66, c'est ça ?"
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "..."
Moi : "Mais pour le Hall 669, dois-je aller jusqu'à l'ascenseur D où marcher directement jusqu'au secteur 66 avec un angle de marche Nord-Est ?"
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "LA FERME !"
Moi : "!"


L'hôtesse d'accueil alluma sur le bouton de l'ascenseur 3 et agrippa violemment la manche de mon vêtement.
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Vous prenez cet ascenseur jusqu'au 66ème étage. Une fois arrivé, vous serez au secteur Nord ! Vous irez à pied jusqu'au secteur Nord-Est puis vous vous fierez aux indications pour rejoindre le Hall D. Une fois le Hall D atteint, les bureaux sont rangés par numéros pairs et impairs. Les pairs dans le couloir à gauche de la pièce et les impairs dans le couloir à droite de la pièce. Vous irez à votre droite et la cinquième porte sera le bureau 669. Est-ce clair ?"
Moi : "Euh..."
L'ascenseur ouvrit ses portes, la jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose me poussa à l'intérieur et se frotta les mains en retournant à son bureau.
Moi : "Merci de votre gentillesse ! Bonne journée !"
Jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose : "Tocard !"
J'étais parti pour une longue recherche. Belette remuait dans mon sac, apparemment aussi excitée que moi à l'idée d'arriver au bureau du directeur.

La suite dans le prochain article.


- Francis -
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# Posté le lundi 15 janvier 2007 08:39

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:33

L'attaque d'une Belette...

L'attaque d'une Belette...

Suite de mes (més)aventures dans la firme de Square-Enix.

LEXIQUE :
(1) Prélude : Thème musical principal de tous les Final Fantasy.
(2) Raclette : Plat favori de Belette.


Sous la musique du Prélude (1), je patientai dans cet ascenseur d'une lenteur affligeante... Étage 8... Je réfléchissais à ce que j'allais bien pouvoir dire à M. Shinra, le directeur. Car oui, si je m'étais préparé à tout fracasser dans les locaux, ce n'était pas le cas pour la partie diplomatique de mon plan. Il fallait que je soigne ma prestation et mes arguments, au risque de ne pas être écouté sinon. Bon, je n'avais pas l'aspect vestimentaire adéquat pour négocier, avec ce tee-shirt troué et ce pantalon de treillis, mais ma force de caractère suffirait à plier quiconque à mes exigences ! Surtout que je ne faisais pas ça que pour moi, mais pour des milliers de fans ! Ils y en avaient des raisons de se battre... Étage 10... Mais c'est quoi son problème à cet ascenseur ? Ça doit être vachement pratique si un des employés du 66ème étage fait un malaise et doit être évacué de toute urgence...

Grâce à la magie incroyable de l'ellipse temporelle, j'arrivai soudainement à l'étage 66. La porte s'ouvrit. Une dizaine d'hommes armés jusqu'aux dents étaient devant moi. Quel idiot ! Pourquoi n'ai-je pas neutralisé la jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose qui, de toute évidence, était responsable de cet accueil de la sécurité ?
On me demanda... Non... Plutôt on m'ordonna de manière stricte de retirer lentement mon sac à dos... De mon dos (logique, non ?) et de l'ouvrir devant eux pour vérifier que je ne portais aucune bombe quelconque. C'était ma chance ! Je me pliai aux ordres et, en ouvrant mon sac, je hurlai "ATTAQUE" ! Il n'en fallu pas plus pour que mon Pokémon... Euh pardon... Que Belette sorte de son nid, le visage jouissif (cf. photo), et commence à lacérer les soldats en grands coups de griffes. Ah... Belette...


C'était lors d'une de mes excursions à la montagne que j'avais découvert Belette. Cet animal d'apparence craintive était en plein désaccord avec deux autres animaux. Je reconnus rapidement qu'il s'agissait d'un renard de petite taille et d'un loup blanc. Pour une raison que j'ignore, un homme était près d'eux en chantant : j'entends le loup, le renard et la Belette... J'entends le loup et le renard chanter !
J'accourus près de cette Belette pour la secourir, et un long et périlleux combat eut lieu. Mes hurlements et mon agonie résonnèrent à des kilomètres à la ronde (merci l'écho !). A la fin de ce terrible combat, allez savoir pourquoi, j'étais le seul grand blessé ! Le loup et le renard, après avoir passé leurs nerfs sur moi, partirent fatigués (et je n'allais pas leur reprocher de l'être !), me laissant à moitié mort à côté de Belette, que j'avais secouru. Voyant celle-ci repartir pour se venger du loup et du renard, je me demandai si le plus dangereux des trois animaux, ce n'était pas finalement elle ! Car après ce qu'elle venait de leur faire endurer, j'en venais presque à regretter d'avoir voulu aider un animal qui se défendait parfaitement bien tout seul !
Belette revint me voir et m'aida à retrouver mes forces. Dès lors naquît une belle et sincère amitié entre nous.


Lorsque je repris mes esprits (après m'être perdu dans un flash-back nostalgique), je me rendis compte que Belette s'était déjà débarrassée de tous les soldats. Elle n'avait aucune blessure apparente, ça avait dû être un jeu d'enfant pour elle (ou un jeu de Belette, mais nous ne sommes pas à un mot près). Je récompensai mon amie d'une légère tape sur la tête avant que celle-ci ne retourne dans mon sac que je remis sur mon dos. Au passage, je pris l'une des armes à feu des soldats qui allait sûrement m'aider à l'avenir, si ma Masamune ne suffisait pas comme moyen de pression. J'étais au 66ème étage, au secteur Nord, et il me fallait à présent chercher le secteur Nord-Est.
Je marchais, marchais, et marchais encore... Secteur Nord-Ouest... J'accélérais le pas, encore et encore... Secteur Ouest... Je courais, courais, et courais encore... Secteur Sud-Ouest... Toujours plus vite, toujours plus loin et de plus en plus fatigué... Secteur Sud... C'est en arrivant à ce secteur que je me rendis compte que si j'avais pris le chemin inverse dès le départ, j'aurais atteint le secteur Nord-Est tout de suite après le secteur Nord. Devais-je faire demi-tour maintenant que je m'étais rendu compte de cette abominable erreur ? Devais-je continuer maintenant que j'étais parti en si bon chemin ?


Parmi vous se cache des obsessionnels, je le sais, qui me diront : d'après mes calculs, tu atteindras plus vite le secteur Nord-Est en continuant ton chemin que si tu fais marche arrière maintenant. Allez, ne vous sentez pas honteux de vous avoir pris inconsciemment la tête pour savoir quel chemin je devais prendre à partir du secteur Sud afin d'arriver plus vite à bon port... Je suis obsessionnel tout comme vous ! ^_^

J'arrivai enfin au secteur Nord-Est. EN... FIN ! Mais mon soulagement ne fut que de courte durée. En face de moi, le Hall A. A gauche le Hall B. Et à droite le Hall C. Mais derrière moi ne se trouvait pas le Hall D. Un nerf prépondérant s'afficha sur mon front, et ce fut les mains crispés et les sourcils froncés que j'avançai à travers le Hall C. Après tout, tout le monde savait que le D venait après le C !
Après une longue et épuisante marche, je me trouvai finalement face à un cul de sac. Une fenêtre donnant sur l'extérieur me faisait face. Un suicide à partir du 66ème étage ? Avec mon état mental actuel (de plus en plus déséquilibré), j'aurais pu très bien opter pour cette option sans chercher la moindre culpabilité que cet acte aurait pour mon entourage. Mais encore une fois, Belette intervint au bon moment. Elle sortit de mon sac à dos et rebroussa chemin, en me faisant signe de la suivre. Sans hésité, je courus derrière elle, espérant que son intuition était bonne et qu'elle ne se fiait pas simplement à son estomac en ayant senti une odeur agréable (oui, ce coup-là elle me la déjà faite dans l'une de mes anciennes aventures ! >_<)


De nouveau au milieu de la pièce où étaient indiqués les Halls A, B et C, Belette pénétra dans le Hall A comme par instinct. Je haussai les épaules. Que pouvais-je bien perdre, perdu que j'étais ! (je vous laisse méditer sur cette pensée philosophique. Vous noterez que ce type de phrase n'apparaît que lorsque l'être humain est complètement dépité de la vie, ce qui était mon cas).
Après quelques minutes de course intensive (oui, Belette est un animal rapide, TRÈS rapide !), elle s'arrêta devant une raclette (2) qui se trouvait en plein milieu de la pièce. Que pouvait bien faire ce plat dans un endroit pareil ? Telle aurait été la question que j'aurais dû me poser. Mais, en voyant ma chère amie s'empiffrer de ce plat, la première pensée que j'eus était : "je me suis fait encore piéger par son estomac..."


Heureusement, cette fois-ci, mon pessimisme avait été précipité ! Car oui, en relevant la tête je vis à ma gauche le Hall E. A droite le Hall F. Et face à moi le Hall D ! Ça y est ! La deuxième partie de ma recherche était enfin terminée ! Il ne me manquait plus qu'à trouver le numéro 669, et je me souvenais que l'hôtesse d'accueil m'avait dit de tourner à droite une fois le Hall D atteint. Je m'exécutai, le sourire aux lèvres, sur les dernières paroles de cette charmante jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose quoique pas très patiente question relationnelle.
Je n'eus aucune difficulté (enfin une bonne nouvelle me direz-vous. Je profite d'ailleurs de ce moment opportun pour vous remercier vous, qui avez eu le courage de tout lire ! ^_^), je dis bien aucune difficulté à trouver la porte menant au bureau de M. Shinra. Et alors que je m'apprêtai à toquer, j'entendis un léger cling derrière moi. C'était le bruit qu'émettait un ascenseur arrivant à un étage.


Perplexe. Les yeux hagards. La bouche grande ouverte et laissant échapper un filet de bave. Je restai figé face à cet ascenseur venant de nulle part et situé à cinq mètres de moi. Un homme bien en chair et habillé de façon chic en sortit et passa devant moi en me saluant, avant d'entrer dans le bureau de M. Shinra. Je l'interpellai en lui demandant qui il était et comment se faisait-il qu'un tel ascenseur se trouvait ici.
Homme bien en chair et habillé de façon chic : "Je m'appelle Rufus Shinra et l'ascenseur que vous voyez derrière vous est l'ascenseur privé des personnes importantes telles que moi, afin que le trajet jusqu'à notre bureau respectif soit plus court..."
Moi : "..."
Homme bien en chair, habillé de façon chic et qui dit qu'il s'appelle Rufus Shinra : "Euh... Vous avez un vilain nerfs qui vient d'exploser sur votre front... Et les pupilles de vos yeux sont dilatées... Et... Euh... Vous devriez décrisper un peu vos dents car vos gencives saignent..."


Suite et fin dans le prochain article.


- Francis -

# Posté le mardi 16 janvier 2007 14:27

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:33

L'apprivoisement d'une Belette...

L'apprivoisement d'une Belette...

Suite et fin de mes (més)aventures dans la firme de Square-Enix.

Où étais-je ? Que s'était-il passé ? Je me souvenais avoir finalement rencontré Rufus Shinra, le directeur de la société Suare-Enix, puis soudainement plus rien, le vide total.
Je me trouvai dans un champ s'étalant à perte de vue. Un magnifique champ d'herbes qui se laissait danser par les vagues du vent. Un oiseau. Non, deux. Non, maintenant trois ! Trois oiseaux virevoltaient tout autour de moi en me chantant la douce mélodie du bonheur. Et, pour une raison que j'ignore, je me mis à chanter :

C'est... Le... Morceau de sucre qui aide la médecine à couler,
La médecine à couler... La médecine à couler.
Juste un morceau de sucre qui aide la médecine à couler.
Ça vous rend la vie plus belle.

Et alors que je commençais à sautiller sur place, une splendide rose poussa à mes pieds. Je me penchais vers elle pour la sentir lorsque je me figeai de peur ! La rose était bien habillée et avait le visage de l'hôtesse d'accueil que j'avais rencontré lors de mon entrée dans le bâtiment de Square-Enix ! Une phrase me revint en tête : "vous prenez cet ascenseur jusqu'au 66ème étage. Une fois arrivé, vous serez au secteur Nord ! Vous irez à pied jusqu'au secteur Nord-Est puis vous vous fierez aux indications pour rejoindre le Hall D. Une fois le Hall D atteint, les bureaux sont rangés par numéros pairs et impairs. Les pairs dans le couloir à gauche de la pièce et les impairs dans le couloir à droite de la pièce. Vous irez à votre droite et la cinquième porte sera le bureau 669. Est-ce clair ?"
Tout tournait autour de moi, chaque brin d'herbe se changeait en soldat armé tandis que les oiseaux n'émettaient plus que des cling en guise de cri. Un homme bien portant se trouvait face à moi, le rire moqueur, en me répétant sans cesse : "c'est l'ascenseur privé des personnes importantes telles que moi, afin que le trajet jusqu'à notre bureau respectif soit plus court... C'est l'ascenseur privé des personnes importantes telles que moi, afin que le trajet jusqu'à notre bureau respectif soit plus court... C'est l'ascenseur..."
ASSEZ !


J'ouvris les yeux. Je me trouvai allongé par terre, devant la porte du bureau 669, et Rufus Shinra se trouvait près de moi, affolé.
Rufus Shinra : "Monsieur, vous allez bien ! Répondez-moi !"
Moi : "Hum..."
Rufus Shinra : "Je vais appeler les secours, ne bougez pas..."
Instinctivement, je levai l'arme que je m'étais octroyé à l'un des soldats et la lui pointa sous le nez.
Moi : "Ne vous donnez pas cette peine..."
Je me releva lentement, me frottant doucement le crâne tout en gardant en joue le directeur. J'avais un vilain mal de crâne et du sang coulait sur mon visage. Le directeur, lui, suait soudainement du front et me parlait avec la voix d'une gamine de douze ans.
Rufus Shinra : "Qu... Qu... Que voulez-vous ?"
Moi : "Entrons dans votre bureau, vous voulez bien ? J'ai à vous parler !"
Alors que je poussais le directeur dans son bureau, je sifflai pour ordonner Belette de revenir à mes côtés. Celle-ci me rejoignit, le ventre rond. Un large sourire étirait son visage. Ah... Belette... Sacrée Belette...


Rufus Shinra alla s'asseoir devant son bureau. Moi, je restai debout, prêt à agir au moindre faux pas du directeur. Il prit un mouchoir pour s'essuyer le front et m'en proposa un pour essuyer mon sang. Je refusai poliment. Soudain, le directeur me jeta un regard sérieux, retrouvant une voix grave et profonde.
Rufus Shinra : "Je vous attendais..."
Je levai un sourcil en signe d'incompréhension, puis leva le chien de mon arme.
Moi : "Je n'ai pas le temps de jouer aux films de série B avec vous !"
Le directeur eut de nouveau une voix de gamine.
Rufus Shinra : "Désolé, désolé, désolé ! J'y suis pour rien... J'avais besoin d'argent... Je devais prendre ces photos... Je vous assure, je..."
Moi : "... De quoi me parlez-vous ?"
Ce fut au tour du directeur de lever un sourcil.
Rufus Shinra : "Qu'attendez-vous de moi exactement ?"
Moi : "Je voudrais vous parler du dernier Final Fantasy dont vous nous narguez depuis des lustres ! Ce jeu est aussi bien vu par nous, les fans, qu'un os dans un chenil !"
Rufus Shinra : "Euh... Je..."
Moi : "Vous vous prenez pour qui de jouer avec nos sentiments et notre patience ?"
Rufus Shinra : "C'est que..."
Moi : "Vous savez pertinemment que nous sommes de fervents fans de ce jeu !"
Rufus Shinra : "Écoutez-moi..."
Moi : "Pourquoi nous faire patienter aussi longtemps ? Espèce de sadique !"
Rufus Shinra : "Mais laissez-moi au moins m'expliquer !"
Moi : "..."
Rufus Shinra : "Vous vous tromper totalement de personne, je ne gère que la société et non la sortie de ce jeu vidéo..."
Moi : "Pardon ?"
Rufus Shinra : "Pour toute réclamation, la présidente de Final Fantasy s'appelle Scarlet ! Moi je ne gère que le boîte en elle-même : le budget, le profit, les conférences..."
Je l'interrompis, voyant qu'il allait me déballer tout son rôle dans cette société.
Moi : "Où puis-je trouver Scarlet ?"
Rufus Shinra : "Elle n'a pas de bureau particulier car elle veut justement éviter ce type de réclamation... Mais laissez-moi vous montrer une photo d'elle..."


Il tapa sur son ordinateur qui se trouvait sur son bureau, et afficha en plein écran une photo où se trouvait l'ensemble du personnel important de la firme Square-Enix. Il pointa du doigt l'hôtesse d'accueil qui se trouvait sur la photo en se tournant vers moi.
Rufus Shinra : "Voici... Scarlet !"
J'enfonçai lentement mon arme dans sa tempe, il hurla de peur.
Moi : "Te fous pas de moi, Porky ! Elle, c'est la jeune femme bien habillée et sentant le doux parfum de la rose ! Qui est Scarlet ?"
Le directeur commençait à pleurer.
Rufus Shinra : "Je vous jure... C'est elle ! C'est Scarlet ! Pitié, ne tirez pas... Je jure sur tout ce que j'ai que c'est elle !"
J'entendis un splatch dans ma tête, le son d'un neurone qui explose. Était-ce donc vrai ? Scarlet se faisait-elle vraiment passer pour une hôtesse d'accueil depuis le début pour éviter toute réclamation sur Final Fantasy ? Ai-je vraiment dû grimper jusqu'au 66ème étage pour aller au secteur Nord-Est pour ensuite atteindre le Hall D à la recherche du bureau 669 par pure inutilité ? M'étais-je vraiment fait avoir aussi facilement ?


Et alors que je me posais tant de questions sans la possibilité de trouver de véritables réponses, j'entendis le bruit d'un hélicoptère derrière moi. En me retournant, je me rendis compte que j'étais face à la fenêtre du bureau qui donnait sur l'extérieur du bâtiment. Et je vis bel et bien un hélicoptère tout près de moi. Suffisamment près pour reconnaître sans difficulté l'hôtesse d'accueil dans l'appareil, un mégaphone à la main.
Scarlet : "Désolé, mon jeune ami ! Mais Square-Enix a l'intention de jouer avec vos nerfs encore un certain temps ! Ne perds pas espoir, tu l'auras ton jeu tôt ou tard ! Ahahahah..."
Et l'hélicoptère s'éloigna lentement du bâtiment, me laissant baver sur le tapis du directeur comme un attardé mental.
Rufus Shinra : "Euh... Vous... Vous avez encore un vilain nerfs qui vient d'exploser sur votre front... Et, de nouveau, les pupilles de vos yeux sont dilatées... Et... Euh..."
Je venais de me faire avoir par Square-Enix, et j'allais devoir attendre patiemment la sortie du dernier Final Fantasy, impuissant. Il y avait de quoi être dans un tel état...

THE END

Bonus de fin : Où étais-je ? Que s'était-il passé ? Je me trouvai à nouveau dans ce champ qui s'étalait à perte de vue. Un magnifique champ d'herbes qui se laissait danser par les vagues du vent tandis que des oiseaux...


- Francis -
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# Posté le mercredi 17 janvier 2007 09:33

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:32

La nouvelle aventure de Francis Jones !

La nouvelle aventure de Francis Jones !

Francis Jones dans : le retour des vieux mendiants !


Personne ne les a demandé, personne ne les a lu, personne ne s'attendait à cela et pourtant, les aventures de Francis Jones reviennent pour votre plus petit plaisir !

Année : 2010.
Localisation : Paris. France.
Population : En voie d'extinction.

Après une soudaine hausse du progrès technique qui remplaça peu à peu les employés par des machines, toute la population se retrouvait soudainement sans... Emploi, puis sans... Logement, puis sans... Ou plutôt AVEC... Rien du tout !

Francis Jones avait été suivi depuis sa quête de guimauve (cf. l'article "Un... Dos... Tres"). Le FBI le surveillait depuis un moment et avait été plus que satisfait par ses compétences (étant les responsables de la "fausse" journée de solde).
Depuis peu recruté parmi les membres des agents secrets, Francis Jones avait été envoyé sur Paris pour jouer les médiateurs de cette véritable calom... Calami... Cal... Enfin bref, de ce beau bordel !


Déposé près de l'Arc de Triomphe, Francis Jones se trouva très vite face à ces vieux mendiants (qui a dit "morts-vivants" ? >_<). Leur marche lente, les yeux injectés de sang, le regard vide, des meuglements à la place de mots, ces vieux mendiants se traînaient jusqu'à Francis Jones. L'un d'entre-eux l'avait même agrippé par derrière en agonisant.
Vieux mendiant : "Moi... Vouloir... Ticket resto... Manger..."
Francis Jones : (paniqué) "I don't speak English !"
Vieux mendiant : "Moi... Vouloir..."
Francis Jones : "... Ma pointure 43 dans les fesses ou une balle de mon 9mm dans le crâne ?"
Vieux mendiant : "Moi... Moi..."
Francis Jones : "Oui... Toi... Être humain... Moi... Être humain too... Je suis là for peace... Est-ce que vous understand ?"
Le vieux mendiant grommela et s'apprêta à lui vomir dessus, à moins que cette agonie ne soit en réalité qu'une longue plainte. Francis Jones n'avait visiblement pas affaire au chef de ce gang de mendiants en voie d'extinction. Seulement voilà, la bande de vieux mendiants commençait à l'encercler.
Sa seule échappatoire ? L'Arc de Triomphe !


Une fois en haut de cet édifice (s'assurant au passage qu'il avait bien bloqué la seule entrée pouvant les amener à lui), il sortit de son long imperméable (cf. l'article "Un... Dos... Tres" pour l'explication de l'imperméable) un micro relié à deux gigantesques enceintes (tout ceci testé et approuvé par le FBI et la collaboration de ses partenaires).
Une fois avoir poussé le bouton du micro de "off" à "on", Francis Jones remplit ses poumons d'air avant de se lancer dans son monologue diplomatique.
Francis Jones : "Écoutez-moi bande de crevart ! Vous allez finir par vous entre-tuer les uns avec les autres si vous continuer à mendier de cette façon ! Bougez-vous un peu ! Cherchez une formation pouvant vous qualifier à un nouvel emploi ! Ne nourrissez plus votre famille de rats crevés et de bottes boueuses ! RÉ... A... GI... SSEZ !
Vieux mendiants : "Bougnafougnah !"
Francis Jones : "Bougnafougnah peut-être ! Mais bougnafougnah tant pis !"


Voyant l'échec cuisant de ses arguments, Francis Jones décida de passer à autre chose.
Francis Jones : "Peut-être qu'un peu de musique vous fera changer d'avis !"
De son imperméable, il sortit un lecteur CD qu'il brancha à l'enceinte. Il sortit également l'album de "Claude François" et s'apprêta à improviser un bout de la chanson Alexandrie, Alexandra, l'adaptant à la situation :


Bouge ton cul, bouge ton lard !

Rah ! Ahhh ! Rah ! Ahhh !

Ancien artisan...
Toudou !
Ancien ouvrier...
Toudoudou !
Cadre ou commerçant...
Toudou !
Ou même retraité...
Toudoudou !
Bouge ton cul... Bouge ton cul...
Bouge ton lard... Bouge ton lard...
Bouge ton cul ou crève sans être reconnu !
T'as plus d'appétit...
Toudou !
Qu'une Maïté au régime... Maïté au régime !

Tu vid'rais les bars si j'te donnais de l'argent !
Tu vid'rais les bars si j'te donnais de l'argent !
Bouge ton cul... Bouge ton cul...
Ahhh !
Bouge ton lard... Bouge ton lard...
Bouge ton lard si tu veux goûter au caviar !
Ce soir je mange pizza et toi, tu meurs de froid !

Ouuuuuuuuuuuuuuuhhhhouhouhouuuuuuuuuuuuuuu...

Leees rats morts du pont de Saaaint-Denis !
Sooont mangés avec frééénésie !
Woh ! Woh !
Laaa lumière des phares d'la 306 !
Ses passagers... Sont dévorés... comme des sauuuciiisses !

Alors que Francis Jones pensaient les avoir calmé, il se rendit compte qu'il les avait rendu que plus affamé ! Certains courageux commençaient même à escalader l'Arc de Triomphe !
Francis Jones : (Écarquillant les yeux) "J'ai bien fait de ne pas chanter mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi..."

A suivre dans le prochain article : Francis Jones et le retour des vieux mendiants !


- Francis -

# Posté le mercredi 28 mars 2007 14:46

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:29