Le "blogueur" !

Le "blogueur" !

(EDIT : Certains tentent visiblement de faire supprimer cet article... Mais laissez-moi m'exprimer !)

Spécimen de type masculin ou féminin, le blogueur crée dans un premier temps un blog (d'où son surnom par la suite). Un blog qui peut s'apparenter comme un journal intime pour certains, le partage d'une passion pour d'autres, l'album photo pour certains autres ou encore la nécessité de montrer des trucs gores, trashs, à caractères sexuels, ou parfois inutiles pour les derniers.

Maintenant que le blog est crée, le blogueur doit se faire connaître et attirer sa proie sur son blog afin de multiplier ses visites. Pour cela, il existe de multiples moyens :

1) Le téléphone arabe (pratique visant à parler autour de soi d'un message particulier même si les difficultés de la communication peut amener à changer le sens primaire du message) et ce, par le biais de ses ami(e)s à base de "tu devrais aller sur son blog, il est trop bien y'a trop de photos de nous et de ses passions", ensuite de "va jeter un ½il sur son blog car à ce qu'on dit il parle de nous" puis de "va sur son blog il est cool mais il parle pas de toi", et pour finir "ne va pas sur son blog, à ce qui paraît il parle pas de nous mais que de lui".
=> Oui, le téléphone arabe peut entraîner beaucoup de visites un jour, puis aucune le lendemain.


2) Les divers sites permettant de visiter le(s) blog(s) des autres aléatoirement pour ensuite récolter la ou les visites de ces personnes (exemple avec Des visiteurs) ou encore de juger le(s) blog(s) des autres aléatoirement pour ensuite être jugé sur son propre blog (exemple avec Evalue ton blog)
=> Efficace avec l'inconvénient d'être forcé de visiter le blog des autres pour faire connaître son blog (ou d'évaluer le blog des autres pour espérer être évalué). Autre défaut, l'invasion de commentaires futiles et de propositions à devenir "l'ami" de certains blogueurs que nous allons voir dans le 3).


3) Les commentaires ! Petit message (parfois dédicace) que l'on inscrit sur les articles des blogs qui nous intéressent. A cela, il faut distinguer trois types de blogueurs et pour ce faire, je vais prendre l'exemple d'un article dont l'auteur veut partager une peine de c½ur :
- Nous avons le blogueur compréhensif dont le commentaire ressemblera grossièrement à ça : "ça doit être vraiment dur ce que tu ressens mais ne perds pas espoir ! Tôt ou tard la roue tournera et ce sera toi qui sera heureux !"
- Nous avons le blogueur égocentrique ou empathique dont le commentaire ressemblera grossièrement à ceci : "ce n'est pas pire que ma vie ! Ma vie est pitoyable ! Tout le monde me déteste ! Personne ne m'aime ! J'en connais pas un(e) qui me supporte et, pire que tout, je n'ai plus de céréales !!!" ou "je sais exactement ce que tu ressens, moi-même j'ai vécu cette déception et il m'a fallu du temps avant de croire de nouveau à la vie".
- Nous finirons avec le blogueur insignifiant, le plus terrifiant de tous, dont le commentaire ressemblera A S'Y MÉPRENDRE à ça : "Trop cool ton blog ! Viens sur le mien et lâche des commentaires, ils sont tous rendus ! Je t'ai mis dans mes ami(e)s, tu es le 10000ème félicitation !" (99% de ce type de commentaire est en réalité écrit de la sorte : "Tro cool ton blog ! Clik sur le mien et lâch des com's, y son tous rendu ! Ch'té mi ds mé ami, T le 10000ème !!!")
Le commentaire permet ainsi de se faire connaître sur d'autres blogs, si tant est que le blogueur prenne la peine de préciser l'adresse de son blog (en général, cela ressemble à une image accolée au message dont il suffit simplement de cliquer sur celle-ci pour accéder au blog de l'auteur du commentaire)
=> Efficacité variant selon le nombre de commentaires sur l'article (les blogueurs ne prenant que rarement la peine de lire les commentaires des blogs ne leur appartenant pas, si en plus il existe plus de 100 commentaires sur l'article, le blogueur est découragé à l'avance)


Oui, le blogueur est un spécimen à part. Alors que certains veulent faire connaître leur blog pour partager un divertissement, une émotion, ou que sais-je encore, d'autres ne voient dans leur blog qu'un accès à devenir "célèbre" (dirons-nous) remplis de publicité, d'ami(e)s superficiels (dont ils ne connaissent même pas leur prénom pour la plupart) et de commentaires futiles provenant de blogueurs insignifiants.

P.S : Vous pourrez vous rendre compte exclusivement ici de l'apparition des blogueurs insignifiants dont je vous parlais (par le biais de leurs commentaires) qui ne feront que justifier ce que je dis (ils ne prendront d'ailleurs sûrement pas la peine de lire mon article). Auquel cas je ne ferais aucune censure sur les commentaires postés sur cet article (seulement).


- Francis -

# Posté le lundi 30 juillet 2007 05:24

Modifié le samedi 03 janvier 2009 07:04

La soumission au temps

La soumission au temps

Nouveau délire n'est pas forcément synonyme de délirant, vous allez vite comprendre...

Sommes-nous réellement conscients de la notion du temps ? Pas vraiment, je pense. Nous vivons un train-train quotidien parfois lassant, une routine écrasante. Certains convoitent le week-end pour le temps libre qui leur est accordé, d'autres sont pressés de reprendre la semaine pour des raisons personnelles. Mais cet empressement que nous vivons au jour le jour nous fait oublier que chaque seconde que nous sommes si friands de voir s'écouler ne se renouvellera jamais.
Bien sûr, les saisons forment une boucle continuelle, les opportunités sont multiples, les semaines se renouvellent incessamment tous les sept jours, mais nous ne profitons jamais réellement du temps.
Certains parlent de "prendre son temps", "d'avoir le temps", "de perdre du temps", mais c'est une pensée permettant de ne pas faire face à cette réalité : on subit le temps !
Pourquoi se cacher cette vérité ? Car, à mon sens, l'être humain essaye de tout contrôler, d'avoir toujours plus de libertés, et le temps est une véritable variable frustrante car incontrôlable. Tout bouge, tout se transforme, tout évolue autour de nous. Nous sommes régis par cette réalité et nous ne pouvons rien y changer.
Bien sûr, l'Homme a essayé d'être au-dessus de cette soumission en hiérarchisant le temps (des années, des saisons, des mois, des semaines, des jours, des heures, des minutes, des secondes...) mais c'est bien là la seule chose qu'il lui a été possible de faire.
Salvador Dali montre en 1931, à travers un tableau, la complexité de notre conception du temps et de son "élasticité", qui change selon notre subjectivité et nos humeurs (La persistance de la mémoire => cf. photo ci-jointe). Et si, en plus de ce caractère symbolique, il avait voulu montrer par la mollesse de ces montres que le temps était insaisissable ?


Revenons à l'être humain et prenons un exemple que l'on vit individuellement : l'enfance. Quelque soit la valeur que chacun d'entre-nous attache à ses souvenirs (qu'ils soient douloureux ou heureux), on ne peut pas réfuter l'ignorance dans laquelle on vivait lorsque nous étions jeunes. Pas ou peu de responsabilités, aucune inquiétude concernant notre avenir, l'unique véritable préoccupation étant de voir nos amis, de regarder notre série télé, de pratiquer tel ou tel sport, de jouer à tel ou tel jeu, etc.
Les années passent, le regret se fait de plus en plus grand, et on devient nostalgique. Pourquoi ? Parce que les responsabilités que l'on nous imposent une fois notre majorité passée ne sont pas toutes agréables, les droits et les devoirs qui font de nous des citoyens sont souvent insuffisants ou parfois même frustrants, et les problèmes de la société et/ou familiales et/ou amicales que nous rencontrons font très vite partie intégrante de notre vie. On n'est plus spectateur mais acteur de la société !


On finit donc par être pressé de tout et de rien (du week-end, d'un jour-J, d'un événement particulier) et on regrette cette ignorance infantile, ce monde immature et féerique dans lequel on baignait comparé à la dure réalité du monde extérieur. Et passée la nostalgie, c'est la notion du temps qui nous apparaît.
On prend en effet conscience de ce qu'on a vécu et qu'on ne vivra plus (tout événement, même si la nature de l'un peut ressembler à celle d'un autre, est indéniablement vécu et perçu différemment pour l'individu concerné). On ne revit jamais une expérience de manière similaire ! Alors apparaît dans notre conscience cette réflexion du temps.


Parlons donc de cette réflexion du temps et, pour appuyer mes propos, utilisons un exemple concret comme la lecture même de cet article. Combien de temps vous a-t-il fallu pour lire jusqu'ici ? Combien de secondes, de minutes se sont écoulées et s'écoulent encore derrière vous sans que vous n'y prêtiez attention, et que vous ne vivrez plus ? Ce dimanche 30 Mars 2008 que nous vivons actuellement est une journée somme toute banale pour la plupart d'entre-nous, mais qui prend toute sa valeur lorsqu'on a conscience qu'on ne vivra plus jamais CE dimanche 30 Mars 2008. Demain, ce jour ne deviendra plus q'hier, et dans un mois (tout au plus), il sera révolu.

D'un point de vue biologique, chaque seconde vécue est une seconde en moins dans notre espérance de vie. C'est une vérité que personne n'ignore. Nous passons, par ailleurs, un tiers de notre vie à dormir. Qui plus est, notre corps, passé la seconde décennie de notre vie il me semble, est en perpétuelle dégradation.
Malgré cette touche assez déprimante, j'aimerai attirer votre attention sur un point précis, sur celui que j'essaye d'amener par le biais des paragraphes précédents, pour peu que vous ayez été sensibilisés.
Le point, le voici : Et si nous vivions chaque seconde de notre vie comme si c'était la dernière que l'on vivait ? Pourquoi attendre la perte d'un proche, la séparation d'un objet pour prendre conscience de la valeur qui s'y cachait ?


Je ne prétends pas vous apprendre quelque chose dans cet article, beaucoup de personnes y ont déjà songé jusqu'ici. Je ne prétends pas non plus vous donner une leçon de morale. Je rappelle seulement ce qu'on a trop tendance à oublier, un oubli causé par notre rôle dans cette société capitaliste où le temps est compté comme de l'argent. Un oubli en d'autres termes fatal quand on y pense car nous parlons ici de profiter de notre espérance de vie. Profitons de chaque moment de notre vie. Je ne parle pas du travail ici, de notre état de salarier (ou futur salarier) aux yeux de la société mais de tout ce qui nous fait sentir en vie. Manger un chocolat en période de Pâques est assez anecdotique dans notre vie d'occidentaux, mais pour peu que l'on mette dans un coin de notre tête nos problèmes, la réalité frustrante de la société et que nous nous concentrions sur chaque seconde qui s'écoule lorsque nous mangeons un chocolat, je peux vous assurer que ces secondes peuvent devenir de véritables secondes de bonheur. Elles ne sont plus des secondes qui amènent les minutes, mais une multitude de microsecondes uniques et merveilleuses à vivre.
Et lorsqu'on peut prendre conscience de ces petites choses qui nous rendent heureux, comme manger un chocolat, alors que dire lorsqu'on les partage avec les personnes qu'on aime ? Ce sont de véritables trésors qui n'ont aucun prix.


Nous ne pouvons pas contrôler le temps, c'est une réalité. Mais au lieu d'ignorer le temps, de vouloir le prendre, de l'avoir ou de le perdre, de vouloir être pressé de vivre tel ou tel instant, nous pouvons tout simplement faire de notre vie, dès maintenant, une multitudes de petites expériences qui ont valu et valent le coup d'être vécus et partagés.

Il est difficile selon nos contraintes sociales, psychologiques, ou que sais-je encore, d'exploiter cette réflexion du temps continuellement dans notre vie, je le conçois. Mais nous regrettons sans cesse certains passages de notre passé (et c'est souvent d'ailleurs l'enfance que l'on convoite en occident).
Faut-il attendre d'avoir un handicap, de se séparer de quelque chose, de devenir inapte avant de profiter de la liberté que la vie nous offre ?


Oui, le compteur de notre espérance de vie est lancé depuis notre conception. Devons-nous pourtant rester insouciant et vivre comme un simple citoyen, comme une fourmi travaillant pour une reine nommée mondialisation ? Ou plutôt savourer chaque instant, aussi éphémère soit-il, que la vie nous offre pour vivre sans regret ?
Mon discours peut paraître quelque peu marginal et individualiste, parce qu'il amènerait à penser qu'il faut laisser nos contraintes sociales derrière nous pour vivre heureux. Laisser, tous autant que nous sommes, la société gérer les problèmes à elle seule (et inévitablement l'amener à s'autodétruire car une société sans groupe n'est plus une société). Mais au vu de notre éducation, de nos influences sociales, économiques et culturelles, il est impossible d'être marginal, quelque soit le discours que l'on tient ! Le marginal est celui qui vit dans la nature, qui se refuse de vivre en groupe. Je ne pense pas être (complètement) individualiste, et encore moins marginal. Je pense simplement que partager mes idées avec vous par le biais de cet article amènerait, peut-être, certains à concevoir différemment leur vie, et plus particulièrement leur mode de vie.
J'espère que tous ceux qui liront cet article ne l'oublieront pas une fois la lecture terminée, mais peut-être est-ce trop égocentrique de ma part de penser cela.


Pour relativiser un peu mon discours, pour ceux qui croient toujours que le message que je veux passer est : "vivons individuellement", j'aimerai insister sur un dernier point. Une des choses, je pense, qui nous effraie dans la mort, c'est la sensation de ne pas avoir le temps de tout faire. Mais si chacun de nous faisions en sorte d'accomplir nos rêves ou de permettre aux autres de les accomplir, de profiter de chaque instant de notre vie en rendant heureux son entourage tout en se préoccupant de son propre bonheur, on aura sans nul doute la sensation d'avoir accompli de grandes choses à petite échelle et l'idée de mourir ne nous semblerait plus une fatalité.

La vie est un cadeau offert par la nature. Même si parfois elle est injuste ; même s'il faut finalement survivre que vivre ; bien que nous soyons régis par le temps et, à plus petite échelle, la société ; bien que nous soyons qu'un minuscule atome de l'univers, nous sommes tous unique et nous méritons de profiter de chaque grain de sable dont est composé ce sablier du temps gigantesque, universel et à la base même de l'évolution.


- Francis -

# Posté le mardi 25 mars 2008 08:02

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:20

Le Télévitueur !

Le Télévitueur !

C'est horrible de voir vieillir nos séries tant chéries. Des personnages incroyables aux acteurs qui finissent souvent dans l'oubli. Les séries fondent notre jeunesse, leur fin entraîne notre tristesse. La tristesse de ne plus pouvoir connaître la suite de nos séries si chéries.

"Reprenez Parker Lewis ne perds jamais, cette série au goût de Tex Avery en compagnie de Mademoiselle Musso, Mikey et Jerry. Sortez ces personnages de l'ombre, on a besoin d'eux pour embellir notre monde.
Remettez Code Lisa. Retrouvez pour nous Gary, Chett et Wyatt. Sortez cette série de la poussière pour rendre notre vie bien plus belle.
Redessinez Daria. Continuez à faire vivre les Morgendorffer. Montrez-nous de nouveaux épisodes, qui sauront réchauffer nos c½urs.
La société de consommation nous crée l'illusion d'un monde meilleur, nous rendant accroc à des séries durant d'innombrables heures. Cette société nous permet ainsi de nous évader de sa réalité. Alors continuez chères séries... Vivez ! Vivez ! Faites-nous sortir de ce monde injuste d'un incroyable ennui. Recréez notre rêve infantile rempli de magie. Coupez notre contact avec la réalité. Interdisez nos relations avec autrui. Détruisez notre réflexion. Annihilez notre liberté d'expression. On veut vivre dans la matrice !
Cessez de créer des centaines de séries, poursuivez celles de notre jeunesse et ce, tout au long de notre vie. Ne nous faites pas croire que les acteurs peuvent mourir, ce ne sont pas des acteurs, ce sont des personnages au grand c½ur ! Ils sont là pour nous faire pleurer, attendrir, et hurler de rire ! Ils existent dans une dimension convoitée par ce que la société nomme : notre délire. Ne nous laissez pas languir par votre découpage de série en plusieurs saisons, on veut connaître la suite des aventures et mésaventures de nos personnages adorés au jour le jour, en n'importe quelle saison. N'essayez pas de nous convaincre que les acteurs font des grèves, qu'ils veulent de l'argent. Y'a pas d'acteurs, y'a pas de trêves, y'a des personnages vivants, bon sang ! Pourquoi nous dites-vous qu'ils n'existent pas réellement ? Bien sûr que si ! Bien sûr qu'il existe un jeune homme à la réplique éternelle "Aucun problème !" vivant près de Santo Domingo ; bien sûr qu'il existe un petit génie sexy sorti tout droit d'un Windows 95 pour exaucer les souhaits de deux lycéens boutonneux ; même les dessins de Daria existent, d'abord ! Ça se voit d'ailleurs car ils font trop vrais pour n'être que papier !
Non, je ne délire pas ! Non, je ne suis pas malade ! Vous non plus, ami(e)s fans ! Quand vous pleurez devant la télé, ce n'est pas du fictif ! Quand vous riez aux éclats, ce n'est pas irréel ! Tout est vrai ! J'en suis sûr ! Tout existe ! C'est notre Eden télévisuel !"


Et pourtant, ce n'est pas le cas. C'est terrible... C'est horrible de voir vieillir nos séries tant chéries.

"Ce n'est pas possible. Ne me dites pas que ce n'est pas vrai. Ce serait terrible. Ne me dites pas cela, j'en mourrai. Ne me dites pas que tout ça n'existe pas, si ce n'est sur un support matériel nommé DVD... Comment ? Cela n'existe même pas en DVD ? C'est horrible. C'est horrible... Vous osez me dire que mon enfance, bercée par la boîte à image pour que je reste sage, repose sur de l'imaginaire ? Vous osez me faire croire que tout n'est qu'illusion ? Fabulation ? Irréel ? Mais pourquoi ? Pourquoi avoir voulu me faire croire en ces choses ? Pourquoi n'avoir pas fait dès le départ de la télé-réalité, et rien d'autres ? Pourquoi vouloir m'ouvrir l'esprit sur de l'inexistant ? Vous me faites rêver et vous voulez, par ailleurs, que je vive dans ce monde agaçant ? Vous me donnez un morceau de sucre sans vous souciez de savoir si je suis ou non diabétique ? Pourquoi ? Répondez bande de machiavélique ! POURQUOI ?
Tout repose donc sur cette dimension inexistante, ce monde idéal. Vous donnez implicitement à la société une image dégradante par votre machination commerciale. Ces séries vont vieillir, devenir inintéressantes pour la majorité. Les acteurs vont donc aussi mourir, si ce n'est pas oublié ? Les acteurs sont donc mortels, comme nous ? Les acteurs ne nous font croire à leur bonheur qu'une fois devant à la caméra ? Pauvre de nous ! C'est donc ça le jeu d'acteur ? Et les dessins animés, par ailleurs ? Ne seraient-ce donc que des centaines de milliards de papiers qui défilent rapidement, comme ce sentiment d'éloignement de l'univers magique que je ressens actuellement ?
Vous jouez de notre naïveté, sans vous en soucier, pour vous faire de l'argent ? Ne vous rendez-vous pas compte de l'impact que cela a sur l'esprit d'un être vivant ? Vous créez tout un univers, parfois même dans un détail hallucinant, et ensuite vous claquez des doigts, pour fermer cet imaginaire, disant que c'est inhérent ? Vous vous octroyez le droit de créer un nouveau monde ficelé, happant de nouvelles proies dans votre sournoiserie exacerbée ? Puis soudain, votre sourire exécrable se dessine sur votre visage à l'apparence aimable pour nous proposer de revivre un de vos anciens mondes, le redécouvrir par le biais de la rediffusion ? Vous me donnez envie de vomir ! C'est donc ça la télévision ? Le commercial ? Le matérialisme ? On s'accroche à quelque chose en espérant atteindre notre bonheur le plus profond mais on se rend compte que tout ceci n'est qu'objet, qu'éphémère, qu'illusion ? Vous me faites rejetez ma vie ; vous m'éloignez des véritables valeurs qui se trouvent dans la nature et auprès d'autrui ; vous me laissez baigner dans votre monde façonné et, lorsque que je commence à dormir, apaisé, au pied de la porte qui me sépare de la réalité, vous me jetez comme un chien pour me désillusionner ? Je veux vivre dans cet idéalisme ! Vous m'avez fait croire à la matrice, alors assumez ! Il est trop tard pour reculer, regretter ! Je ne veux pas de cette société ingrate, individualiste, matérialiste et capitaliste ! Je veux vivre avec Daria, Lisa et Parker Lewis ! Je veux vivre dans un monde meilleur, remplie de bonheur ; un monde où tout serait possible ; un monde à l'antonyme de pénible ; un monde où n'existerait pas l'injustice ; un monde où on ne voudrait pas perdre prise ; un monde où les méchants perdraient toujours ; un monde où règnerait l'amitié et l'amour ; un monde où frôlerait un sentiment d'éternel ; un monde où on me pincerait pour me prouver que c'est bien réel ; un monde auprès des personnages qu'on a appris à connaître... A respecter... A aimer... A envier..."


Oh... C'est pénible... C'est terrible... C'est horrible de voir vieillir nos séries tant chéries...


- Francis -

# Posté le samedi 12 avril 2008 13:29

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:20

D'après une idée de ...

D'après une idée de ...

Après avoir longuement déliré en solo, j'ai proposé sur ce blog ce que j'appelais "la boîte à délire". C'était une boîte dans laquelle quiconque pouvait marquer une idée, aussi farfelue soit-elle, avec laquelle je devais délirer.

Cette boîte à délire, je vous la propose de nouveau aujourd'hui. Pour celui (ou celle) qui aurait des idées sur lesquelles il (ou elle) voudrait que je délire, faites-en moi part en écrivant un commentaire sur cet article ! ^_^

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 10:50

Modifié le mercredi 19 novembre 2008 11:26

D'après une idée de Rémi L.

D'après une idée de Rémi L.

Rémi souhaitait que je délire sur un homme qui partait chercher son pain mais qui ne revenait jamais. Voici donc :

L'incroyable histoire de l'homme qui alla chercher sa baguette de pain !

Cet homme que nous appellerons "homme" (original, n'est-il pas ?), se leva un beau jour avec l'idée d'acheter du pain. En soi, c'était d'une grande banalité. Mais en réalité, c'était toujours sa femme qui allait chercher le pain et il voulait pour une fois prendre l'initiative de le faire à sa place. Mais comment ?

Et oui, difficile pour un homme de faire une tâche dont il n'a pas l'habitude, ce serait comme demander à un cul-de-jatte de lacer des chaussures ! L'homme ne savait pas où cela se trouvait ni même combien cela coûtait. Prenant donc un billet de 500 euros sur lui (histoire d'être prévenant), il sortit de chez lui et tenta de trouver l'endroit en question. Était-ce dans un magasin ? Dans un champ ? Ou même sur le painetier (le très célèbre arbre à pain) où on pouvait trouver ces baguettes ? Tant de questions qui le laissèrent perplexe.

Il alla tout d'abord chez la voisine, pour prendre conseil. Malheureusement, il ne reçut comme réponse qu'un rire moqueur ; il alla alors chez son meilleur ami, pensant qu'il serait plus compréhensif. Malheureusement, c'était aussi un homme et donc, par définition, il ne savait pas où cela se trouvait ; il finit par vouloir chercher sur Internet, pour trouver des réponses. Malheureusement, j'avais décidé dans mon délire qu'Internet n'existait pas.

Dépité, l'homme marcha encore, encore et encore. Il regardait autour de lui, à l'affût de la moindre personne possédant sur elle une baguette de pain et pouvant donc l'aider à trouver son chemin. Mais les mètres devinrent des kilomètres, et les minutes devinrent des heures. Il ne rencontra pas une seule personne dans la rue, une rue qui devint un terrain vague, un terrain vague qui devint un désert.

Il avait soif, il avait faim, il avait mal au crâne, il avait des rhumatismes, il avait des spasmes nerveux, il avait... Bref, il était dans un sale état ! Et alors qu'il continuait à franchir les dunes interminables du désert où il se trouvait, il commença alors seulement à se demander s'il ne fallait pas mieux faire demi-tour. Mais cette pensée le démoralisa et le démotiva à avancer ou rebrousser son chemin. Il s'écroula sur le sol, la langue pendante sur le sable chaud, et attendit que la mort veuille bien venir le chercher.

Triste fin pour cet homme qui avait eu, pour la première fois en 40 ans, l'intention de faire plaisir à sa femme. Triste fin pour cet homme qui mourra sans que sa femme ne sache ses intentions. Triste fin pour cet homme qui, bien qu'il savait qu'on était le 8 mai, ignorait que les boulangeries, comme tout autre magasin, étaient fermées les jours fériés...

THE END

Bonus de fin : L'homme mourut dans d'atroces souffrances, lentement dévoré par des scorpions génétiquement modifiés et des voyageurs affamés (à tendance cannibales).


- Francis -

# Posté le dimanche 04 février 2007 11:55

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:32