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Un... Dos... Tres ! (Bis... ous !)

Un... Dos... Tres ! (Bis... ous !)

(je vous assure que cette photo n'est pas un montage ! ^_^)

Voici le dernier épisode tant attendu (par moi-même) des aventures de :
Francis Jones et la quête des guimauves !

Face à moi, un groupe de casse-bonbon (âgé de 5 à 8 ans), derrière moi, un groupe de casse-croûton (âgé de 70 à 85 ans). Moi, ma schizophrénie, moi, mon épuisette et encore moi étions seuls ! Un silence planait. On n'entendait pas un seul petit morver, pas un seul vieillard tousser. Ces monstres humaient l'air et volaient l'odorat qui émanait de mes précieux ! C'était intolérable, il fallait en finir une bonne fois pour toutes !

Si l'inspecteur Derrick n'avait pas réussi à hypnotiser tous les vieux, j'allais de ce pas m'en occuper moi-même ! J'ouvris mon manteau multifonction et en sortis quelque chose que je tendais devant moi, suffisamment prêt pour que ceux qui avaient oublié leurs yeux (=> leurs lunettes pour les non-habitué(e)s à mon humour ! ^_^) puissent découvrir facilement ce que je tenais dans les mains. C'était chaud, liquide et ça sentait bon. Tout vieillard qui se respecte savait reconnaître un bol d'une soupe onctueux quand il en voyait un. L'apothéose de ce repas appétissant ? Des croûtons en forme de... Dinosaures ! OUI MES AMI(E)S ! Aussi incroyable que... Incroyable, j'avais pu dégoter des croûtons en forme de dinosaures (cet article étant épuisé depuis 1997... Comme quoi, quelque soit leur forme, les dinosaures sont destinés à disparaître).

J'avais devant moi non plus des vieillards, mais des loups affamés ! Ils étaient une bonne dizaine, si ce n'est cent, mais il n'y avait qu'un bol de soupe ! Je pris grand soin de mettre un couvercle sur le bol pour ne pas gâcher la nourriture (et conserver la chaleur du plat) avant de le lancer sur eux. L'astuce fonctionna à merveille : (fausses) mâchoires, ½il de verre et autres prothèses voltigeaient au-dessus de la mêler qu'ils étaient en train de créer. Les petits vieux occupés pour le moment, il ne manquait plus que les jeunes...

Qu'est-ce que je pouvais trouver dans mon manteau multifonction (de la même marque que le sac de Mary Poppins, vous l'aurez deviné !) pour occuper ces jeunes futurs délinquants ? C'était fini l'âge des Bisounours, du Club Dorothée et des Chocapic. Maintenant c'était l'avènement du langage de rue, des pantalons à chier dedans (je vous laisse le soin de vous représenter l'image) et des portables à fonctions SMS / MMS / Visio / Bluetooth / Appareil photo / Caméra / Accès internet / Cafetière... Et j'en passe ! Qu'est-ce qui pouvaient motiver ces jeunes à ne plus convoiter mes guimauves ?
Un lecteur MP3 ? Échec, il sortirait leur lecteur MP4... Une PS2 ? Échec, il sortirait la leur PS3 (importé du Japon)... La pire des immondices que ce soit visuelle, auditive ou olfactive ? Échec, il sortirait leurs goûts musicaux (c'est petit, je sais... Tout comme la taille de ces gamins ! ^_^). Et c'est alors que j'eus l'idée infaillible ! Le moyen de faire échec et mat ! Qu'est-ce qui poussait ces jeunes futurs délinquants à transgresser les lois ? Une société bien trop frustrante pour eux, bien sûr !


Je pointai du doigt la horde de vieillard qui étaient déjà exténués de leur bataille pour la soupe aux croûtons délirants et je dis : "ce sont eux la cause de tous vos soucis ! Ce sont eux qui vous feront travailler jusqu'à votre mort ! Moins ils seront nombreux et moins longtemps vous aurez à travailler !". Les oreilles pointées vers le haut, le regard mauvais et le rire jaune, ces gamins avancèrent dans le rayon et me longèrent sans prêter attention à mon épuisette remplie de sucrerie. Ils étaient bien décidés à rajeunir la population de la ville et je ne pris pas la peine de contempler les désastres que j'avais provoqués. Je repris ma course jusqu'à la caisse la plus proche...
J'avais réussi ! Après quelques minutes de recherche, j'avais enfin trouvé la caisse me permettant de sortir de cet enfer. Et alors que je sortais mon porte-monnaie de mon manteau multifonction, je vis cette étiquette sur la caisse : "+ de 50 articles".


Ces maudits ! Ils avaient tout prévu ! Toutes les caisses forçaient chaque consommateur à acheter plus de 50 achats afin d'être sûr de vider leur stock dans les temps... Et après un léger calcul dans ma tête, je découvris que je n'avais que 49 sacs de guimauves...
Que faire ? Je ne pouvais pas risquer d'aller chercher un article supplémentaire avec la menace qui pesait sur mes précieux. Je demandai alors d'une douce et séduisante voix si je pouvais passer quand même avec seulement 49 articles de leur magasin.
Mais ma voix remplie de tendresse ne percutèrent pas un instant les oreilles du caissier. Malheureusement, je ne pouvais pas jouer de mon charme ailleurs, il n'y avait aucune caissière ! De plus, aucun des caissiers ne laissait deviner une certaine homosexualité ! Mon charme n'allait donc fonctionner sur personne... Tout était fini...


Tout du moins, c'est ce que le consommateur moyen se serait dit ! Mais j'étais Francis Jones ! Et ma quête était celle des guimauves (d'après le titre). Je n'allais pas m'avouer vaincu maintenant ! Pas après ce que je venais de surmonter comme obstacles ! Je décidai de partir sans payer (j'oubliais de dire aux plus jeunes qui lisent mon blog qu'il est formellement interdit de reproduire mes actes, aussi spectaculaires et classes soient-ils !).
Je courus droit devant, et alla vers la sortie du magasin alors que le caissier sonna l'alarme (soit il était mécontent que je vole sous son nez, soit mon charme de tout à l'heure avait réveillé une homophobie à mon égard !). Un vigile d'une carrure imposante courut à mes trousses. A cette vitesse, je n'aurais jamais le temps d'atteindre la sortie !


Je sortis machinalement un flacon de parfum Fleur d'anus n°5 que je versai derrière moi. Le liquide se répandit sur le sol et eut les effets escomptés. Le vigile glissa puis tomba par terre. Malheureusement, son grand élan lui fit faire des roulades ininterrompues. Cette véritable masse de muscle roulait derrière moi tel un rocher dévalant une montagne. La sortie était droit devant, et la solution se construisait déjà dans ma tête !
Je sortis un puissant acide de mon manteau (en ch½ur : multifonction !) et, tout en plongeant à travers les portes, je lançai un jet de cet acide corrosif sur le dispositif de fermeture des portes automatiques. Le dispositif crachouilla et les portes se fermaient lentement derrière moi lorsque je me rendis compte que je me sentais plus léger. Pourquoi est-ce que je me sentais... MON ÉPUISETTE !


Je me retournai subitement et vit mon épuisette par terre, encore située à l'intérieur du magasin, et le vigile qui roulait dangereusement sur moi, et les portes qui se fermaient peu à peu, et...
Tel Indiana Jones (je pense que vous aurez tous remarqué le gros clin d'½il), je me saisis de mon épuisette et le sortis juste avant que les portes ne se referment. Le vigile se cogna brusquement sur les portes condamnées. Il était sonné.
Soudain, venant de nulle part, "Calogero" apparut près de moi en chantant : "j'arrive à me glisser juste avant que les portes ne se referment".
Parfaite chanson pour une mission bel et bien réussie ! Le soleil était resplendissant, comme s'il voulait me féliciter pour mon aventure. L'épuisette était sur mon épaule. J'avais le sourire jusqu'aux oreilles. Et je rentrais chez moi, victorieux !

THE END

Bonus de ma mission : Deux semaines après ma victoire, je prenais rendez-vous chez le dentiste... >_<


- Francis -

# Posté le mardi 09 janvier 2007 10:06

Modifié le dimanche 11 janvier 2009 10:22

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