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La grande aventure !

La grande aventure !

Aurélie et moi, deux amis toujours prêts à risquer corps et âme pour de nouveaux paysages, de nouvelles connaissances et de nouvelles péripéties...

Épisode I

Se faire kidnapper par des pirates, ça a du bon :
(+) Tu bosses toute la journée, ce qui te permet de t'occuper et donc de ne pas voir le temps passer.
(+) Tu n'as juste qu'à faire mine d'être épuisé pour être nourri.
(+) Tu ne payes pas de loyer et tu voyages gratuitement et continuellement sur un bateau.
Comme du mauvais :
(-) Tu n'es pas payé.
(-) La nourriture qu'on t'offre est abjecte.
(-) Les conditions de vie laissent à désirer (bien que je me sois lié d'amitié avec un rat mort dans un fond de cale !).
Ah oui, j'oubliais... Travailler pour des pirates contre ton gré, ça finit par te rendre fou... @_@


Dès que notre bateau (je dis ça mais nous n'avions aucun droit sur ce moyen de transport) s'arrêtait à un port, les pirates partaient se saouler pendant que Aurélie et moi (enchaînés à un boulet nommé "Patrick", un pirate mort depuis au moins trois mois et pesant plus de cent kilos, nous empêchant ainsi de s'enfuir) nettoyions derrière eux le sel de mer qui s'incrustait dans la coque du bateau mais aussi les traces de vomissures pour ceux qui avaient le mal de mer. La photo que vous voyez, c'était l'entraînement du matin. Cet échauffement aussi primordiale que... Obligatoire durait entre deux et trois heures (pour nous mettre en forme), le temps pour les pirates de décuver de leur soirée bien arrosée.
Ensuite, c'était direction la mer ! "Renaud" disait peut-être : "Ce n'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme... Tatatam !", mais force est de constater que les pirates savaient appréhender la mer ! Ils avaient ça dans le sang ! (le sang dissimulé derrière la peau. La peau dissimulée derrière le tatouage. Le tatouage dissimulé derrière la crasse. Car oui, qui dit pirate dit aussi ne pas se laver et sentir la mort, d'après le manuel du bon petit pirate que je lisais étant jeune).


Alors que je finissais de manger ma soupe d'eau salée et mon pain rassis (Aurélie avait droit, quant à elle, à une plus grosse portion de pain rassis puisque c'était une femme... Discrimination ! >_<), le chef des pirates vint nous voir. C'était le grand, le méchant et l'unique : "Barbe Happapa". Il avait une offre à nous faire ! Miracle ! A croire que les revendications qu'avait faites Aurélie pour nos conditions de vie n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd (bien que ce pirate avait des oreilles de bois... Bah oui, certains pirates ont une jambe de bois, d'autres un bandeau sur un ½il crevé ou encore un crochet à la place de la main. Le nôtre avait des oreilles de bois qu'il ponçait tous les matins !). Son offre, la voici : Nous avions deux heures devant nous pour préparer un spectacle pouvant divertir ces buveurs de bière, pour la simple et bonne raison que la mer nous avait éloigné du prochain port où nous devions accoster. En contrepartie, selon l'audience que remporterait notre spectacle, Barbe Happapa nous offrirait une seconde louche d'eau salée pour chaque repas.

Il était hors de question d'accepter cette offre ! D'un simple coup d'½il, j'avais bien compris qu'Aurélie était d'accord avec moi. Je me suis levé et je l'ai remis en place cet idiot de pirate !
Tout du moins, c'aurait été ce que j'aurais fait si j'étais plus courageux. Mais une louche supplémentaire d'eau salée, aussi infecte soit-elle, ne se refusait pas ! C'était d'ailleurs tout ce que nous pouvions obtenir d'eux pour le moment, j'en étais conscient. J'acceptais donc en ayant un sourire forcé. Aurélie fit de même, dépitée devant mon découragement. Mais la prochaine fois, pour sûr que je défendrais nos droits Aurélie !


Deux heures pour préparer un spectacle, c'était peu. Trop peu pour trouver des idées. Trop peu pour faire des répétitions. Mais bien assez pour trouver un plan d'évasion et finalement improviser notre spectacle lorsqu'on se trouverait devant ces gros pleins de soupes (non pas d'eau salée). Un plan se mettait en place, et les yeux pétillant d'Aurélie à l'idée de pouvoir retrouver sa liberté me réchauffait le c½ur. Notre plan devait être infaillible. C'était notre seul et dernière chance de pouvoir sortir de cet enfer qui durait depuis bien trop longtemps (c'était notre troisième jour de kidnapping, rendez-vous compte !)

Suite dans le prochain article : Épisode II.


- Francis -

# Posté le vendredi 12 janvier 2007 08:36

Modifié le dimanche 11 janvier 2009 10:23

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